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MU - le le livre de Churchward

 
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Mitra
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MessagePosté le: Ven 4 Mai - 12:03 (2012)    Sujet du message: MU - le le livre de Churchward Répondre en citant

MU - LE CONTINENT PERDU

ChurchWard James - Mu, Le Continent Perdu
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MessagePosté le: Ven 4 Mai - 12:03 (2012)    Sujet du message: Publicité

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Ase


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MessagePosté le: Mar 4 Sep - 09:34 (2012)    Sujet du message: MU - le le livre de Churchward Répondre en citant

Et voici un résumé par l'auteur même :


 

 
Citation:
Il existe en Inde deux séries de tablettes anciennes dites de Naacal, découvertes par James Churchward et une importante collection de pierres gravées, découvertes au Mexique par William Niven qui selon les experts sont des extraits des Écritures inspirées et sacrées de Mu, le fameux continent disparu dont parle la légende. Les tablettes de Naacal portent les symboles et les caractères Naga : la légende affirme qu'elles ont été rédigés dans la mère patrie, puis transportées en Birmanie et en Inde. Les Naacals ayant quitté la Birmanie voici plus de 15 000 ans, elles ne peuvent donc être postérieures à ce départ. L'écriture des tablettes mexicaines est encore celle de Mu; ces pierres datent d'au moins 12 000 ans : elles font un récit de la Création et des origines de la Vie et « confirment tout en les complétant » les tablettes Naacal trouvés en Inde par James Churchward. Elles « établissent indubitablement qu'il a existé sur la Terre, dans la nuit des temps, une civilisation qui était par bien des aspects supérieure à la nôtre et très en avance... » Elles témoigneraient du « fait stupéfiant que Babylone, la Perse, l'Égypte... n'auraient été que « les derniers feux rougeoyants de la première grande civilisation », laquelle aurait vu le jour en Amérique du Nord et en Orient « où Mu fonda ses premières colonies... »

Le récit de la destruction de Mu, la mère patrie de l'Homme, est bien étrange, en vérité. Il nous donne la solution du mystère des traces blanches des mers du Sud et nous apprend comment une grande civilisation s'est épanouie au centre du Pacifique, pour être complètement effacée en une nuit. Il y a quelques lustres, les savants auraient douté de la possibilité de l'existence en plein centre du Pacifique d'un vaste continent comme Mu. Mais depuis lors, des documents ont été découverts, des comparaisons faites, qui prouvent que ce continent a existé. Les preuves sont diverses.

Premièrement il y a les tablettes sacrées découvertes dans un temple indien et déchiffrées avec l'aide d'un prêtre érudit. Ces tablettes ont donné un premier aperçu de Mu et ont lancé pas mal d'explorateurs dans une quête à travers le monde entier. Elles ont été écrotes par les Naacals, soit en Birmanie, soit dans la mère patrie. Elles racontent comment les Naacals sont venus de ce continent au milieu du Pacifique. Elles racontent aussi l'histoire de la création de l'homme sur cette terre. Des documents moins anciens écrits à Mayax, en Égypte et en Inde, nous décrivent la destruction de cette terre de Mu, quand la croûte terrestre s'est couverte pour plonger tout le continent dans un abîme d'eau et de feu. Puis les eaux du Pacifique se sont refermées sur ce qui avait été une puissante civilisation.

Des documents concordants

Ensuite, il y a une confirmation de l'existence de Mu dans d'autres anciens manuscrits, parmi lesquels un classique comme l'épopée hindoue Ramayana, écrite par l'historien Valmiki sous la dictée de Narana, grand-prêtre des temples Rishi (sacrés) à Ayhodia, qui lui lisait les anciennes archives du temple. Valmiki dit que les Naacals sont « venus en Birmanie de leur terre natale à l'Est », c'est-à-dire de l'océan Pacifique. Un autre document confirme le récit des tablettes sacrées et de Valmiki; c'est le manuscrit Troano qui se trouve aujourd'hui au British Museum. Il s'agit d'un très ancien livre Maya écrit au Yukatan. Il est question de la « Terre de Mu », employant les mêmes symboles de Mu que nous trouvons en Inde, en Birmanie et en Égypte. Nous avons encore une référence avec le Codex Cortesianus, un livre Maya à peu près contemporain du Manuscrit Troano. Et puis il y a le Document de Lhassa, des centaines d'écrits de Grèce, d'Amérique centrale, du Mexique et les peintures rupestres dans les grottes troglodytes des États de l'Ouest des États-Unis.


Du Mexique au Japon, des analogies troublantes

Enfin il existe des ruines, qui, par leur situation et les symboles qui les décorent, nous parlent du continent de Mu, la mère patrie de l'Homme.

Dans les îles des Mers du Sud, notamment à Mangaia, Tonga-tabou, Panape, les Mariannes et l'île de Pâques, on trouve aujourd'hui des vestiges d'anciens temples de pierre et d'autres restes monolithiques remontant à l'époque de Mu. À Uxmal, au Yucatan, un temple en ruine porte des inscriptions commémoratives des « Terres de l'Ouest, d'où nous venons »; et l'extraordinaire pyramide mexicaine, au sud-ouest de Mexico, a été élevé, selon ses inscriptions, comme un monument commémorant la destruction de ces mêmes « Terres de l'Ouest ».

Et puis il y a l'universalité de certains anciens symboles et coutumes découverts en Égypte, en Birmanie, en Inde, au Japon, en Chine, dans les îles du Pacifique, en Amérique Centrale, en Amérique du Sud et chez certaines tribus d'Amérique du Nord. Ces symboles et coutumes sont si semblables qu'il ne fait pas de doute qu'ils ont une ressource commune : MU. Tout cela nous permet de suivre le récit de la destruction de Mu.


Un véritable paradis terrestre

Ce continent était une immense plaine vallonée, s'étendant au nord de Hawaii vers le sud. Une ligne tracée entre l'île de Pâques et les Fidjis formait sa limite méridionale. Son étendue était de plus de huit mille kilomètres d'est en ouest, et de plus de cinq mille du nord au sud. Le continent était formé de trois terres, divisées par d'étroits chenaux ou détroits.

Il y a longtemps, très longtemps, dans des temps très anciens – plusieurs milliers d'années – mais au bord de ce que nous appelons les temps historiques, il existait un vaste continent au milieu de l'océan Pacifique où nous ne voyons aujourd'hui que la mer et le ciel et de petits archipels que nous appelons les îles des Mers du Sud.

C'était un très beau pays tropical, couvert de vastes plaines. Les vallées et les plaines étaient fertiles, de l'herbe croissait et il y avait des champs cultivés, alors que les collines étaient ombragées par une belle végétation tropicale. Aucune montagne ne se dressait dans ce paradis terrestre, car les montagnes n'avaient par encore été poussées des entrailles de la terre.

Ce grand pays riche était arrosé de nombreux fleuves et ruisseaux, qui serpentaient entre les collines basses et les plaines fertiles. La végétation luxuriante couvrait toute la contrée d'une magnifique parure verte. Mille fleurs odorantes s'épanouissaient sur les arbres et les buissons ; les plages étaient bordées de grands palmiers et le long des rivières de hautes fougères se balançaient à la brise. Dans les vallées, les rivières formaient des lacs autour desquels fleurissait le lotus sacré. Des papillons aux mille couleurs voletaient sous les arbres et des oiseaux-mouches bourdonnaient de fleur en fleur, brillant comme des joyaux ailés au soleil.

