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Histoires ecclésiastiques : l'origine et la pensée.
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Mitra



Inscrit le: 15 Jan 2011
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MessagePosté le: Jeu 4 Aoû - 06:34 (2011)    Sujet du message: Histoires ecclésiastiques : l'origine et la pensée. Répondre en citant

Revue du message précédent :

salut dédale. Est ce que tu es sur que ce n'est pas l'inverse. C'ets a dire que les 3 grandes croix de la comographie antique ont été mise en correspondence aux 3 christ dans un interpretation "kabbaliste" faite a posteriori par les chretiens a partir du recit sur JC ?

Je ne suis pas d'accord sur le rapprochement avec Tammouz (ou d'autre divinité chtoniennes), Je ne trouve pas que jesus soit un personnage cyclique comme ces divinités qui se cache 6 mois de l' année sous terre avant de réapparaitre (pour coincider avce les cycles naturels des saisons) . Il y a certe vie -mort -renaissance mais ça ne s'inscrit pas dans un cycle. Par ailleurs il n ' y a pas descente aux enfers de JC (à verifier) à la difference de ces anciennes divinités ?
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MessagePosté le: Jeu 4 Aoû - 06:34 (2011)    Sujet du message: Publicité

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Ase


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Inscrit le: 21 Jan 2011
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MessagePosté le: Jeu 4 Aoû - 10:43 (2011)    Sujet du message: Histoires ecclésiastiques : l'origine et la pensée. Répondre en citant

Dedale,
 
Citation:




Mais ce qui est réellement judicieux de savoir, c'est si l'on peut étendre ces mêmes correspondances au niveau des définitions - si par exemple la correspondance lettre-mère/codon peut être établie.





Elle ne le peut pas, c'est pourquoi j'avais dit à Mithra que je critique cette approche.


 
Citation:




Selon la doctrine kabbalistique, les 3 lettres-mères (aleph, mem, shin) possèdent une signification cosmographique : elles symbolisent les 3 grands axes : 1) Zénith-Nadir, 2) Nord-Sud, 3) Est-Ouest, qui déterminent tous les mouvements célestes. Intéressant de noter que si Aleph = Zenith et aleph = taureau, cela signifie alors que le système alphabétique provient d'un plus ancien peut être qui se référait à un équinoxe de printemps dans la constellation du taureau, dont on peut faire remonter l'âge à au moins 4500-5000 ans. C'est correct avec l'apparition et le développement de l'écriture.





Très intéressant.
Certains traditions ésotériques parlent aussi de l'ère du Taureau en référence au cycles zodiacaux dont la période élastique varie entre 2130 ans à 2175 ans, une moyenne (non mathématique) conjecturé à 2160 ans (ère précessionelle), chaque ère étant associé à une religion spécifique. Or si l'ère du Poisson est fixé à l'an 1, jusqu'en -2160 c'est l'ère du Bélier, et jusqu'en -4320 c'est l'ère du Taureau.
Peut-on proposer que l'écriture (lettre Aleph) initié l'ère du Taureau (ère Aleph) ? D'ailleurs à l'origine, il me semble me souvenir que le choix de la lettre Aleph était liée à une tête de bœuf/taureau.


 
Citation:




Donc si nous prenons seulement ces 3 lettres, nous revenons à un schéma classique de la cosmologie antique dont le mouvement des corps célestes s'impose en principe premier, dont les 3 lettres-mères sont l'expression





Ces lettres-mères majeures sont donc des expressions des énergies / signatures des corps célestes ?
Rien d'étonnant alors que de tout temps on est dit, et certains continuent de penser que les constructions socialo-politiques des civilisations soient liés aux mouvements des astres. Ce qui suppose l'émergence de notions épistémo-philosophiques comme la destinée, le déterminisme, la liberté. Et que d'un point de vue proto-scientifique ils aient conclu à une fixité des repères (sphère des étoiles fixes).

