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La Tradition Archaique : la Kabbale
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Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Histoire Secrète Index du Forum -> Histoires alternatives -> Astronomies - Cosmologies - Magies et Religions anciennes
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alamata


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MessagePosté le: Lun 8 Aoû - 13:05 (2011)    Sujet du message: La Tradition Archaique : la Kabbale Répondre en citant

La Kabbale est le terme traditionnellement admis pour désigner les doctrines ésotériques du judaïsme et la mystique juive.

Nous parlons ici d’une doctrine qui avant de s’appeler Kabbale était connue sous le

nom de HeN,

abréviation de Hokmah NistaraH, connaissance, sagesse cachée,

 car c’est bien de cela qu’il s’agit, d’une Sagesse

qui a été dissimulée, cachée, dans le sens d’occulta
mais il s’agit également de la « sagesse du caché », dans le sens d’occulati
mais il s’agit également de la sagesse revoilée, dans le sens d’occultans

mais revenons de ce pas a notre première «approche »…

La kabbale est une doctrine ésotérique ou les éléments mystiques et ésotériques coexistent de façon très complexe…

la Kabbale relève de la mystique


La Kabbale relève de la mystique, dans la mesure où elle recherche une perception du cosmos dont les éléments intrinsèques ne relèvent pas du champ intellectuel…

le mystique est un méta-physicien dans toute l'acception du mot cependant il doit faire table rase de la matérialité et de tout ce qui implique une prépondérance de la mesure, du calcul de la raison;… son esprit doit tendre surtout à saisir l'être dans toute sa spontanéité et toute la plénitude de son effort doit donc consister à se placer à l'antipode de son moi extérieur, de la contrainte de la raison et écouter le murmure profond de son moi intérieur et de l'âme ; sinon s'il adoptait les principes de la logique pure dans toute leur rigueur, il lui serait impossible de franchir le seuil du monde…
 
Il est à remarquer que son accès à la réalité supérieure n'implique pas le divorce avec son existence terre-à-terre sinon persistant dans son inconscience, dans un rêve longuement prolongé, perdant tout à fait la notion de notre monde son état serait alors pathologique…

Le grand mystique conjugue précisément le monde suprasensible avec le monde sensible

Nous pouvons concevoir ainsi que l'objet propre du mysticisme est un état d'âme individuelle,  caractérisé par une représentation très spéciale qui résulte peu à peu d'une inquiétude ou d'une concentration spirituelle très intense de la vie intérieure…

La Kabbale est mystique en tant qu’elle puise ses racines justement dans la multiplicité de forme de ce type d’interrogations existentielles, c’est en réponse à ce type de questions que nait la Kabbale dans le « cœur »de l’homme

la Kabbale relève de l'ésotérisme

L’adjectif ésotérique (esoterikos) parait pour la première fois chez Lucien de Samosate vers 166 (sectes à l’encan, 23) avec une acception liée a Aristote…en opposition avec l’adjectif crée par Aristote vers 348 av JC (politique, VII 1323a22) dans le « discours exotérique » (exoterikoi logoi)

Le sens « ésotérique « d’ésotérique se fait jour chez Clément d’Alexandrie en 208 environ (stromates v9 paragraphe 58,8)

Le substantif ésotérique désignant le disciple avancé de Pythagore se rencontre d’abord chez le pseudo-Hippolyte de Rome (réfutation de toutes les hérésies)(1, 14) vers 230…

L’ésotérisme qui peut être mis en relation avec l'exotérisme entend que ce qui est  à l'intérieur et ce qui est à l'extérieur, ce qui est montré et ce qui est voilé

la kabbale est ésotérique en tant qu'elle n’est transmise qu’à un petit nombre  d'initiés…


il existe différents langages, différentes langues utilisées dans la kabbale


•    La langue de la kabbale, qui utilise des termes proprement kabbalistiques, avec nous le verrons des nombres, des mondes, des sephiroth…(concernant le livre  sepher yetzirah)

•    Le langage des branches, qui utilise les termes du langage perceptif…, du langage puisant sa racine dans nos différentes perceptions de ce que nous percevons de ce qui nous entoure, qui pour nous reste inconnaissable, en effet, nous n’avons accès qu’a ce que nous percevons,…pour exprimer les mondes supérieurs les termes de ce monde sont  utilisés afin de nommer les choses du monde supérieur  ce qui est rendu possible par le fait qu’il existent un ensemble de causes et de conséquence, de lois intervenant entre les monde du ressenti supérieur et le monde perceptif, dans lequel nous évoluons (concernant la langue utilisée pour la rédaction de la torah)

•    La langue de la haggadah, la langue des légendes, s’exprimant au moyen d’images imaginaires, en utilisant un langage poétique (concernant le midrasch…)


Il est a remarque que pour toute discipline nous devons « constituer » un langage commun afin de se comprendre,  toutes discipline se trouve dans ce cas de figure, mais  il est a noter que la Kabbale ne traite que des mondes voilés, dissimulés, qui échappent a nos perceptions habituelles, notre monde scientifique étudiant le perceptif quantifiable et qualifiable a l’aide de nos perceptions de par nature également limitées ainsi que des nos outils scientifique qui le sont tout autant.

Etymologie


Kabbalah, terme hébreux que l’on traduit généralement par « Tradition »
en hébreu, ce mot provient des racines suivantes
 
Qab
Qui évoque l’idée d’un puits profond, d’une excavation, d’un contenant.