Dans les forêts vierges erraient des troupeaux de puissants mastodontes et d'éléphants agitant leurs immenses oreilles pour chasser les insectes importuns.


64 millions d'êtres humains

Le grand continent grouillait d'une vie heureuse sur laquelle 64 000 000 d'êtres humains (manuscrit Troano) régnaient en maîtres. De larges routes allaient dans toutes les directions, comme une toile d'araignée, et les pierres qui les pavaient étaient si bien jointes que l'herbe ne pouvait pousser entre les dalles (tablette de l'île de Pâques).

À cette époque, les 64 000 000 d'habitants formaient dix tribus, ou « peuples » distincts les uns des autres, mais sous le même gouvernement.

Bien des générations auparavant, le peuple s'était choisi un roi et avait ajouté le préfixe Ra à son nom. Il devint alors le chef hiératique et l'empereur sous le nom de « Ra Mu ». L'empire s'appela l'Empire du Soleil.

Tout le monde professait la même religion, adorant la Divinité sous forme de symboles. Tous croyaient à l'immortalité de l'âme, qui retournait éventuellement à la grande source d'où elle était venue.

Si grand était leur respect de la Divinité qu'ils ne prononçaient jamais Son nom et dans leurs prières et leurs supplications s'adressaient toujours à Lui par l'entremise d'un symbole. « Ra le Soleil » était le symbole collectif de tous Ses attributs. Grand-prêtre, Ra Mu était le représentant de la Divinité. Il était bien entendu que Ra Mu ne devait pas être adoré, car il n'était qu'un représentant.


Un peuple très beau et très pacifique

À cette époque, le peuple de Mu était hautement éclairé et civilisé. Il n'y avait pas de sauvagerie sur terre, et il n'y en avait jamais eu, car tous les peuples de la terre étaient enfants de Mu et sous la suzeraineté de la mère patrie.

La race dominante, sur la terre de Mu, était une race blanche; le peuple était très beau, avec une peau claire ou légèrement dorée, de grands yeux très doux de couleur sombre, et des cheveux noirs raides. En dehors de cette race blanche, il y en avait d'autres, à peau jaune, brune ou noire. Mais elles ne dominaient pas.

Ces habitants de Mu étaient de hardis marins et navigateurs qui parcouraient le monde à bord de leurs vaisseaux de l'océan de l'est à celui de l'ouest et des mers du nord à celles du sud. Ils étaient également de grands architectes qui bâtissaient des temples immenses et des palais en pierre. Ils sculptaient et dressaient aussi de gigantesques monolithes, comme monuments.

Il y avait sur la terre de Mu sept villes principales, sièges de la religion, des sciences et de l'érudition. Et beaucoup d'autres grandes villes et agglomérations étaient disséminées sur les trois terres.

De nombreux ports étaient construits à l'embouchure des fleuves d'où les navires partaient pour tous les horizons, et où le commerce était florissant. La terre de Mu était le grand centre de la civilisation et du commerce; tous les autres pays du monde n'étaient que ses colonies. Ses navires transportaient sans cesse des passagers et des marchandises vers les diverses colonies.


Le cataclysme

Alors que cette nation puissante était à son zénith, couverte d'innombrables temples et monuments, elle fut la victime d'un cataclysme.

Des grondements montant des entrailles de la terre suivis de secousses telluriques et d'éruptions volcaniques secouèrent sa partie méridionale. Tout le long des côtes, d'immenses raz de marée recouvrirent les plaines et engloutirent les villes superbes. Les volcans crachèrent des flammes, de la fumée et de la lave. Le pays étant plat, la lave ne s'écoula pas mais s'ammoncela, formant des pyramides qui devinrent plus tard des rochers, et que l'on peut voir aujourd'hui sur certaines des îles du Sud. Enfin, les volcans se calmèrent et s'éteignirent.

Après la catastrophe, le peuple de Mu surmonta sa frayeur. Les villes détruites furent reconstruites et la vie continua.

Plusieurs générations après ce cataclysme, alors que le phénomène était presque oublié, Mu fut une nouvelle fois victime de tremblements de terre. « Tout le continent se souleva et roula comme les vagues de l'océan. La terre trembla et se secoua comme les feuilles des arbres dans un orage. Temples et palais s'écroulèrent, monuments et statues furent renversés. Les villes n'étaient plus que ruines.» (Manuscrit Troano, Codex Cortesianus et Document de Lhassa.)

Tandis que la terre se soulevait et retombait, frémissait et tanguait, les feux souterrains jaillirent, perçant les nuages dans un brasier grondant de cinq kilomètres de diamètre. Les flammes rejoignaient les éclairs qui zébraient le ciel. Une épaisse fumée couvrait le continent. De nouveau, des raz de marée gigantesques déferlèrent sur les plaines. Les villes et tous leurs habitants disparurent dans les flots. 


Dans un bouillonnement dantesque

Quand le soleil couchant apparut à l'horizon sous la chape de fumée noire qui recouvrait tout le continent, on crut voir une boule de feu, transcendante et furieuse. Lorsqu'il eut sombré derrière l'horizon, les ténèbres opaques régnèrent, dissipées de temps en temps par les éclairs.

Pendant la nuit, Mu fut complètement détruite. Dans un fracas d'apocalypse, la terre condamnée sombra, au plus profond des flammes de l'enfer « dans un océan de feu » qui prenait ainsi possession de sa victime. Mu et ses 64 000 000 d'habitants furent sacrifiés.

Tandis que Mu sombrait dans son abîme ardent, une autre force s'attaquait à elle, cent trente millions de mètres cubes d'eau ! De tous côtés, les gigantestques vagues venaient s'écraser. Elles se rencontrèrent au centre de la terre engloutie, et ce fut un bouillonnement dantesque.


Les sommets, aujourd'hui les îles dans le Pacifique

Mu, la mère patrie de l'Homme, avec ses villes orgueilleuses, ses temples et ses palais, ses arts, ses sciences et sa culture, n'était plus qu'un rêve du passé. L'eau était son linceul. Cette catastrophe fut le premier pas de la destruction de la première grande civilisation de la Terre.

Pendant près de 3 000 ans, la destruction de Mu a jeté un voile épais sur cette partie de la Terre. On commence à lever ce voile, mais il reste encore bien des régions cachées.

Quand le continent fut déchiré et englouti par suite de certains phénomènes, des hauteurs et des bandes de terre demeurèrent à la surface des eaux. Elles formèrent des îles et des archipels, mais elles étaient déchiquetées par les éruptions volcaniques.

Après avoir recouvert le terre et tout ce qu'elle contenait, les eaux se calmèrent, comme satisfaites de leur oeuvre destructrice, et ces eaux s'appellent aujourd'hui l'océan Pacifique. Jamais nom n'a été plus ironiquement attribué !