 
Citation:




Et pourtant on pourrait rajouter une couche de plus dans la correspondance en mentionnant le symbole du Caducée, si souvent comparé à l'ADN, probablement originaire d'une époque ancienne où la cosmogonie faisaient de deux serpents originels les symboles de la création cosmique, de la vie.





Je pense que le Caducée est une illustration symbolique que les forces dans la Nature sont de nature dualistes et complémentaires. Les serpents exprimant à la fois les forces bénéfiques et maléfiques.
Mais également représentation symbolique de la question existentielle de la Vie-Mort (non pas Vie et Mort) que l'on retrouve dans la plupart des Grandes Religions et qui illustre la nécessité de sortir des schémas relationnelles pour dévoiler le Voile. C'est donc un symbole métaphysique par excellence (et non pas matérialiste lié à la biologie cellulaire) qui en fait un symbole unique et quelque peu à part.



 
Citation:




Simplement, il y a dans tout ça une part de réalité véridique, historique, et une part d'histoire religieuse. Et la réalité historique n'est peut être pas du tout semblable à celle de la religion.





Ce qui m'a convaincu qu'il y a très probablement un personnage historique à la base, c'est la reconstitution des textes synoptiques par la source Q. Tout l'aspect mythologie présenté de la vie de Jésus se dissout d'un coup, et le personnage de Jésus apparait simplement comme un simple homme qui à atteint une certaine sagesse, une sagesse authentique.




Citation:




En fait, le Christ se présente sous 3 apparences :
- Il y a le Christ caché.
- Le Christ crucifié.
- Le Christ ressuscité.
Comme toutes les divinités, la nature du Christ se définit selon une tradition - qui fut perpétrée par les kabbalistes chrétiens - et qui tire ses origines d'anciennes cosmogonies, théogonies.
Les 3 "Christ" correspondent aux 3 grandes croix de la cosmographie antique : la croix cardinale, fixe et succédante (dite mutable aujourd'hui en astrologie).
- le Christ ressuscité correspond à la croix cardinale : période de renaissance.
- le Christ crucifié correspond à la croix fixe, pleine saison qui se traduit par une maturation et une mort.
- le Christ caché succédante correspond aux périodes de transformations de la nature.
(en résumé)





Les Jésuites rajoutent d'autres composantes et ont généralisée cette approche du Triformé Corps du Christ. La nécessité s'est imposé lorsque les théologiens se sont rendus compte que réduire le Christ à un ami des humbles, à un ami des pauvres, à un révolté de l'ordre établi était réducteur et absurde. Il fallait conserver la dimension métaphysique du Christ en l'homme, c'est-à-dire qu'il existe un Christ de l'Annonciation, un Christ de l'Incarnation, un Christ de la Nativité, un Christ de la Transfiguration, un Christ de la Passion, un Christ de la Mort, un Christ de la Sépulture, un Christ de la Résurrection, un Christ de l'Ascension, un Christ de l'Effusion et un Christ de la Session (à la droite du Père), tout ceci qu'on baptise par l’appellation Corps Mystique et qui intègre le Mystère Christique.

Rituellement par différentes cérémonies, on rend hommage à ce Corpus Christique par la participation liturgique (Baptême), sacramentelle (Confirmation), mystique (Eucharistie).
Ce Corps annonce, résume et intensifie le Mystère de l'Homme-Dieu par l'Union Hypostasique bijective au Logos (vers le Haut il conduit à la Thérarchie du Père, et vers le Bas il conduit à l'Effusion du Saint Esprit) et fait de ce dogme central de l’ésotérisme chrétien le trait d'union entre l'aspect immanent et transcendant de l'être. Pour cet ésotérisme, le Christ actualise la caritas en l'agape, le don dans l'amour et en fait la voie par excellence.

La Naissance éternelle (Christ caché-Christ crucifié-Christ ressuscité chez les Chrétiens), revendiqué par toutes les sagesses et spiritualités authentiques, est alors inscrit dès la naissance de l'être comme un Corps de Gloire qu'il convient d'éveiller.



Citation:




Le Christ représente d'une certaine manière le condensé de la grande mécanique antique.