Bal
Qui évoque l’abondance, l’extension, la spiritualité

Qab+Bal exprimerait donc
« le contenant de l’abondante spiritualité »

Il convient cependant de s’attarder sur les mots de famille sémantique proches de kabbalah, composer des mêmes racines

Le mot Qibel, qui est le verbe Recevoir.

L'adverbe Qabel, que l'on traduit par «En face de . . .».

Le nom Qobel, utilisé dans la Bible pour désigner le «Bélier», dont on se servait pour abattre les portes des forteresses


Il est à noter que Qabbalah se traduit par réception, accueil

De ceci nous pouvons dire de la Kabbalah que,

la kabbale évoque l’idée de recevoir (qibel), celle d’accueil (qabbalah) ainsi que celle de contenir (qab),

c’est le fait de recevoir et contenir le flux spirituel, énergétique et vibratoire « divin »,
elle permet d’ouvrir les portes des mondes supérieurs (avec qobel)


on parle ici d'une tradition initiale reçue oralement;

celui qui reçoit ou littéralement celui qui est reçu, le meqoubal est cabaliste

Tentative de définition:


                             La Kabbale


Une Tradition occulte originellement orale 
Dite 
Sagesse mystique et ésotérique hébraïque 
Dont 
Les racines ontologiques indiquant l’idée et l’acte d’accueillir 
Aussi bien que de contenir 
Permettant l’accès aux mondes supérieurs 
Autrement dit échappant 
aux mesures  des outils scientifiques, 
ainsi qu’a nos perceptions habituelles 
en soient limités 
Par le fait de recevoir et contenir le flux spirituel, énergétique et vibratoire « divin » 
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MessagePosté le: Lun 8 Aoû - 13:05 (2011)    Sujet du message: Publicité

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Mitra
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MessagePosté le: Lun 8 Aoû - 13:49 (2011)    Sujet du message: La Tradition Archaique : la Kabbale Répondre en citant

Merci pour ta présentation de la Kabbale .
Je commence à decouvrir ces etudes avec intérêts.

Je n'ai pas bien compris la différence concrete entre esoterisme et exoterisme. est ce qu'il ya uarit un exemple
sur l'etude d'un mot ou autre chose Question

La kabbale decoule d'une tradition orale , mais comme ça en néophite , j'ai l'impression que ses études se concentrent sur l'ecrit , la decomposition des mots , des lettres, des valeurs numerales de ces lettres , des formes des symboles , pour retrouver un sens voilé qu'aurait voulu donné les auteurs aux textes sacrés (hebreux en l' occurence) Question

J'ai encore du mal à apprehender ce mouvement.
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alamata


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MessagePosté le: Lun 8 Aoû - 14:24 (2011)    Sujet du message: La Tradition Archaique : la Kabbale Répondre en citant

Salut,...

pour ce qui est de l'éso-térisme

dans ce contexte 

il s'agit de ce qui est caché au vulgum pecus,...
il est a mettre en relation avec occulte dans les sens ci-dessous

qui a été dissimulée, cachée, dans le sens d’occulta
mais il s’agit également de la « sagesse du caché », dans le sens d’occulati
mais il s’agit également de la sagesse revoilée, dans le sens d’occultans

il se rapproche de ton commentaire sur ""La Magie, une science cachée""

pour les reste  a suivre ce soir,... je dois m'absenter,... Wink
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alamata


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MessagePosté le: Lun 8 Aoû - 16:45 (2011)    Sujet du message: La Tradition Archaique : la Kabbale Répondre en citant

..de retour plutôt que prevus,... Wink



 
Citation:
La kabbale decoule d'une tradition orale , mais comme ça en néophite , j'ai l'impression que ses études se concentrent sur l'ecrit , la decomposition des mots , des lettres, des valeurs numerales de ces lettres , des formes des symboles , pour retrouver un sens voilé qu'aurait voulu donné les auteurs aux textes sacrés
remarque pertinente,... Wink

Effectivement, la kabbale est transmise oralement mais découle d'une Tradition Archaique dont les racines plongent encore plus profondément dans notre passé, bien avant ce que l'on nomme l'histoire,...ou bien avant l'écriture,...

je ne parle ici que de la partie de la  Tradition Archaique qui concerne la kabbale,...

pour répondre a ta question sur les ecrits en Kabbale ,...

cela demande une petite contextualisation,...

En effet, parmi les docteurs d'Israël naissent quelques hautes et belles intelligences ; de leur spéculation méta-physique naîtra d'abord la Mishna interprétations complémentaires des cinq livres du pentateuque où Torah , interprétation poursuivie en ses moindres détails.


L’enseignement en sera donné par les tannaïm ou docteurs de la loi, enseignants

Puis de même que la Torah avait été commentée et éclaircie, la Mishna a à son tour est commentée, éclaircie au sein des écoles mystiques.
Les successeurs des tannaïm sont dénommés les amoraim ou commentateurs

la conclusion de leurs discussions séculaires est dénommée  Gemarah , complément  ( sous-entendu de la Mishna)

une compilation plus vaste réunissant les décisions des amoraim et des tannaïm est alors établi on leur donnera le nom du Talmud mot hébreu signifiant rituel.

il existe deux recueil Talmudique celui de Jérusalem  qui se termine au Ve siècle de notre ère et celui de Babylone achevé au début du VIe siècle
le premier donne la gemarah  palestinienne et le second la gemarah  babyloniens c'est ce dernier qui est de nos jours encore la véritable expression Talmudique.
la Haggadah (légende) du Talmud donne donc naissance à une véritable gnose judaïque sous l'impulsion de la fièvre mystique des docteurs de la loi.