De pitoyables survivants

Sur ces îles perdues dans la mer tourmentée, les survivants de la population de Mu se tassaient, attendant avec angoisse la fin des terribles secousses. Ils avaient vu leurs temples et leurs palais, leurs navires et leurs routes disparaître à jamais. Presque toute la population avait été engloutie. Les quelques rescapés de la mère patrie de l'Homme s'aperçurent qu'ils n'avaint rien, pas d'outils, pas de vêtements, pas d'abris, peu de terre, pas de nourriture. La mer bouillonnait tout autour de leurs refuges et au-dessus de leurs têtes des nuages de fumée, de vapeur et de cendre cachaient le soleil amical, éteignaient toute lumière. Les cris de désespoir de leurs compatriotes résonnaient encore à leurs oreilles. C'était un tableau d'horreur pour ceux qui en avaient réchappé mais qui étaient condamnés à mourir de faim et de froid. Rares furent ceux qui purent survivre à l'effroyable épreuve et nombreux furent ceux qui moururent misérablement.

Les îles de mers du Sud sont tout ce qui reste de ces terres sauvées, et certains de leurs habitants peuvent prétendre être les descendants directs du peuple de Mu.

Au bout de quelques jours, la fumée et les vapeurs sulfureuses se dissipèrent enfin. Le soleil perça le voile de nuages. Les nouvelles îles étaient hantées par des hommes et des femmes terrifiés, ceux qui avaient eu assez de chance pour ne pas mourir. Ils devaient être bien pitoyables, ces survivants de la plus grande catastrophe du monde !


Retombés dans la plus basse sauvagerie

Dans ces circonstances, il est assez facile d'imaginer ce qui arriva. Nombreux étaient ceux que l'horreur avait rendus fous, d'autres priaient que la mort les délivrât de leurs souffrances intolérables. Pour exister, simplement, il ne leur rester qu'un recours : descendre au plus profond de la sauvagerie et, pour un temps du moins, se nourrir les uns des autres.

Les peaux des bêtes, s'il en restait, et les feuilles des arbres allaient être à l'avenir leurs seuls vêtements. Des pierres, des lances et des flèches seraient leurs armes de défense. Ils devaient fabriquer leurs outils avec des coquillages et des silex. Mais le principal, n'était-ce pas la nourriture ? Sans aucun doute, beaucoup moururent de froid, de faim et de peur, et à leur mort leurs corps servaient d'aliments aux survivants. Ainsi débutèrent le cannibalisme et la sauvagerie. Ainsi, les survivants de la plus grande civilisation du monde tombèrent dans la plus basse sauvagerie, qui s'est perpétuée presque jusqu'à nos jours.

James Churchward

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Ase


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MessagePosté le: Mar 4 Sep - 09:39 (2012)    Sujet du message: MU - le le livre de Churchward Répondre en citant

Comme on peut le voir il y a beaucoup d'élucubrations. Ces élucubrations ont étés bien analysés par Thierry Guignabaudet, je vous transmet son analyse sceptique :
Citation:

Le continent de Mu : analyse sceptique

Thierry Guignabaudet (http://ukko.free.fr/mu.htm)

En surfant sur le Web, je suis tombé sur plusieurs pages consacrées au continent de Mu,
pages visiblement pompées les unes sur les autres.
Il semblerait que le mythe de Mu provienne du même genre de plagiat : le naturaliste allemand Ernst Haeckel (1834-1919) a déduit de la présence de lémuriens à Madagascar et en Malaisie l'existence d'une Lémurie dans l'océan Indien (ouvrage publié en 1870); Ignatius Donnelly a remis l'Atlantide à la mode (L'Atlantide : le monde antédiluvien, 1882); Helena Blavatsky a fusionné ces deux-là (La doctrine secrète, 1888); W. Scott-Elliot a copié Blavatsky (La Lémurie perdue, 1930); James Churchward (Mu, le continent perdu, 1931) a copié ces trois-là en y filtrant les extravagances (des lémuriens hermaphrodites...) et en y ajoutant des emprunts à David Niven (Souvenirs, 1924); Robert Charroux a copié les précédents, et un tas d'autres y sont allés de leur dose...


J Les sources de James Churchward
J Civilisation de Mu et Pax britannica
J Une géologie fantaisiste
J Elucubrations démographiques
J Elucubrations linguistiques
J Elucubrations archéologiques
J Le mythe du Paradis Perdu


Les sources de James Churchward
Platon avait trouvé un truc génial pour brouiller les pistes : il tenait ce qu'il savait de l'Atlantide du législateur Solon, lequel Solon avait vécu deux siècles avant lui (au cas où un curieux aurait voulu vérifier la source...). Solon lui-même n'avait rien inventé puisqu'il tenait ses informations d'un prêtre égyptien. Ainsi Platon indiquait honnêtement comment vérifier ses sources : vous embarquez au Pirée, vous franchissez un petit millier de kilomètres, et, arrivé en Egypte, vous faites la tournée d'un millier de temples. Avec un peu de chance, vous tomberez sur le bon papyrus... Cette chance, Hérodote ne l'a pas eu, lui qui courrut le monde un siècle avant Platon pour en décrire la géographie et rencontra les prêtres de Saïs qui ne lui pipèrent mot de cette Atlantide!
Mais il y un indice que le bon prêtre égyptien n'avait pu inventer cette histoire : comment aurait-il imaginé une civilisation qui ressemblait si peu à celle de l'Egypte ? Un empire divisé en dix royaumes ressemble si peu à l'Egypte... mais tellement à Athènes! Cette Athènes qui vainquit les Perses à Marathon un siècle avant Platon, comme elle avait vaincu les Atlantes quelques siècles auparavant... Quant à certains détails archéologiques du récit de Platon, des mauvaises langues les disent tirés des ouvrages d'Hérodote. Ainsi les murailles de l'Atlantide ressemblent aux remparts d'Ecbatane et son port à celui de Carthage...

Ci-contre un port lémurien ramassé sur je ne sais plus quel site. C'est très joli. Vous avez des maisons à terrasse dans le plus pur style méditerranéen (les pluies devaient être rares, sur Mu...) et les canaux circulaires que Platon a pompé dans la description de Carthage. Au centre, malheureusement tronqué, un temple de style maya : la civilisation lémurienne n'était-elle pas à vocation universelle ? Notons que les dix royaumes atlantes de Platon doivent se retrouver chez Churchward puisque je les retrouve chez Kooki.
Les ouvrages signés James Churchward n'ont pas été publié par celui-ci mais par son petit-fils. Ainsi, on aurait pu répondre au lecteur anglais :
Je tiens cette histoire de mon grand-père, lequel a trouvé des tablettes à dix mille kilomètres de Londres, dans un temple hindou situé dans un lieu indéterminé,
et ceci grâce à ses excellentes relations avec le grand prêtre.

C'est exactement le récit de Platon actualisé dans l'Empire Britannique.

Civilisation de Mu et "Pax britannica"
Platon avait découvert la trace d'une cité idéale platonicienne. Notre colonel de l'Armée des Indes, lui, a retrouvé des tablettes décrivant une civilisation supérieure : une race blanche aurait porté les lumières de la civilisation à des races noires et jaunes!
Toute ressemblance avec des faits existants ou ayant existé...

Naturellement, ces Lémuriens étaient monothéistes : comment auraient-ils pu ne pas l'être ? C'eut autrement été des barbares! Et Churchward de citer Max Müller, thuriféraire nombriliste de la civilisation britannique :
Dans un sens, toute religion a été valable à ses débuts (...). Nous devons donc interpréter de la manière la plus charitable les apparentes absurdités, les folies et les erreurs des anciennes religions.