Je pense en effet que c'était l'effet voulu : les prophètes ont annoncé la venue du Libérateur/Sauveur.
Ce Sauveur/Rédempteur par sa vie et son sacrifice réunie la totalité des prophètes et ainsi boucle la boucle de la théologie, la rendant auto-organisée et auto-entretenue. C'est la création d'un memeplexe-golemique-théologique.








Mithra,
 
Citation:




Est ce que le Christianime aurait pu exister et se développer sans Jesus Christ au fait ?





Tout dépend de ce que l'on entend par Christianisme.
Le Christianisme de ces 2000 dernières années existe sans Jésus puisqu'il n'est qu'un reliquat du Pagano-Christianisme Paulinien pour qui Jésus était un être strictement métaphysique, abstrait et de nature divine.
Cependant, le rapport Christianisme/Jésus est comme le rapport Arbre/Graine. Sans graine y a-t-il un arbre ? Et sans arbre y a-t-il des fruits (qu'il soit bons ou mauvais) ?


 
Citation:




Mais y a t il trace d'autres messies à cette époque ?





Tout pleins.
Le Judaïsme tout au long de son histoire n'a pas cessé de rechercher, de reconnaitre ou de ne plus reconnaître des messies. La notion messianique fait partie intrinsèquement de l’identifié juive.


Citation:




"Mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ?"
Ça me parait tout a fait illogique comme parole.





En hébreu cela se lit : Éli, Éli, lama sabachthani ?
Et se rapporte en effet au Psaume 22:1-2 et 16-21 dont on dit que celui-ci prophétise la passion de Jésus :
"Mon Dieu ! Mon Dieu ! pourquoi m’as-tu abandonné, te tenant loin de mon salut, — des paroles de mon rugissement ? Mon Dieu ! je crie de jour, mais tu ne réponds point ; et de nuit, et il n’y a point de repos pour moi. Car des chiens m’ont environné, une assemblée de méchants m’a entouré ; ils ont saisi, comme un lion, (et non pas percé, il s'agit d'une faute littérale : l’hébreu "kariy" traduit par "percer" signifie en fait "comme un lion") mes mains et mes pieds ; Je compterais tous mes os. Ils me contemplent, ils me regardent ; Ils partagent entre eux mes vêtements, et sur ma robe ils jettent le sort. Et toi, Éternel ! ne te tiens pas loin ; ma Force ! hâte-toi de me secourir. Délivre mon âme de l’épée, mon unique de la patte du chien. Sauve-moi de la gueule du lion."

Ce psaume passe pour avoir été écrit par David, qui se plaignait à Dieu des tribulations qu'il avait du endurer avant de devenir roi. Il n'y a donc aucune raison de l'appliquer à Jésus, de plus Jésus n'a jamais été attaqué par des chiens et des lions.


 
Citation:




Pour essayer de comprendre le recit de l' histoire de Jesus christ , il y a a mon sens plusieurs critères du I er siècle apres JC à prendre en compte :
- la definition du messie - comme l' afait Ase , eton s'apperoit donc qu'il ya différentes figures de Messie diffcielement conciliables à cette epoque
- le scenario qui verra l' emergence du messie , etlà 3 scenari aurait été redigé à cette epoque :






Il ne faut pas oublier qu'à cette époque du Christianisme primitif il y avait plusieurs groupes de sectes apocalyptiques messianiques et gnostiques qui ont énormément contribué à influencer l'aspect de cette théologie messianique. L'idée du Messie ressuscité provient certainement d'eux.


 
Citation:




Je ne trouve pas que jésus soit un personnage cyclique comme ces divinités qui se cache 6 mois de l' année sous terre avant de réapparaitre (pour coïncider avec les cycles naturels des saisons).





Le mythe d'un Jésus solaire est cyclique. Certains s'étaient amusés à recenser les périodes de la vie de ce héros mythologique avec les cycles naturels saisonniers.


 
Citation:




Par ailleurs il n ' y a pas descente aux enfers de JC (à vérifier) à la différence de ces anciennes divinités ?