Cette gnose reposera sur un commentaire ésotérique des récits bibliques et ce commentaire lui-même aura pour base de départ une tradition orale

L’ancienne tradition mystique d'Israël possédait donc trois littératures

les livres de la loi
les livres des prophètes

ces deux livres formant l'Ancien Testament

le Talmud ou collection de savants commentaires sur ces textes

la Kabbale qui en est l'interprétation mystique

de ces trois littératures, les anciens rabbis disaient que

la première est le corps de la tradition

la seconde, son âme traditionnelle

la troisième, son esprit immortel

Les ignorants peuvent lire la première
Les savants étudié la seconde
Mais le sage médite la troisième

Les docteurs d'Israêl utilisaient le terme PaRDesS (paradis)

pour désigner les quatre manières de commenter la doctrine.

Le mot PaRDesS est formé par quatre lettres qui, d'après le Talmud,
désignent ces méthodes :

-P- = Peschat, (simple) ; interprétation basée sur le raisonnement
élémentaire.

-R- = Reniez, (allusion) ; interprétation des multiples sens de chacune
des phrases, des lettres, des points et des signes .

-D- = Derasch, (exposition) , interprétation, et commentaire renfermant
toutes les possibilités d'interprétation de la Torah .

-S- = Sod, (mystère) ; interprétation ésotérique et initiation à la
Sagesse supérieure.
Le Sod est le niveau le plus délicat, par ses conceptions de la divinité

....
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alamata


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MessagePosté le: Lun 8 Aoû - 17:12 (2011)    Sujet du message: La Tradition Archaique : la Kabbale Répondre en citant

...j'en viens a te répondre... Embarassed

...

Le dire et la Parole sont à la source de la Kabbale

 remontons jusqu'à l'origine du davar, du dire…


l'homme moderne, considère généralement l'onomatopée et la métaphore comme les deux sources principales du langage en effet il paraît évident que les premiers signes de la plupart d'origine naturelle soient des cris, des réflexes consécutifs à des sensations vives…
ensuite, il accepte la dénomination de la lettre et de la chose par le choix d'une qualité permanente éminemment caractéristique de cet être et de cette chose
l'homme moderne sent bien compte que la valeur étymologique et logique du mot est particulièrement faible. L'adjectif choisi et substantivé n’est jamais qu'une approximation


Le premier mot aura surgi dangereusement en libérant l'énergie de l'inaudible et peut-être que les modulations de la voix du premier homme animent encore l'infini ; en effet l'univers de la parole se situe bien au-delà des systèmes d'abstraction dénominatives.
Le mot a d'abord été beaucoup plus qu'un mot et les langages profanes ne donnent aucune idée de ce qu'ont pu être et valoir les premières manifestations de langage pour les hommes qui s'en nourrissaient

On en vient ici a la Science des Lettres
qui utilise plusieurs procédés tels que
 
l’étymologie occulte,
la polysémie occulte,
la substitution,
l’accrophonie,
le symbolisme,
l’isopséphie, c'est-à-dire le remplacement d’un mot par un nombre
 

La science des nombres...

..est d’invention mésopotamienne, les savants remplacent les noms des dieux par des nombres, dès l’époque paléo babylonienne vers le II millénaire av JC
Le système fonctionne par hiérarchie et symbolisme

Anou devient 60 ou 3600 symbole de l’unité du tout
Nanna équivaut a trente, chiffre de la lune

Nonbre de mardrouk 10
Nombre Ea père de Mardouk 40

Quand la science des nombres rencontre la science des lettres
Alors chaque syllabe prend une valeur numérique,
le nom devient chiffre

Ce sont les mots qui composent les langues, les textes

...hors ce sont les textes sacrés hébraïques dont s'occupe la Kabbale qui ne sont pas seulement fondés sur la science des lettres, du mot mais également sur la science du nombre…

Si on admet que l'histoire commence à Sumer force est de constater que l'écriture cunéiforme n'offre aucun point de comparaison avec écritures hébraïques le sumérien comporte 300 signes libres, n'en possède que 22 ; les dessins linéaires en forme de coin et de clous sont en fait des mots à lettre qui signifient les choses ou les sons  qui expriment ses choses quant à l'hébreu ancien c'est un langage à nombre qui  traduit la réalité ontologique

L’hébreu répond un climat mental particulier que peu d'occidentaux soupçonnent, le philosophe et singulièrement le métaphysicien ne trouvent pas dans cette langue de termes correspondant à son jargon familier, en effet la chose en soi, le mot matière sont tout simplement inintelligibles en hébreu le mot néant n'existe pas, l'auxiliaire être n'est pas utilisée
il n'y a pas non plus de verbe avoir et la liste des adjectifs et courte comparatifs et superlatifs s'effacent
la règle du génitif latin est inversée si l'on veut traduire une parole de roi le mot parole Davar se décline et devient devar, le roi mellekh demeure invariable

force est de constater que cette structure mentale est diamétralement opposée à celle des Européens pour l'hébreu et ce n'est pas la personne qui est variable mais la parole

les mots hébraïques sont composés de trois consonnes racines qu'il faut détacher des préfixes et des suffixes lorsque ceux-ci y sont accolés, de toute manière, il convient d'observer que l'ordre de trois consonnes importe peu pour signifier, ainsi des mots diamétralement visiblement opposés mais possédant le même radicale sont dans un rapport qui devient immédiatement évident, il va de soi que la Kabbale utilise largement cette identité de structure…

il faut encore signaler que les consonnes hébraïques offrent la particularité d'avoir une valeur numérique et de ce fait des mots de consonnes différentes mais de valeur correspondante possèdent également un radical ontologique identique