(In Mu, le continent perdu, p. 278)
Pour enquêter sur les cultes primitifs, le colonel aurait mieux fait de se plonger dans James Frazer et Salomon Reinach.
Donc ces Lémuriens adoraient le soleil, image du Très-Haut. C'est là une forme supérieure du monothéisme, digne du Siècle des Lumières, ne s'encombrant pas de la médiation d'un prophète ou de rites désuets qui auraient pu conduire leur civilisation à l'état de décrépitude où se trouvait l'empire ottoman au temps de Churchward...
Le choeur : Une coïncidence n'est pas une preuve!

Je veux bien l'admettre : personne n'ira dire que les parallèles qu'on peut faire entre l'Empire Britannique et l'Empire Romain prouvent que l'un est une fiction tirée de la réalité de l'autre.
Mais prennez ce problème de race lémurienne blanche. Si ce continent avait existé en des temps immémoriaux, il aurait été peuplé d'Australoïdes et non de Blancs. Cette race noire aurait été l'ancêtre de celles qui peuplaient l'Indonésie, les Philippines, et l'Indochine avant l'expansion vers le sud des Mongoloïdes (le malais, le formosan, le tagalog, les langues indonésiennes, et les langues papoues sont apparentées).
Et si ces Austaloïdes lémuriens n'étaient pas les descendants de Lucy mais ses ancêtres, on aurait dû trouver des ossements encore plus anciens sur la route, quelquepart entre la Malaisie et le Kenya...

Une géologie fantaisiste
Cela ne me gênerait pas de lire chez Churchward et consorts que la terre de Mu existait au temps des grandes glaciations, lorsque le niveau des mers était à 200 m au dessous du niveau actuel. Alors, le centre de l'Indonésie formait la plaine de Mu, à moins qu'elle ne fut sise dans le golfe de Carpentarie, ou bien dans la cordillère des Salomon...
Mais non! Ce fameux continent enjambe des fosses océaniques pour annexer Hawaï et l'île de Pâques! Churchward n'a-t-il jamais entendu parler d'Alfred Wegener ? Ou, au contraire, a-t-il entendu parler du continent de Gondwana pour y bâtir son oeuvre, sabrant au passage de trois ou quatre zéros l'échelle des temps géologiques ?
Que Churchward décrète que les Lémuriens étaient déjà hautement civilisés il y a 70.000 ans, pourquoi pas : les Néanderthaliens vivaient il y a 100.000 ans, et étaient pourvu d'un volume de cerveau comparable au nôtre; et 5.000 ans ont suffit pour passer de la cueillette aux empires hydrauliques d'Egypte, de Mésopotamie, et de Chine. Mais, pour lui, 70.000 ans semblent représenter la nuit des temps en comparaison des 6.000 ans de l'Histoire biblique. Tout heureux de sa trouvaille, il mesure à cette échelle l'âge des montagnes! Echantillons :
Si nous pouvons en juger par ce qui se passa dans d'autres parties du monde lorsque les montagnes se dressèrent, il est raisonnable de supposer que, lorsque les Andes s'élevèrent, toute la population du Pérou fut anéantie, ne laissant ici et là que de rares survivants.
(L'univers secret de Mu, p. 77)
Les Hindous aryens étaient les descendants d'un groupe de Uighurs qui s'était trouvé pris dans les montagnes de l'Afghanistan à l'époque où les montagnes s'érigèrent.
(idem, p. 224)
Ces anomalies ont échappé aux lémuromanes du Net qui nous servent comme preuve d'une ancienne tradition la Terra australis incognita!
 
Voici une carte du XVIIIème siècle. Regardez les contours de cette Terra Australis : ils sont exacts au sud de la Terre de Feu (une péninsule de l'Antarctique) et à l'est de l'Indonésie (la côte austalienne). Pour le reste, c'est un raccord au petit bonheur...
Et le livre d'Esdras affirmant que les mers ne couvrent
que la septième partie de la surface du globe ?

                                                  (in Kooki Home Page)

Quel livre d'Esdras ? Il y en a quatre, dont trois apocryphes. Mais voici que je retrouve cette référence parmi les élucubrations d'un certain Jean Groffier (Le monde extra-terrestre et la Bible, ed. Peladan) : Au Léviathan, tu as donné la septième part, les eaux. (IV Esd 6.60) Mais que prouve cette citation ? Que pour la Bible, la mer est le domaine de Satan (cf aussi Job 7.12; 38.8-11), et que, par conséquent, moins il y a de mer, plus Dieu est grand!
Et puis de quelle surface s'agit-il ? De celle du monde connu des Hébreux ? Lisez la Bible : cela ne va pas loin! Petite parenthèse sur cette représentation biblique de la surface terrestre : ce qui sépare l'Asie de l'Afrique n'est pas la mer Rouge mais le Nil (Gn 15.18), fleuve qui prend sa source en Mésopotamie (Gihon, Gn 2.13 et Za 10.11) et dont le Jourdain constitue le cours supérieur (in Flavius Josèphe, Guerre des Juifs, III, 10.8)... Quant à l'autre fleuve représenté au nord, c'est le Gange (Pischon, Gn 2.11)...
Et les Chinois qui croyaient que la surface du globe
était partagée également en terres et en mers ?

Primo, je trouve bizarre d'aligner deux traditions contradictoires (15% d'océans d'un côté et 50% de l'autre) pour prouver l'existence de Mu. Secundo, pourquoi une spéculation chinoise serait-elle plus valable qu'une spéculation juive? Cette conception géographique chinoise ne repose-t-elle pas simplement sur la théorie du Yin et du Yang, le monde fait de deux éléments, le jour s'opposant à la nuit, comme le sec à l'humide et l'homme à la femme ? Mais le Yin comprend toujours un peu de Yang, et inversement (comme le montre le symbole du Tao). Ainsi, il y a forcément des mers enclavées dans les continents et des îles sur les océans. Ceci est de la géographie sacrée et non de la géographie descriptive résultant d'explorations transocéaniques.
Je vois d'ailleurs dans leurs pages que nos thuriféraires de Churchward n'ont pas osé reproduire son explication de l'engloutissement de Mu : ce continent aurait été sustenté par des ceintures de gaz! Un séisme un peu trop fort et pschhhh! voilà le gaz qui se met à fuir, et notre beau continent coule comme un matelas pneumatique!
Autre explication :
Si l'on admet l'existence de l'ancien continent qui occupait le centre de l'océan Pacifique, il convient d'apporter une réponse à la question que pose sa brutale disparition. L'un des spécialistes de l'Atlantide, le colonel A. Braghine, a formulé l'hypothèse selon laquelle un corps céleste vint frapper la Terre dans le Pacifique il y a environ douze mille ans, ce qui aurait entraîné des bouleversements géologiques considérables et déplacé l'axe de notre planète. On sait l'importance des chutes de météorites survenues a l'époque historique : le cratère de Coon Butte, en Arizona, a 1200 m de diamètre, la météorite qui s'est abattue en 1908 dans la taïga de la Toungouska a tout calciné dans un rayon de 20 km autour de son point d'impact et, dans la mesure où de nombreuses sources antiques, notamment égyptiennes et précolombiennes, évoquent un cataclysme de ce type, on peut imaginer qu'il a pu se produire et entraîner la disparition de Mu, la patrie originelle de l'Humanité.
In Kooki Home Page
Pourquoi le camarade Kooki ne cite-t-il pas un impact encore plus violent : celui de la météorite du Yucatan dont la principale conséquence a été l'extinction des dinosaures ? Certes, cela n'a pas englouti le Mexique...
Mais c'est dire le problème : comment un impact détruisant un continent aurait-il pu laisser subsister la race humaine ? Un impact il y a douze mille ans et cette race humaine ne mettant que deux mille ans à s'en relever pour créer les civilisations urbaines de Jéricho et de Catal Huyuk ? J'ai comme un doute...
Autre trouvaille de la même boutique :
La ceinture de feu qui entoure le Pacifique ne serait que la gigantesque cicatrice marquant les limites de la formidable collision remontant à douze mille ans. Le débat demeure ouvert quant à la réalité historique de Mu : si celle-ci est admise, on imagine le nombre de questions auxquelles il faudra alors répondre ! Les éléments disponibles sont moins nombreux que ceux qui militent en faveur de la réalité de l'Atlantide. Mais il reste sans doute beaucoup à découvrir dans les archipels des mers du Sud...