S'il y en a un : son sacrifice ritualisé, sa descente aux Enfers.
Tout le plan de la Rédemption (largement explicité par les commentaires Jésuites) ne prend son sens que par l'intermédiaire de ce sacrifice.
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Mitra
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MessagePosté le: Jeu 4 Aoû - 18:29 (2011)    Sujet du message: Histoires ecclésiastiques : l'origine et la pensée. Répondre en citant

Idea une petite respiration video sur le sujet

L' AN ZERO DU CHRISTIANISME / Doc Video ARTE
qui donne plusieurs points de vue sur les origines du christianisme

suivre le lien ICI
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Lilith


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MessagePosté le: Mar 23 Aoû - 20:38 (2011)    Sujet du message: Histoires ecclésiastiques : l'origine et la pensée. Répondre en citant

Concernant l'existence de Jésus je pense qu'elle a eu lieu. Qu'elle ai été fantasmé jusqu'à donner un Christ, c'est une autre chose. 
J'ai lu il y a peu un livre de Françoise Gange intitulé Jésus de la Gnose ou Jésus et les Femmes, ou la philosophe tend à prouver, à partir de texte gnostique (les évangiles de Nag Hammadi entre autres) et chrétien, que Jésus était en réalité plus proche du rebelle que du Messie. En effet, d'après elle, il dénonçait davantage les inégalités et l'aspect implacable des lois Juives de son époque qu'il ne prêchait les voies de Dieu. Elle en fait un portrait plus proche d'un penseur spirituel aux paroles sibyllines qu'un gourou d'une secte juives. Il prônait aussi l'égalité sociale, l'égalité hommes/ femme etc.

De plus, elle le décrit non pas comme un fil de Dieu mais comme le fils de la Déesse Mère. (La colombe, l'Esprit sain et le poisson étant le féminin sacré réintroduit). Elle se base notamment sur le lieu de naissance de Jésus, Nazareth, qu'elle défini comme une terre "païenne" ou existait encore les croyances du féminin divin. (à prouver)
Personnellement, après quelques autres lectures, je recoupe davantage les préceptes de Jésus selon les gnostiques comme se rapprochant des principes de Zarathoustra. A savoir s'il fut inspiré par quelques zoroastriens je ne m'y risquerais pas.
Je détaillerais davantage à l'occasion.
Je n'ai pas eu encore le temps de visionner le lien vidéo. Je le ferais aussi vite qu'il m'est possible.
Cordialement
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dedale


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MessagePosté le: Mer 24 Aoû - 08:01 (2011)    Sujet du message: Histoires ecclésiastiques : l'origine et la pensée. Répondre en citant

S'il s'agit d'admettre l'existence d'un Jésus en tant qu'homme, il n'y a pas de problème, même s'il n'y a pas de preuve historique significative. Ce n'est pas une injustice que de douter : certains doutent de l'existence de Socrate puisque nous n'avons de lui que quelques fragments de textes et des citations d'autres philosophes, mais pas de tombeau. 


Le problème est qu'avec la philosophie religieuse, Jésus est devenu une divinité, qui a fait des miracles, dont l'histoire tient d'un mythe. Et forcément, les informations religieuses - la légende du dieu Jésus - a rendu les recherches historiques très difficiles. Le véritable caractère de Jésus, historique et humain, a été submergé, supplanté, par celui du mythe. 


En réalité, ceux qui cherche une preuve, ou du moins des éléments historiques, de l'existence de Jésus, ne savent pas vraiment quoi chercher. Il y a de nombreux éléments contradictoires, douteux, tel le linceul par exemple qui nous ramène à des modèles purement mythologique, comme la fabrication pure et simple de preuves miraculeuses.


La question reste entière. Cependant, on en revient toujours à la même problématique :
- Pourquoi chercherait-on particulièrement un Jésus? Réponse : en raison d'informations issues de textes bibliques. C'est comme si l'on cherchait un Bouddha, un Viracocha, une Sémiramis de Babylone, une Salambô ou une Calypso, un Ilus de Troie, un Nemrod, un Héraklès, un Meroweg... Ce ne sont pas à proprement dit des personnages historiques mais des personnages symboliques, fondateurs des cultes, de l'origine légendaire de certaines dynasties. S'ils ont existé en tant qu'être humain, ils ont été porté aux nues, divinisés, le caractère authentique s'est fusionné avec le caractère symbolique.