L’alphabet hébraïque possède trois approches essentielles, en effet, les cabalistes travaillent à la fois sur la forme, la signification et la valeur numérique …

la Kabbale va encore plus loin et pousse encore en avant l'analyse au-delà de la forme et du sens des lettre de l'alphabet, la Kabbale s'intéresse à leur dynamique et à leur combinatoire,
En effet l'énergie que l'homme reçoit prend forme en lui et risque de devenir prisonnière si elle ne poursuit par son voyage dans ce cas il se produit comme un nœud d'énergie qui bloque le flux du courant cosmique et l'homme ne se sent plus habité, traversé par la lumière il faut donc dénouer les nœuds énergétiques, le dénouements des nœuds du langage par une technique très important de combinatoire de lettre est appelé le tserouf

le tserouf ou combinaison est appelée dans certains textes « oeuvre du char céleste » ou « maasse merkavah »

rappelons qu'en hébreu les nombreux sont représentés par des lettres de l'alphabet, chaque mot ayant des valeurs numériques dérivées de la somme des chiffres et des nombres représentés pour chaque lettre prise séparément.

l'alphabet hébraïque ne peut donc être en aucune manière comparée aux alphabets des langues profanes,

il est composé de 22 lettres consonnes dont 
trois mère
sept redoublées et
douze simples lettres

les trois lettres mères représentent à la fois le premier principe de l'univers le principe androgyne,
ce sont  l'aleph et les deux principes qui résultent de son cas de séparation des sexes ; shin actif , male ; mem passive féminin

les sept lettres doubles
représentent les sept lois doubles qui régissent l'univers, se sont également les 7causes secondes de l'univers à chacune de ces lettres correspond une planète traditionnelle

les 12 de lettre simples représentent les douze phases nécessaires à chaque étape de l'évolution elles sont affectées en ce sens à un signe du zodiaque

la racine d'un mot hébraïque est formée en général de trois lettres,

l'analyse combinatoire consiste à découvrir et mettre au jour toutes les combinaisons possibles

elles sont au nombre de n!
Ainsi un mot de toilette comportera 3*2*1 soit six combinaisons

tserouf consiste à déployer ses combinaisons et en en découvrir la logique interne et externe
logique interne signifie une articulation d'une certaine logique sémantique entre les différentes combinaisons
la logique externe elle implique une recherche d'articulation avec d'autres mots et d'autres horizons conceptuels qui se rapportent au sens découvert par la nouvelle combinaison

un mot a toujours
un sens premier et qui lui est conféré par la loi de successivités et de ses lettres, cette loi nommée en hébreu rétsef
la deuxième phase de la combinaison est donnée par la permutation dans le mot de la troisième et de la deuxième lettre
retsef devient refest et rafast mais ce mot ne veut rien dire il s'agit d'une asymptote ontologique,
élément fondamental dans la logique de production du sens par le processus combinatoire qui impose dans le déroulement de possibilité sémantique un silence pour continuer à découvrir...
il faut commencer par oublier pour apprendre…

voici donc,

« retsef » successivité
« rafats » degré «0 de sens
« patsar » supplication
« parats »  faire échos
« tserouf »  une combinaison
« Tsipor » l'oiseau

de ceci nous pouvons tirer

« qu'après le retsef et rafats, la vie dynamique interne au mot supplie le mot de pouvoir dire autre chose ; cette supplication se dit en hébreu patsar le sens fait alors une brèche sur le stade du parats le mot est mûr pour une nouvelle combinaison ou tserouf le sens est libéré et s'envole celle de tsipor c'est-à-dire l'oiseau »



tserouf est un moyen et une méthode et non pas l'essentiel du travail mystique en effet loin d'être une jonglerie de lettre et de chiffre ainsi que de mot il est donc une technique progressive permettant de se libérer.

la technique d'association d'idées appelées science du dilloug sout ou kittsav permettra de passer par bonds successifs d'une sphère de pense à une autre élargie, élargissant à chaque fois son champ de conscience

dilloug et tserouf ouvre la voie de la vision extatique contrôlée…

la Kabbale littérale se divise en trois parties gematriah, notarrikon, temura

gematriah relatifs aux valeurs numériques des lettres
Elle réside dans le fait de remplacer chaque lettre d'un mot par sa valeur numérique et de considérer que les mots ayant des valeurs numériques identiques ont un sens ou un aspect commun

Une opération d'addition peut se réaliser entre les nombres composants la valeur numérique d'un mot

300 donne     3
13 donne    4 
314 donne     8 
777 donne     3

la réduction théosophique donne toujours un nombre inférieur à 10, elle indique le principe de valeur numériques le plus faible contenu dans le mot et qui en est le principe essentiel

L’addition théosophique consiste à faire la somme de tous les nombres précédant le nombre concerné celui-ci étant lui-même inclus

notarikon s'est en langage moderne, un sigle ou une abréviation
le notarikon peut être inverse en prenant les premières lettres de chaque mot d'une phrase est ainsi créé et un autre mot

temura
c'est la permutation des lettres est pareil que dans sa forme la plus simple consiste à remplacer chaque lettre par celle qui la précède ou qui la suit dans l'alphabet une fonction début comme un code cryptographique et ensuite comme une révélation intérieure


La Kabbale offre des outils afin d’aider le disciple sur le chemin de l’appréhension des mondes supérieurs