Des "ceintures de feu", il y en a à toutes les jointures de plaques continentales. Celle de la plaque caraïbe agite-t-elle les petites Antilles (Montserrat, Soufrière, Montagne Pelée) ? Et boum! Une Atlantide dans le coin! (Celle des Bahamas n'est pas sur la route.) L'Islande volcanise-t-elle un peu trop ? Et une Hyperborée, une! Et les îles Aléoutiennes ? Envoyez la Beringide! (cf ci-contre, avec la route suivie par les colons lémuriens, cf infra)
Je reconnais que l'explosion du Santorin a détruit la civilisation crétoise (autre Atlantide célèbre), mais l'île de Crète est toujours à la surface, que je sache! Et le Japon ? Après au moins un million de séismes depuis son occupation par l'Homo Sapiens, il attend toujours d'être englouti...
Mais vous me direz que la plaque Pacifique est en train de sombrer sous la plaque austalienne via la fosse des Kermadec. Donc :
Ce qui a été sera et inversement.

Donc, supposons qu'un Lémurien ayant tiré la chasse avec un peu trop d'énergie ait fait basculer le continent dans la fosse Kermadec et soit aussitôt allé prévenir les autorités :
Ô, honorables fils du Soleil! J'ai déclenché un cataclysme! Tous aux navires sinon nous allons être totalement engloutis... dans 20 millions d'années! [10 cm par an]

Le film catastrophe La submersion du Japon suppose une brusque accélération du glissement de l'archipel dans la fosse des Mariannes (quoique ce soit le Pacifique qui s'enfonce sous le Japon et non l'inverse) : vous imaginez une vitesse de subduction subitement multipliée par 10 millions ? Et même, dans le cas de Mu, par mille, histoire de leur laisser 20.000 ans pour rayonner sur la Terre ? C'est doublement absurde : non seulement cette accélération par mille, mais par l'idée qu'un affaissement sur 20.000 ans puisse passer pour une catastrophe! Quel peuple s'est jamais souvenu de la remontée des eaux à la fin de la dernière glaciation ? La légende de la ville d'Ys peut-être ? Mais c'était hier! Et encore : vous apprend-t-on en classe que les îles Anglo-Normandes ne sont un archipel que depuis le Vème siècle après Jésus-Christ ?

Élucubrations démographiques
James Churchward appelle à la rescousse un passage du Codex Troano (dont une page est reproduite dans Mu, le continent perdu p.64) mais il s'est bien gardé de souligner les signes qu'il traduisait (trop risqué...). Citons Churchward :
Dans l'année 6 kan, le 11 muluc du mois de zac, il se produisit de terribles séismes qui se poursuivirent jusqu'au 13 chuen. Le pays des collines de terre - la terre de Mu - fut sacrifié. Deux fois soulevé, il disparut pendant la nuit après avoir été secoué par les feux des abîmes. Comme ils étaient enfermés (?), la terre se souleva et se noya en divers endroits. Enfin la surface se brisa et les dix pays (ou tribus) furent dispersés et déchirés. Le pays sombra avec ses 64.000.000 d'habitants il y a 8.060 ans avant la rédaction de ce livre.

Robert Charroux cite le même passage (Le livre des maîtres du monde, ed. Laffont, p. 260) mais en attribue la traduction à Henri Schliemann.
Churchward et Charroux ont-il étudié le calendrier maya ? Quand on lit le passage par moi souligné en ayant en tête un calendrier occidental, on pense que "muluc" est un nom de jour analogue aux nôtres et que ces séismes ont duré d'un mois à un an, selon l'ordre des mois mayas. Or les dates du "11 muluc" et "13 chuen" proviennent d'un cycle vénusien de 260 jours fait d'une combinaison de 20 noms de jours et de 13 chiffres dont voici le début :
Code:
1   Imix      1   Ix      1   Manik 2   Ik      2   Men      2   Lamat 3   Akbal       3   Cib      3   Muluc 4   Kan        4   Caban      4   Oc 5   Chicchan     5   Edznab      5   Chuen 6   Cimi        6   Cauac      6   Eb 7   Manik       7   Ahau           7   Ben 8   Lamat        8   Imix      8   Ix 9   Muluc       9   Ik      9   Men 10   Oc        10   Akbal      10   Cib 11   Chuen       11   Kan      11   Caban 12   Eb        12   Chicchan   12   Edznab 13   Ben      13   Cimi      ...   .....

Le "11 muluc" tombe le 89ème jour du cycle, suivi du "12 oc", puis du "13 chuen". La précision "dans le mois de zac" indique une corrélation avec une année solaire de 365 jours, la combinaison de ces deux cycles formant un "siècle" maya de 52 ans, soit 260 x 73 = 365 x 52 = 18.980 jours. Le "12 oc" tombe dans le mois de zac les 9.710, 11.530, 13.350, et 15.170èmes jours de cette période. D'où la précision "dans l'année 6 kan", c'est à dire l'année solaire commençant un 6 kan vénusien, ce qui est le cas de la 45ème année du cycle.
Ces trois jours de séisme (ou d'éruption volcanique) sont suffisants pour anéantir une civilisation mais pas pour couler un continent.

A ce passage, Charroux ajoute du maya de son cru qu'il ose attribuer aux mayaologues Brasseur de Bourbourg et Diego de Landa. Ainsi les quatre signes ci-contre signifieraient : Le maître de la terre soulevée trois fois (etc...)

Pour information, le signe de gauche signifie "livre" (hu'un) et non "maître" (ha'au), et, manque de bol supplémentaire, le signe que Charroux interprète comme "terre" veut dire "ciel"! Quant au signe de droite, il représente selon Charroux un moteur de soucoupe volante...