S'ils étaient restés simplement humains, personne ne s'occuperait aujourd'hui d'en rechercher des traces.






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Mitra
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MessagePosté le: Mer 24 Aoû - 15:01 (2011)    Sujet du message: Histoires ecclésiastiques : l'origine et la pensée. Répondre en citant

c'ets le même probleme que pour Osiris et Horus. Quand le mythe devient fondateur d'une civilisation et/ou d'une religion il dépasse largement l' historicité des personnages ou des actes.
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dedale


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MessagePosté le: Jeu 25 Aoû - 06:45 (2011)    Sujet du message: Histoires ecclésiastiques : l'origine et la pensée. Répondre en citant

Citation:
c'ets le même probleme que pour Osiris et Horus. Quand le mythe devient fondateur d'une civilisation et/ou d'une religion il dépasse largement l' historicité des personnages ou des actes.


Un mythe possède sa propre historicité. Il ne traduit pas simplement des faits, mais un modèle socio-culturel. C'est à dire que pour étudier un mythe, on ne fonctionne pas avec des preuves historiques mais plutôt avec une connaissance anthropologique des cultes, des symboles, ds ingrédients ethno-culturels, fondateurs d'une culture. On rentre dans la psychosociologie d'une civilisation, d'un peuple.

Cela va au-delà du cadre historique. Les faits historiques ne s'interprètent pas, on ne peut pas leur donner différentes explications. Il n'y a pas 36 raisons qui font qu'un homme est pharaon, qu'il se fait édifier une pyramide non loin du Sphinx, non loin du Nil, dans un grand lieu de culte.


Tandis qu'un mythe, c'est de l'interprétation et si on tente de l'expliquer, c'est avec une pertinence réaliste qui tient compte de certains profils sémiologiques, propres aux anciennes civilisations. C'est un peu comme l'ancienne cryptologie, cela marche avec une bonne dose de logique intuitionnelle.

Les divinités, dans leur réalité première, ne sont que très rarement des humains. Les humains, tels que les pharaons, ou certains grands prêtres, sont des avatars, des incarnations, des représentants de l'ordre divin. Par exemple, la déesse Astarté fut vraisemblablement représentée par toute une filiation de grandes prêtresses qui en étaient ses représentantes. Donc il y a eu nombre de "Vénus". Et c'est pour cela que nombre de rois, héros légendaires, on eu une descendance avec la déesse, déesse qui était incarnée par une grande-prêtresse.

Au yeux de l'institution théocratique, la personne qui avait pour mission d'incarner la divinité, était la divinité elle-même : Sa présence assurait la protection de la nation, sa fertilité, sa richesse et sa puissance. Bien sûr, cette puissance était en partie matérielle, démontrée par les prouesses architecturales, son ingienerie et son commerce, mais sa stabilité, son rayonnement dépendait principalement de l'intelligence socio-culturelle, ses écoles et ses enseignements.

Une divinité qui appartenait à une civilisation qui avait inventé l'écriture, l'astronomie, la géométrie, les sciences et les arts, était une divinité qui aimaient ses enfants, et leur révélaient les grands mystères. Comme le fait observer Eusèbe : Les dieux des phéniciens sont des astres, ainsi que leurs propres inventeurs.

La divinité est un mode rituel : cela peut être la traduction de forces naturelles que l'on symbolise et personnifie, mais aussi un titre donné aux personnages fameux qui ont régné, apporté des inventions, et que l'on immortalise. Ce rite existe toujours : on immortalise un un Mickael Jackson ou une autre personne, un grand poète ou homme politique, par exemple.

Chez les anciens existaient les mêmes processus, sauf qu'en plus, si on pouvait devenir immortel, on pouvait également s'incarner en tant que divinité.