1) La Torah, les Noms divins et surtout les lettres qui les composent.
La Torah est la révélation d'où sont tirés les Noms divins qui représentent les notions limites du domaine de l’intelligible.
2) Les Séphiroth et les vertus les signifiants, voiles à travers lesquels
    l'essence divine se manifeste.
3) Les degrés de l'âme et la connaissance des différents mondes.
4) Les voies de la Sagesse et les portes de l'intelligence.
5) Les symboles et les nombres

....
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alamata


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MessagePosté le: Lun 8 Aoû - 19:03 (2011)    Sujet du message: La Tradition Archaique : la Kabbale Répondre en citant

Les historiens font naître la Kabbale proprement dite dans le Midi de la France à la fin du XIIe siècle. Ils situent son âge d'or à un siècle plus tard en Espagne et ces dernières et les éclats à Safed en haut de Galilée au XVIe siècle

Cette définition pourrait se justifier si la Kabbale se posait comme une simple doctrine mystique ou un code de vie mais celle-ci est bien plus que cela…




les huit périodes historiques de la Kabbale


première période

IIe siècle avant la chrétienne jusqu'au XIIe siècle
c'est la mystique de la merkavah (kabbalah du char céleste) et du maasse bereshit (Kabbale concernant la structure de la création du monde) ces deux courants formant la mystique du Talmud, le XVe siècle étant la Kabbale de la littérature des palais sifrout heykaloth, du livre de la création (seferh yetzirah) et des premiers commentateurs de ses ouvrages.

deuxième période

qui ne couvre qu'un siècle 1200 1300 environ
qui voit naître de trois grandes écoles :
l'une dans le sud de la France, en Provence
une autre Worms en Allemagne
et une troisième en Espagne

c'est la période de grand maître tel qu'Isaac l'aveugle Ezra azriel, nachmanide
avec des ouvrages comme le livre de la clarté (le bahir) ou le livre des hommes pieux (sefer hassidim) pour les plus connus

troisième période

Presque contemporaine de la précédente,
elle se constitue en Espagne autour de la rédaction d'un écrit les plus importants de la Kabbale le Zohar ou livre de la splendeur ; apparu en Espagne autour de 1280.1300 , il fut publié par Moïse de Léon 1250-1305 sous le nom du grand Simone Ben Yochai qui vécut au IIe siècle peu après la destruction du second  temple de Jérusalem et qui est écrit en araméen dans un style exalté, et dans la langue des légendes qui est une langue dite fermée ; hermétique…



quatrième période

Qui s'étale sur plus de deux siècles jusqu'à la fin du XVIIe siècle l'expulsion des juifs d'Espagne 1492
de nombreux maitres espagnoles ou d'origine espagnole se retrouvent sur la terre d'Israël à Jérusalem mais essentiellement dans une petite ville de la Galilée Safed
les ouvrages clés de cette période sont le verger des grenades (pardes rimonim) de rabbi moise Cordovero et la grande œuvre de rabbi Isaac Louria, le livre de l'arbre de la vie (sefer ets hayyim)

cinquième période

L’hérésie mystiques de  shabbat aï Tsvi 1625 1676
ce mystique prend la Kabbale de Louria mais dans un sens messianique et se présenta comme le rédempteur

sixième période

L’école appelée hassidisme est le résultat d'une école de pensée fondée par rabbi Israël  ben Eliezer 1700 1760
La particularité de l’hassidisme est peut-être la démocratisation des concepts de la Kabbale
Toute cette période voit la traduction des grands thèmes de la Kabbale niveau existentiel il y a une recherche de la lumière de l'infini pour découvrir un chemin de vie dans la joie

septième période

Elle commence en même temps que la sixième période et se développent parallèlement à celle-ci, la Kabbale lituanienne, dont le fondateur est rabbi eliahou de vilna 1720 1797




la dernière période et celle de la Kabbale contemporaine


les écrits cabalistiques ne proposent pas un enseignement dogmatique ils procurent des clefs c'est-à-dire des outils pour ouvrir des cellules et des portes
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dedale


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MessagePosté le: Jeu 11 Aoû - 01:47 (2011)    Sujet du message: La Tradition Archaique : la Kabbale Répondre en citant

Salut,

Mitra a écrit:
Je n'ai pas bien compris la différence concrete entre esoterisme et exoterisme. est ce qu'il ya uarit un exemple


Une doctrine est dite exotérique lorsqu'elle est publique. Par opposition à une doctrine ésotérique qui, elle, demeure confinée à une confrérie, une communauté.

Par exemple, l'aristotélicisme est une doctrine exotérique, car professée à toute élève de la république d'Athènes ( de l'antiquité) qui s'y intéresse.

Mais les Mystères d'Eleusys ne sont enseignés qu'à une communauté soudée par un rituel et une confession, c'est une doctrine ésotérique.

La grande différence entre les 2 systèmes se situe sur le plan dialectique. En effet, une doctrine publique, exposée au monde, doit s'équiper d'un raisonnement lui permettant d'exister dans la contradiction, la critique, le scepticisme et l'avancée des connaissances.

Ce n'est pas le cas de l'ésotérisme qui lui n'est jamais confronté à l'autocritique, puisqu'il reste confiné à un consensus traditionnel admis comme une ineffable vérité.
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Mitra
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MessagePosté le: Jeu 11 Aoû - 04:45 (2011)    Sujet du message: La Tradition Archaique : la Kabbale Répondre en citant

Merci bien pour toutes vos explications Shocked

J'en ai compris les principes. Maintenant il ya quelque chose qui me gène dans cette kabbale.
Si on combine tous les analyses possibles , il y en a une telle palette , qu' a force de croisement d'etudes , combinaison, décomposition, inversion, etc... on trouvera forcement un sens mystique caché Exclamation

Je ne veux pas etre désagreable mais si tu prend au hasard n'importe quel texte en français et que tu les appliques toute ces armada d'analyses, à la fin je suis sur qu'on y trouve un sens caché cohérent et mystique.