Mais cette citation est en partie exacte puisque je l'ai également trouvée dans un livre sur les Mayas ne traitant pas de Mu. Le Plongeon trancrit en base 10 (1030) une date maya donnée en base 20 (2.11.10). Churchward reprend le chiffre de 1030 ans, le décrète écrit en base 20 (1.0.3.0) et obtient 1 x 8.000 + 0 x 400 + 3 x 20 + 0 x 1 = 8.060 ans !
Rappel du système de numération maya :

Cette base vigésimale nous éclaire également sur un détail du texte exact du codex : le nombre faramineux des victimes de cette catastrophe. Comme vous pouvez le voir, il ne s'agit pas d'un recensement rigoureux de Mu transmis de génération en génération mais d'un chiffre rond à six zéros exprimant une quantité inconcevable.
(Comme nous avons un "centillion" à 600 zéros (voire un "centilliard" à 900 zéros) et les Anglo-saxons un "googol" à un million de zéros, auxquels on peut ajouter les "atomilliards", "spririmilliards, et autres "fantasmilliards" d'Onc'Picsou...)

Le calendrier maya utilise le même genre de mesures :
1 tun
=
360 jours
 
1 katun
=
7200 jours
=
19 ans 8 mois et 2 semaines
1 baktun
=
144.000 jours
=
394 ans
1 pictun
=
2.880.000 jours
=
7.885 ans
1 calabtun
=
57.600.000 jours
=
157.700 ans
1 kinchiltun
=
1.152.000.000 jours
=
3.154.000 ans
1 alautun
=
23.040.000.000 jours
=
un peu plus de 63 millions d'années...

Par comparaison, c'est avec le nombre 7 que jongle la Bible :
C'est que Caïn est vengé sept fois
Mais Lamek septante sept fois.
(Gn 4.24)

Et l'Evangile de surenchérir dans l'autre sens :
Ne pardonne pas sept fois,
Mais septante fois sept fois.
(Mt 18.22)

Luc compte 77 générations de Dieu à Jésus, et Matthieu 6 fois 7 générations d'Abraham à Jésus (les six jours de la Création, l'unité manquante étant l'avènement du Royaume comme repos de Dieu et fin de l'Histoire). Car 6 est le nombre de l'homme (Adam fut créé le sixième jour), 7 le nombre de Dieu, ce qui oblige les Hébreux à avoir une coudée ordinaire de 6 palmes pour mesurer les choses humaines et une coudée sacrée de 7 palmes pour mesurer les choses sacrées (temple, arche d'alliance, candélabres, caleçons sacerdotaux,...)
Avec ce genre de renseignements, on peut calculer la date du Déluge avec autant de précision que celle de l'engloutissement de Mu : sachant qu'après le Déluge, l'homme n'a plus vécu que 120 ans, que Noé fut de la dixième génération, et que Luc inclut Dieu et Jésus dans son décompte, 77 - 12 = 65 x 120 = 7.800 avant JC. On peut objecter qu'une génération n'équivaut pas à une vie humaine mais dure 40 ans (d'après l'Exode), ou bien se compte de premier né à premier né, mais je laisse le soin de cet épluchage aux Témoins de Jéhovah...
Le texte du Codex Troano peu très bien relater une catastrophe réelle sans qu'il s'agisse de l'engloutissement de Mu. La plus récente date mentionnée sur un monument maya est 909 ap Jc. Or, après s'être interrogé sur les causes de la disparition de la civilisation maya, on a retrouvé une couche volcanique dans la région témoignant d'une gigantesque éruption vers cette époque.
Exemples d'éruptions de ce type : le Tambora (Indonésie, 1815, 220 Mts de roches dans l'atmosphère) et le Krakatoa (id., 1883, 50 Mts, entendu à 4.500 km, et le grand lustre de la cathédrale de Moscou en a oscillé...).

Si l'explosion est du Xème siècle, la rédaction de ce codex est du XIVème siècle et explique ce chiffre rond signifiant "ils sont tous morts". Exit le leg des ancêtres antédiluviens.
Ci-dessous : fresque maltèque, relevée dans le temple de Tepakul par l'archéologue Amazes y Forges, relatant cette catastrophe provoquée par la collusion de dieux infernaux vainement combattus par d'autres dieux de type raëlien.


Elucubrations linguistiques
L'"alphabet égyptien" de James Churchward

Commentaire de Môssieu Kooki :
L' alphabet de Mu, comparé aux alphabets utilisés par les Mayas et par les Egyptiens. Certaines ressemblances sont troublantes. Reste à savoir si les fameuses tablettes retrouvées par le colonel Churchward sont authentiques....
Moi, ce qui me trouble, ce n'est pas que les trois colonnes se ressemblent mais que Kooki ait perdu son temps à copier les bêtises des autres pages sur Mu sans profiter de son passage sur l'Internet pour aller voir de près à quoi ressemblaient les écritures maya et égyptiennes...

Voici de l'égyptien hiéroglyphique : c'est-y pareil ?

Et voici quelques signes du syllabaire (et non de l'"alphabet") maya récupérés sur le Net. On peut lire, phonétiquement, de gauche à droite :
Kooki est (un) âne. (KU-KI E A-NE)
Vous pouvez toujours chercher sur les sites idoines les signes inventés par Churchward si ça vous amuse...

Serait-ce de l'olmèque ? Après tout, si William Niven a trouvé des tablettes lémuriennes au Mexique, il y aurait une petite chance pour que cet alphabet lémurien ait influencé les écritures locales, comme l'alphabet grec est dérivé du phénicien.
Voici de l'olmèque. Apparement, les Olmèques ont tout oublié de Mu...

Et voici un échantillon de sanscrit, la langue sacrée des prêtres de l'Inde. En comparaison des prêtres égyptiens qui ont maintenu leur système pendant 3.000 ans et des rabbins qui recopient l'hébreu carré d'Esdras depuis 2.500 ans, je trouve que ces brahmanes ont un peu altéré l'héritage des Naacals... Mais il faut mettre à leur crédit que leur écriture a plus d'allure que les gribouillages de Churchward.

En désespoir de cause, convoquons les Martiens (Churchward n'en parle pas, mais Charroux si. Et puis ça ne détonne pas dans la nébuleuse New Age où grenouillent les amateurs de continents perdus). Voici une écriture en usage sur Mars qui ressemble guère aux dessins de Churchward (mais je dois vous avouer que j'ai trouvé cette information dans le Manuel des Castors Juniors...).

J'appelle maintenant à la barre l'écriture de l'île de Pâques, haut lieu de l'empire de Mu, sainte montagne émergeant du continent défunt. Le moins que l'on puisse dire est que cette graphie est aussi distante de la table de Churchward que l'est l'écriture chinoise. Curieusement Curchward fait l'exégèse de ces tablettes sans expliquer comment les Pascuans sont passés du simplissime alphabet lémurien à ces idéogrammes. Or l'écriture évolue d'habitude de l'idéogramme au syllabaire puis à l'alphabet.

Petit exercice : en vous aidant des signes de l' écriture pascuane et de leur traduction, reconstituez la tablette où W.J. Thomson a déchiffré le phrase suivante (Mu, le continent perdu, p. 77) :
Quand cette île a été créée et a été connue de nos ancêtres,
la terre était traversée de belles routes pavées de pierres plates.

Je vous épargne le reste de la citation sauf les mots "continent" et "adossement des constructions" qu'il vous faudra simplement trouver dans le vocabulaire pascuan, ou, à défaut, dans les langues polynésiennes du coin...
Et, tant que vous y êtes, enquêtez sur le système de mesures local pour retrouver les termes traduits par "un mètre cinquante", "un mètre trente", "quarante centimètres", et "quarante deux centimètres"!
Mais ce qu'il y a de plus curieux dans cette table d'égypto-muo-maya, c'est qu'on a l'alphabet mais pas la langue qui va avec!