Maintenant, pour Osiris, il faut étudier ça en détail. le mythe d'Osiris semble appuyer dans le sens où ce dieu fut personnifié en tant que pharaon ayant régné sur l'Egypte. Ou alors c'est un pharaon qui a été divinisé, mais si c'est le cas, c'est dans le modèle d'un culte originel à la grande-déesse, puisque dans le mythe, Isis joue un rôle prépondérant
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indo-euro


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MessagePosté le: Ven 7 Oct - 00:33 (2011)    Sujet du message: Histoires ecclésiastiques : l'origine et la pensée. Répondre en citant

D'ou l'imposture du monothéisme.
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dedale


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MessagePosté le: Dim 9 Oct - 00:13 (2011)    Sujet du message: Histoires ecclésiastiques : l'origine et la pensée. Répondre en citant

Salut,


 
Citation:
D'ou l'imposture du monothéisme.


Oui, il y a une certaine imposture du monothéisme. D'ailleurs, les monothéistes croient en un système qui reste polythéiste dans son architecture. Le dieu unique n'a jamais été majoritaire : c'est une croyance imposée, en force. La question s'est posée très tôt et est peut être à la base du polythéisme : comment peut-on penser que dieu est unique puisque tous les peuples ont un dieu, ou des grands dieux, tous aussi respectables les uns que les autres? Tous les peuples ont leur dieu suprême suivi d'une hiérarchie de dieux secondaires assimilables à des anges.

Chez les chrétiens par exemple, le grand dieu suprême est Dieu, c'est à dire Jéhovah, YAHWEH, si l'on s'en réfère aux anciens. Donc quand le culte par de Jésus comme le seigneur, ou voue un culte à Marie, c'est du polythéisme, ou du moins une forme de polythéisme.

La notion de polythéisme ou de monothéisme ne s'applique qu'à la politique : Quand on est monothéiste, on considère que seul son propre culte est le bon. Quand on est polythéiste on considère que tous les cultes se valent, que les dieux peuvent revêtir des aspects et des noms différents. C'est précisément pour cela que les anciens peuples polythéistes admettaient sans trop de problème qu'une divinité étrangère puisse venir s'installer dans leur panthéon, ex : Mithra chez les romains, ou la Déméter (Isis) des égyptiens de l'époque alexandrine, ou encore le fameux Hermès Trismégiste (Thot), ou l'Astarté qui fut adoptée par tous les peuples de l'Asie Mineure.

Le polythéisme est donc plus ouvert, plus multiculturel, que le monothéisme. Ca me semble évident.
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Mitra
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MessagePosté le: Sam 15 Oct - 22:36 (2011)    Sujet du message: Histoires ecclésiastiques : l'origine et la pensée. Répondre en citant

Dans le science et Vie Juillet / aout Hors serie - "Nouvelles decouvertes en méditerranée" il y a pas mal d'articles intéressant rejoignant la thematique d enotre forum ( Auriganciens, les megalithes , l'histoire de speuples de la mer, l' histoire des detroits - dont bosphore , etc...) et des recherches en cours. et un article concernant " l'enfance des dieux" qui fait le point sur les puissances qu'ils incarnent et nous donne quelques indices sur leurs origines.

En fait chercher l' origine géographique d'un dieu , d'enventuelle historicité est une erreur, parce que de toute façon les dieux ne sont pas attachés à une ethnie, une nation , ils voyagent entre les peuples , s'intègrent , se syncrthise, se condondent au fil du temps, mais leur nature propre (les forces qu'ils representent) reste commune à toute l' humanité.
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dedale


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MessagePosté le: Lun 17 Oct - 02:49 (2011)    Sujet du message: Histoires ecclésiastiques : l'origine et la pensée. Répondre en citant

Citation:
En fait chercher l' origine géographique d'un dieu , d'enventuelle historicité est une erreur, parce que de toute façon les dieux ne sont pas attachés à une ethnie, une nation , ils voyagent entre les peuples , s'intègrent , se syncrthise, se condondent au fil du temps, mais leur nature propre (les forces qu'ils representent) reste commune à toute l' humanité.