D'ou mes 2 question suivantes:

1) Est ce qu'il existe dans les textes originaux hebreux , des indices comme quoi pour omprendre tel ou tel passage il faut l' analyser avec la technique A , B et C et C 1 et pas la technique D ou C 3 par exemple Question

2) Est ce qu'on a une historicité de ces techniques , à savoir des exemples surs comme quoi les auteurs les ont utilées pour ercrire leurs textes sacrés ? Pour etre clair est ce que se sont des techniques contemporaines aux ecrits Question
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Mitra
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MessagePosté le: Jeu 11 Aoû - 07:44 (2011)    Sujet du message: La Tradition Archaique : la Kabbale Répondre en citant

Je reformule ma question , pardon. Qu'est ce qui nous prouve que les auteurs ont eu recours a telles ou telles methodes pour cacher un sens dans leur textes Question Voila c'est plus synthetique Mr. Green
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alamata


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MessagePosté le: Jeu 11 Aoû - 08:11 (2011)    Sujet du message: La Tradition Archaique : la Kabbale Répondre en citant

...

en ce qui conerne l'alphabeith hebraique :


la structure mentale hebraique est diamétralement opposée à celle des Européens

les mots hébraïques sont composés de trois consonnes racines

Chaque lettre a elle même un sens,
une valeur déterminée,
et le sens du mot représente la somme des sens,
des principes, des valeurs, des lettres qui le composent.

l'alphabeith hebraique possède trois approches essentielles, sur la forme, la signification et la valeur numérique …

rappelons qu'en hébreu les nombreux sont représentés par des lettres de l'alphabet, chaque mot ayant des valeurs numériques dérivées de la somme des chiffres et des nombres représentés pour chaque lettre prise séparément.
 
l'alphabet hébraïque ne peut donc être en aucune manière comparée aux alphabets des langues profanes,
....


cencernant la question

1) Non

cependant ils existent différents langages, différentes langues utilisées dans la kabbale

•    La langue de la kabbale, qui utilise des termes proprement kabbalistiques, avec nous le verrons des nombres, des mondes, des sephiroth…(concernant le livre  sepher yetzirah)

•    Le langage des branches, qui utilise les termes du langage perceptif…, du langage puisant sa racine dans nos différentes perceptions de ce que nous percevons de ce qui nous entoure, qui pour nous reste inconnaissable, en effet, nous n’avons accès qu’a ce que nous percevons,…pour exprimer les mondes supérieurs les termes de ce monde sont  utilisés afin de nommer les choses du monde supérieur  ce qui est rendu possible par le fait qu’il existent un ensemble de causes et de conséquence, de lois intervenant entre les monde du ressenti supérieur et le monde perceptif, dans lequel nous évoluons (concernant la langue utilisée pour la rédaction de la torah)

•    La langue de la haggadah, la langue des légendes, s’exprimant au moyen d’images imaginaires, en utilisant un langage poétique (concernant le midrasch…)

..............

question 2)

Le Tserouf

est une des trois méthodes d'interprétation de la Kabbale développée par Abraham Aboulafia.

Avant Aboulafia, cette technique n’était qu’une méthode d’investigation des secrets de la Loi.

Avec Aboulafia, les trois procédés de guematria, notariqon et de temourah prennent place dans un large système de méditation dirigée où l’objet n’en est plus seulement la Torah mais l’écriture tout court.

Aboulafia (1240- ?)
conçoit sa méthode comme une « magie intérieure » qui ne doit avoir pour but que de rechercher des effets intérieurs.

Il rejette ainsi toute forme de magie opérative

Pour lui, le TSEROUF est une méthode de libération de l’âme captive des chaînes de la matière


 
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alamata


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MessagePosté le: Jeu 11 Aoû - 08:16 (2011)    Sujet du message: La Tradition Archaique : la Kabbale Répondre en citant

Mitra a écrit:

Je reformule ma question , pardon. Qu'est ce qui nous prouve que les auteurs ont eu recours a telles ou telles methodes pour cacher un sens dans leur textes Question Voila c'est plus synthetique Mr. Green

  non

 mais nous avons entraperçu que la kabbale  traite des mondes spirituels,

mais comment faire comprendre le ressenti du mequoubal concernant ceux-ci…comment pouvoir exprimer son ressenti des mondes spirituels??

c'est ici qu'intervienne les differentes langages de la kabballe,...
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alamata