Le "Naga-Maya" de James Churchward
Selon Churchward, cette langue aurait été du Naga-Maya. Le Maya se parle au Yucatan, comme nul ne l'ignore, et le Naga en Birmanie, comme ne l'ignorait sans doute pas un colonel de l'armée des Indes. Et, pour nous prouver la parenté du naga et du maya, et à fortiori l'ancienne présence d'un continent entre la Birmanie et le Mexique, Churchward nous donne les nombres de un à dix en naga et en maya (L'univers secret de Mu, p. 35)

1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
Naga
Hun
Cas
Ox
San
Ho
Uac
Unc
Uaxax
Bolan
Lahun
Maya
Hun
Ca
Ox
Can
Ho
Uac
Uuc
Uaxax
Bolan
Lahun

Il faut avouer que le maya de Churchward est bien du maya (du cachiquel, pour être précis). Mais l'inconvénient de sa démonstration est que son "naga" est aussi du maya! Le colonel n'a-t-il jamais mis les pieds en Birmanie ? Il y aurait trouvé 23 dialectes nagas (information que j'ai trouvée sur le Net). Et comme ces populations montagnardes sont relativement isolées les unes des autres, cela aide aux divergences dialectales. Regroupons donc ces 23 dialectes en trois groupes et tirons en un "proto-naga" parlé sur Mu :

1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
Nord
Ka
ane
asam
mezu
manga
turuk
tene
tiza
tuku
ture
Est
Kele
keni
keche
bidi
pongu
tchoro
tchani
tuzu
tuku
tchiro
Sud
Ket
kani
katum
miti
panga
taruk
tchini
tchecho
tako
tara
Proto-naga
°ele
°ene
°esem
°ede
°ere(*)
°t-ele
°t-ene
°t-esem
°t-ede
°t-ere
(* : "pongu" ou "panga" est certainement emprunté au "panch" de l'indo-européen du coin;
cf le grec "penta")

Le seul point commun entre ces deux langues est un système quinaire comme il en a dans toutes les langues du Mexique (pour le repérer en cachiquel, il faut avoir les autres dialectes sous la main, ce qui donne un proto-cachiquel de ce genre :

Graphie de
Phonétique
Décomposition
Sens
Churchward
 
 
 
Hun
Hun
 
"doigt"
Ca
Ka
 
 
Ox
Osh
 
 
Can
Kan
 
 
Ho
Ho
 
"main"
Uac
Wak
Wa-kan
"moins quatre"
Uuc
Wuk
Wa-osh
"moins trois"
Uaxax
Washak
Wa-sha-ka
"moins deux"
Bolan
Bolan
Bo-Lahun
"arrière dix"
Lahun
Lahun
 
 

 
Je signale à ceux qui douteraient de cette décomposition que ce genre de soustraction existe même en latin : 18 = duodeviginti; 19 = undeviginti; 20 = viginti
(Pour plus d'informations, voyez La structure des langues, coll. Que sais-je ?)
Mais un système quinaire commun ne prouve rien d'autre que l'ancienneté de ces deux langues. L'ancienneté des Nagas les a fait refouler dans les montagnes par des envahisseurs ultérieurs, et l'ancienneté de la séparation entre Amérindiens et Asiatiques a fait conserver aux premiers un système quinaire (le système décimal étant le plus récent dans l'évolution des langues, à comparer avec le système vigésimal de l'Europe pré-aryenne, cf Basque, Caucasien, et Celtique - langue aryenne certe, mais à la frange du monde aryen).
Je vous passe le "sens ésotérique" de ces dix nombres...


Le "sens secret" de l'alphabet
Pour changer du "naga-maya", Churchward interprète l'alphabet occidental à la lumière du "cara-maya" (Mu, le continent perdu p. 91). Je ne sais pas ce qu'est le cara (et vous non plus). Je m'en tiendrai donc au maya.
Grec
 
Cara-Maya et signification
(échantillons)
 
 
Alpha
Al = lourd
paa = briser
ha = eau
Beta
Be = marcher
ta = où, lieu,
plaine, sol
Epsilon
Ep = obstruction
zil = berges
onom = tourbillon
Upsilon
U = abîme
pa = citerne
zi = froid, vapeur
Omicron
Om = tourbillon
ik = vent
le = lieu
on = circulaire
Omega
O = là
mec = tournoyer
ka = sédiment
 

Il y a deux ou trois sens authentiques là-dedans (que Churchward a sans doute trouvé dans l'ouvrage de Le Plongeon, qu'il cite). Voyez :

Je lui accorde le "tzi" comme "nuage" ou "vapeur" (mais depuis quand la vapeur est-elle froide ?)
Pour le reste, il invente : "ta" ne veut pas dire "lieu" et "u" ne signifie pas "abîme". Quant au sens secret de "Mu"...



Un peu d'étymologie sérieuse

Il me semble que le sens d'omicron est "o petit", c'est à dire le "o fermé" de "Paul", et que celui d'oméga est "o grand", soit le "o ouvert" de "bol".
Epsilon et upsilon signifient "eta pincé" (ê -- é) et "iota pincé" (i -- ü), psao signifiant "racler", d'où psallo signifiant "pincer les cordes d'un instrument" (d'où "psaume" et "psalmodier").
Quant aux consonnes, il s'agit d'acronymes de termes d'origine phénicienne. Exemples :

 
Grec
Sémite
sens
 
(hébreu)
 
 
 
 
Alpha
Aleph
Boeuf
Beta
Beth
Maison
Gamma
Gimmel
Chameau
Delta
Daleth
Porte
Zeta
Zayin
Arme
Lambda
Lamed
Aiguillon
Rho
Resh
tête
Sigma
Sin
dent




Maya évangélique

Je lis dans Le monde occulte de Mu (J'ai lu, A 291, p 53) que Jésus a crié du haut de sa croix :
Hele, hele, lama zabac ta ni

soit, en maya churchwardien :
Je m'évanouis, je m'évanouis, les ténèbres descendent sur ma figure.

Je dois reconnaître qu'il a dû se plonger dans un lexique de maya pour obtenir cette traduction. Voyons le maya :
Hel : repos ; lama : répandre ; za-ab-ac : encre ; ni : nez

Mais la transcription des sons mayas est tellement fluctuante que je peux aussi en tirer ceci :
Hal i! Hal i! La-am tz'ap ba t'an i!

La vérité! La vérité! Il est facile de se noyer dans mes discours!

On peut aussi décréter que Jésus se mit à parler anglais :
Allies! Allies! Let me sad and tiny!


La main dans le sac:

D'après les cartes fournies par Churchward (L'univers..., p. 94, 179, & 232), des Mongols seraient venus par le Kamchatka pour peupler la Finlande, après avoir crapahuté sur 10.000 km de glaciers! (Car c'était à l'ère tertiaire, paraît-il...). Plus chanceux, les Uighurs aurait suivi la route classique des invasions mongoles (la lisière sud de la taïga) pour venir fonder les nations celtes et basques!
Le coup des Mongols en Bretagne, il a dû le trouver dans Arthur de Gobineau (Essai sur l'inégalité des races humaines), et j'ignore où Gobineau a trouvé ça...