C'est assez complexe parce que, si on considère qu'un dieu = une croyance, ou un ensemble de croyances. Ceux qui adoptent cette croyance ne sont pas forcément un peuple, au sens ethnique ou géographique du terme. Des croyants, cela peut être une minorité au sein d'un peuple ou de divers peuples, une majorité, ou plusieurs peuples de plusieurs nationalités qui ont adopté tel ou tel système de croyance en rapport avec un dieu.

Par exemple, si on prend Allah des Musulmans, nous avons bien sûr les arabes, mais aussi les peuples sémites et maghrébains, et divers autres peuples, typiquement africains et certains d'orient (philippines, etc). Cela n'exclue pas qu'Allah, en tant que divinité propre, possède une origine ethnique et géographique relativement précise, mais on perd forcément les traces en raison de son ancienneté

Le problème est que les grandes divinités qui sont devenues des symboles quasiment institutionnalisés sont très anciennes. leur origine remonte au néolithique, du moins à des époques très reculées, bien antérieures aux civilisations. Un dieu de l'orage par exemple, c'est quelque chose de très ancien : Qui peut dire à quand remonte ce genre de notions? Des peuplades humaines très primitives, vivant encore de nos jours, de chasse et de cueillette, certainement comparables dans leurs moeurs à celles qui existaient à l'aube de l'humanité, vénèrent ce genre de divinité naturelle et élémentaire.

Quand c'est une peuplade actuelle, nous pouvons étudier : les traces et sources de très anciennes croyances sont encore là, vivaces. le fil n'a pas été rompu. Au début de la civilisation, les peuples ont commencé à ériger des autels en dur, en pierre et certaines de ces constructions sont encore présentes. Dans un passé lointain, certaines grottes ont prob. servi de lieu de rituel. Certaines de ces grottes sont présentes. On y pratiquait vraisemblablement des cultes rupestres, fluviaux, forestiers. Et le sorcier s'en référait certainement à l'esprit d'un ancien grand chasseur, ou peut être d'une mère-divine créatrice du royaume de la forêt et des êtres vivants. C'est une question de traces. Mais il y a + de 20 000 ans, on figurait déjà des êtres humains possédant des attributs d'animaux : Donc, à quand remonte le modèle égyptien avec ses divinités hybrides? Réponse : à la nuit des temps, à l'aube de l'humanité. C'est là que se trouve l'origine, non pas forcément ethnique, géographique, mais anthropologique, d'un peuple qui est parti avec sa culture, par exemple, du Sahara, pour atterrir en Asie centrale.

Et la difficulté réside dans le fait que, si une divinité n'a pas laissé de trace claire, lisible aujourd'hui encore, cela ne signifie pas qu'elle n'a pas d'origine précise. Logiquement, une divinité a une histoire. Elle fait office d'emblème, elle appartient au totem d'une tribu ou d'un peuple. Une divinité est un objet culturel qui est fondé par l'histoire de l'être humain : Si tu trouves l'humain, tu trouves la divinité. Il est plus facile, peut être, de suivre les migrations humaines, et de localiser les divinités selon les lieux qu'elles ont investi. Il faut voir, si en inversant le problème, l'hypothèse d'une absence d'origine, se confirme.

Cependant, beaucoup de peuples nomades, ou disparu, n'ont pas laissé de trace nette. Au sein des chamboulements, des hommes et des dieux apparaissent et disparaissent. Certains laissent des traces, parfois seulement dans la mémoire des peuples, mais d'autres ne laissent rien, ou du moins, juste de quoi supposer. On peut espérer que les dieux qui ont continué d'exister etr de dominer appartenaient à des peuples survivants.

En théorie tout ce qui est humain possède une origine. Mais encore faut-il que nous puissions remonter à la source. Car si nous sommes aidé par l'écriture et l'apparition des civilisations, qui laissent des vestiges lisibles, ce n'est que quelques milliers d'années face à des dizaines de milliers d'années essuyées par le temps.
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