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MessagePosté le: Jeu 11 Aoû - 08:44 (2011)    Sujet du message: La Tradition Archaique : la Kabbale Répondre en citant

tserouf

consiste à déployer ses combinaisons et en en découvrir la logique interne et externe

logique interne signifie une articulation d'une certaine logique sémantique entre les différentes combinaisons

la logique externe elle implique une recherche d'articulation avec d'autres mots et d'autres horizons conceptuels qui se rapportent au sens découvert par la nouvelle combinaison

un mot a toujours
un sens premier et qui lui est conféré par la loi de successivités et de ses lettres, cette loi nommée en hébreu rétsef
la deuxième phase de la combinaison est donnée par la permutation dans le mot de la troisième et de la deuxième lettre
retsef devient refest et rafast mais ce mot ne veut rien dire il s'agit d'une asymptote ontologique,
élément fondamental dans la logique de production du sens par le processus combinatoire qui impose dans le déroulement de possibilité sémantique un silence pour continuer à découvrir...
il faut commencer par oublier pour apprendre…

voici donc,

« retsef » successivité
« rafats » degré «0 de sens
« patsar » supplication
« parats »  faire échos
« tserouf »  une combinaison
« Tsipor » l'oiseau

de ceci nous pouvons tirer

« qu'après le retsef et rafats, la vie dynamique interne au mot supplie le mot de pouvoir dire autre chose ; cette supplication se dit en hébreu patsar le sens fait alors une brèche sur le stade du parats le mot est mûr pour une nouvelle combinaison ou tserouf le sens est libéré et s'envole celle de tsipor c'est-à-dire l'oiseau »

tserouf est un moyen et une méthode et non pas l'essentiel du travail mystique en effet loin d'être une jonglerie de lettre et de chiffre ainsi que de mot il est donc une technique progressive permettant de se libérer,  permettant de passer par bonds successifs d'une sphère de pense à une autre élargie, élargissant à chaque fois son champ de conscience ...
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Mitra
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MessagePosté le: Jeu 11 Aoû - 08:51 (2011)    Sujet du message: La Tradition Archaique : la Kabbale Répondre en citant

Le problèeme alamata n'est pas là. Les différents languages de la kaballe ne sont pas uen source d'information primaire.

C'ets réinterpreter des interpretations par d enouvelles methodes c'est sans fin ...

Par exemple je decide que en alphabet latin . A = 1 B = 2 C = 3 ... Z=26 et je vais decoder la vulgate comme ça. il est evident que statistiquement au bout de x paragraphes , je vais pouvoir en effet tirer une serie de chiffre "eclairant".
Le problème c'est que mon interpretation ne vaut rien puisque c'ets moi qui ait décidé plusieurs siècles apres de l'interpreter comme ça.
Néanmoins j'ecris mon livre et ma méthode sur ce decodage et sur ses passages les plus probants.

X siècle apres on reprend mes travaux et on dit . regardez si en plus il avait pris la premirere valeur numerale de chaque ligne de nombre , a la fin de ce paragraphe ça donne cette somme qui correspond à ça ou ça en terme d'esoterisme !

et on recrée une nouvelle methode , etc...

Tu vois le problème. Il faut qû' au départ les techniques correspondent à une tradition chez les auteurs des textes d'origine. C'est ça que je ne comprends pas. Shocked
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alamata


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MessagePosté le: Jeu 11 Aoû - 09:00 (2011)    Sujet du message: La Tradition Archaique : la Kabbale Répondre en citant

...
Citation:

Tu vois le problème. Il faut qû' au départ les techniques correspondent à une tradition chez les auteurs des textes d'origine. C'est ça que je ne comprends pas.

je comprend,...

il faut que le recit soit a la base  "construit" a partir de la methode de codage pour le decoder ensuite avec cette meme methode

....

c'est bien ca,...?
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Mitra
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MessagePosté le: Jeu 11 Aoû - 09:10 (2011)    Sujet du message: La Tradition Archaique : la Kabbale Répondre en citant

alamata a écrit:
...
Citation:

Tu vois le problème. Il faut qû' au départ les techniques correspondent à une tradition chez les auteurs des textes d'origine. C'est ça que je ne comprends pas.

je comprend,...

il faut que le recit soit a la base  "construit" a partir de la methode de codage pour le decoder ensuite avec cette meme methode

....

c'est bien ca,...?


Ben Oui carrement.
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Ase


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MessagePosté le: Jeu 11 Aoû - 09:55 (2011)    Sujet du message: La Tradition Archaique : la Kabbale Répondre en citant






salut,
Citation:
Si on combine tous les analyses possibles , il y en a une telle palette , qu' a force de croisement d'etudes , combinaison, décomposition, inversion, etc... on trouvera forcement un sens mystique caché.



Tout d'abord je tiens à remercier Alamata parce qu'il parle de kabale hébraique et non de kabale chrétienne (qui est bâti que sur des interprétations d'interprétations et sur un pseudo savoir transmis à l'occident). Cela fait donc plaisir. Il faut donc retenir que la véritable kabale est hébraique.

Cependant il y a deux formes de la kabala : ce qu'on appelle la kabale (et que l'on peut retrouver dans les divers ouvrages sérieux) et la kabale pratique (kabala ma'asit) uniquement enseigné dans une relation maître disciple. 

Maintenant pour répondre à ta question, classique, les maîtres de la tradition n'ont jamais dit qu'il fallait interpréter au sens où nous l'entendons, lorsqu'ils parlaient d'interprétation ils parlaient d'étudier. Nous avons donc l'interprétation (étude périphérique) et l'étude (étude profonde). 


Mais que signifie l'étude de la Kabala ? Il ne s'agit rien d'autre qu'une mise en pratique en soi.
Je vais te prendre un exemple : tu as beau étudier, réfléchir, méditer sur la sefira keter et ce toute ta vie, cela ne te donnera jamais le sens profond de keter. Par contre, si tu vois ce qui en toi est keter, tu remarqueras que keter n'est pas une sefira. La différence entre kabale et kabale pratique se situe là.
La kabale est une science mystique de l'esprit, son domaine d'application est l'intérieur de soi, les mondes spirituels qui sont décrits sont intérieurs à soi, l'arbre de vie c'est l'homme, les lettres sont fondamentalement des énergies intérieures, etc.
C'est par la puissance de ton esprit que tu peut visiter ces mondes, c'est par la sagesse dans ton coeur que tu peut faire le bien autour de toi, c'est par la bonté de ton esprit que tu peut vivre le présent.




Citation:
C'est réinterpreter des interpretations par de nouvelles methodes c'est sans fin



Je rapelle que la Torah condamne l'interprétation.
Interpréter c'est rajouter quelque chose qui n'est pas sur ce qui est.
Plus notre dispersion intellectuelle est puissante plus notre faculté à interpréter est élevée.






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alamata


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MessagePosté le: Jeu 11 Aoû - 10:04 (2011)    Sujet du message: La Tradition Archaique : la Kabbale Répondre en citant

dans cette optique la

il n'y a pas, a mon sens, de recit construit  avec un codage de ce type,...

mais

il faut voir le tserouf

comme un outils
comme une dynamisation de la pensee , de l'esprit
comme une meditation dirigee
comme une creation de sens
comme une reapropriation de sens



Les docteurs d'Israêl utilisaient le terme PaRDesS (paradis)

pour désigner les quatre manières de commenter la doctrine.

Le mot PaRDesS est formé par quatre lettres qui, d'après le Talmud,
désignent ces méthodes :

-P- = Peschat, (simple) ; interprétation basée sur le raisonnement
élémentaire.
-R- = Reniez, (allusion) ; interprétation des multiples sens de chacune
des phrases, des lettres, des points et des signes .
-D- = Derasch, (exposition) , interprétation, et commentaire renfermant
toutes les possibilités d'interprétation de la Torah .
-S- = Sod, (mystère) ; interprétation ésotérique et initiation à la
Sagesse supérieure.
Le Sod est le niveau le plus délicat, par ses conceptions de la divinité


il ne faut pas pas s'arreter a la lettre du texte, il faut interpreter, creer du sens
re-sentir

il ne faut pas perdre de vue que la kabbale est mystique


La Kabbale est mystique en tant qu’elle puise ses racines justement dans la multiplicité de forme de  type d’interrogations existentielles, c’est en réponse à ce type de questions que nait la Kabbale dans le « cœur »de l’homme…

Nous pouvons concevoir ainsi que l'objet propre du mysticisme est un état d'âme individuelle,  caractérisé par une représentation très spéciale qui résulte peu à peu d'une inquiétude ou d'une concentration spirituelle très intense de la vie intérieure…

et le mystique est un méta-physicien
dans toute l'acception du mot cependant il doit faire table rase de la matérialité et de tout ce qui implique une prépondérance de la mesure, du calcul de la raison;…
son esprit doit tendre surtout à saisir l'être dans toute sa spontanéité et toute la plénitude de son effort doit donc consister à se placer à l'antipode de son moi extérieur, de la contrainte de la raison et écouter le murmure profond de son moi intérieur et de l'âme ; sinon s'il adoptait les principes de la logique pure dans toute leur rigueur, il lui serait impossible de franchir le seuil du monde…

la kabbale donne des outils intellectuels qui permettront peu à peu de dépasser l’aspect intellectuel


« C’est un voyageur dans le désert
qui sait l'emplacement de deux oasis
et fait entre une marche forcée
il n'y jamais osé s'aventurait dans le désert
en partant de la premières oasis s'il n'eût connu la position de la seconde mais à la fin de sa marche non seulement
il en sait bien davantage sur les caractéristiques de cette secondes oasis mais encore a-t-il observé la contrée qui sépare les deux
ainsi il explore graduellement le désert tout en sachant que celui-ci est incapable de nourrir n'importe quelle vie»

ainsi en est-il système de notation cabalistique
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alamata


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MessagePosté le: Jeu 11 Aoû - 10:08 (2011)    Sujet du message: La Tradition Archaique : la Kabbale Répondre en citant

Ase a écrit:



Tout d'abord je tiens à remercier Alamata parce qu'il parle de kabale hébraique et non de kabale chrétienne (qui est bâti que sur des interprétations d'interprétations et sur un pseudo savoir transmis à l'occident). Cela fait donc plaisir. Il faut donc retenir que la véritable kabale est hébraique.



SUPER MERCI  a  TOI ,... Okay Okay

en effet ca fait plaisir d'avoir un echo,.... Wink
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alamata


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MessagePosté le: Jeu 11 Aoû - 10:09 (2011)    Sujet du message: La Tradition Archaique : la Kabbale Répondre en citant

...


 
Citation:
C'est par la puissance de ton esprit que tu peut visiter ces mondes, c'est par la sagesse dans ton coeur que tu peut faire le bien autour de toi, c'est par la bonté de ton esprit que tu peut vivre le présent.
Okay Okay
...
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alamata


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MessagePosté le: Jeu 11 Aoû - 10:11 (2011)    Sujet du message: La Tradition Archaique : la Kabbale Répondre en citant

 la kabbale donnant  le moyen de pénétrer jusqu'à la signification cachée derrière le symbolisme car celui est un bon serviteur mais un mauvais maitre

Afin de contraindre la raison à écouter le murmure intérieur profond de son moi intérieur

de dépasser les principes de la logique pure dans toute leur rigueur, pour être capable de franchir le seuil du monde…

et de donner au fur et à mesure la possibilité à une connaissance intérieure de se révéler par le « cœur » et ainsi accéder au mondes de ressentit supérieurs
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 05:02 (2016)    Sujet du message: La Tradition Archaique : la Kabbale

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