Des "Cariens" auraient traversé l'Amérique, l'Atlantique, et la Méditerranée (sans daigner explorer les côtes) pour s'installer en Carie (sud ouest de l'Anatolie). Churchward a dû trouver ce nom là dans un ouvrage sur les Indo-Européens... Il a comme excuse que Catal-Huyuk n'avait pas été découverte à son époque (peuplement euskarien antérieur aux Indo-Européens)
Mais le plus joli bug vient des Nagas. Qu'il y ait des Nagas en Birmanie, il a pu l'apprendre comme officier de l'armée des Indes. Que ces Nagas ait peuplé l'Inde autrefois, avant les invasions aryennes, pourquoi pas. Mais pourquoi l'ordre des lettres de l'alphabet naga de Churchward n'est-il pas celui des alphabets indiens ? A savoir :
K KH G GH N TCH DJ GN T TH D DH etc... (30 consonnes)
Toute la région utilise cet ordre là : Inde, Népal, Tibet, Birmanie, Thailande, et Cambodge, et même la lointaine Corée! Je veux bien admettre que les Indiens l'utilisent depuis la nuit des temps puisqu'ils n'ont pu l'importer de Phénicie (entre eux et la Phénicie régnaient les syllabaires cunéiformes). Mais alors, si l'empire Naga, première grande civilisation de la région selon les tablettes de Churchward, tenait son alphabet de Mu, comment se fait-il qu'il n'en ai pas respecté l'ordre ? C'est quand même une donnée immuable! Regardez la descendance du phénicien : grec et hébreu, même ordre. Arabe : quelques nuances avec l'ordre hébreu (absence de certains sons). Descendance du grec : toute l'aire chrétienne orthodoxe, même ordre avec quelques glissements dus à la prononciation (d <-t <-th; g <-k; etc). Aire latine : même ordre.
Non seulement c'est un gros bug dans l'expansion de la civilisation selon Churchward, mais c'est une ignorance étrange de la part d'un officier britannique ayant étudié les civilisations locales. D'où un doute fondamental :
Churchward a-t-il jamais mis les pieds aux Indes ?
 

Elucubrations archéologiques
Dernière cartouche des lémuromanes : les îles de Polynésie sont semées de monuments mégalithiques. "A-t-on jamais vu des mégalithes sur des îles ?" semblent se demander ces archéologues.

La réponse est "oui". Je vous accorde que la Corse et la Sardaigne sont de grandes îles et que les menhirs qu'on y trouve proviennent de carrières locales (ci-contre un menhir du site de Filitosa). Mais les Moai de l'île de Pâques proviennent également de carrières locales (certains y sont encore à l'état d'ébauche).


Ci-dessus, un temple mégalithique de Malte. J'ignore si les pierres des vastes ensembles de l'île de Malte ont été extraites de cette île, mais sinon la Sicile est à deux pas. A ma connaissance, personne n'a jamais été dire que les monuments tarxiens prouvent que Malte était rattachée à la Sicile à une date historique...


A droite, les restes d'un palais des îles Mariannes. Ces colonnes n'ont rien de titanesque.


D'autres îles étant d'anciens volcans, comme Ponapé, on peut y trouver du basalte en surface. Le site de Nan-Matal (ci-dessus) est entièrement bâti avec des orgues de basalte (cf la géométrie de ces cailloux).
Si vous trouvez de gros cailloux sur une île d'où ils ne peuvent avoir été extraits, c'est qu'ils sont arrivés là par bateau dans le cadre d'un système traditionnel d'échanges entre ces îles. L'île de Yap est célèbre pour ses pièces de monnaie en pierre pouvant dépasser le mètre de diamètre.
Les explorateurs européens, ayant en tête le souvenir de l'Empire Romain, on toujours eu tendance à attribuer à de grandes civilisations du même modèle les grands monuments. Ainsi les Romains héritèrent de Stonehenge au XVIIIème siècle et des pyramides mayas au XIXème siècle, les explorateurs ne pouvant imaginer que ces pierres furent taillées à coup de silex par un peuple n'ayant pas dépassé le stade de la culture sur brûlis. De même, les mégalithes polynésiens ne sauraient être l'oeuvre de gens vivant dans des paillotes. Avec ce genre de raisonnement, et connaissant le niveau de vie des masses soviétiques dans les années cinquante, à qui attribuer le premier vol dans l'espace ?

Conclusion : le mythe du Paradis Perdu Le Jardin d'Eden n'était pas en Asie mais sur un continent
aujoud'hui englouti dans l'océan Pacifique.

C'est par ces mots en forme d'aveu que débute l'ouvrage Mu, le continent perdu. En fait d'enquête archéologique, la quête churchwardienne est une énième variation sur un thème platonico-biblique après Rousseau et Marx.
Dans cette nébuleuse philosophique, tout commence par des Révélations faites à Blavatsky et à Churchward, comme à leurs prédécesseurs. Alors que Darwin a courru les océans et fait des observations qu'il a rassemblées en un système, Marx n'est jamais sorti de son cabinet. Cela ne l'a pas retenu d'attaquer Darwin sur son système d'évolution lente et d'adaptation progressive alors que le marxisme exige que toute impasse se résolve par un bouleversement. Idem chez Rousseau qui avoue dans son Origine de l'inégalité que son "état de nature" n'a "peut-être jamais existé" mais qu'il est nécessaire à sa démonstration...
Dans la Bible, l'Eden est plus une époque révolue qu'un lieu. Dans la mythologie grecque, le jardin des Hespérides est simplement situé au couchant (espera). L'Atlantide et Mu procèdent de la fusion de ces deux mythes augmentée d'une autre notion d'origine grecque : la civilisation étant supérieure à la barbarie et à l'état de nature, le Paradis Perdu n'a pu être que civilisé.
Comme a dit je ne sais plus qui :
Le fou invente les faits d'après les raisonnements



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Mitra
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MessagePosté le: Mar 4 Sep - 23:38 (2012)    Sujet du message: MU - le le livre de Churchward Répondre en citant

Elucubrations de chunward sans doute mais pour moi , MU est mentionné dans les textes vediques . pas sous le nom de MU
mais celui de lanka et de Trikuta

Liens des occurences trikuta dans le Rig veda :

http://ancientvoice.wikidot.com/vrm:trikuta

Arrow Lanka ( sanscrit : लंका Sri lanka sens "île respecté")

est le nom donné dans la mythologie hindoue à la capitale de l'île forteresse du légendaire roi Ravana dans les grandes epopées le Ramayana et le Mahabharata . La forteresse était située sur un plateau entre les trois sommets connus sous le nom montagnes Trikuta. La ville antique de Lankapura est supposée avoir été brûlée par Lord Hanuman.

Comment ces textes decrive Lanka :

Arrow vrm.3.47

"Nestled on a mountaintop my great city known as Lanka is there in the midst of an ocean and all over encompassed by an ocean.

Nichée sur le haut d'une montagne , ma grande citée connue sous le nom de Lanka , est içi au milieu de l' Océan , et entourée de toute part par un ocean.

Arrow vrm.3.55

three hundred twenty millions of Rakshasas are there in Lanka, omitting the weakish, oldish, youngish Rakshasas.

320 millions de Rakshasas sont içi à Lanka , sans compter les plus faibles, les plus vieux et les plus jeunes

Arrow vrm.3.55

"It is impossible to assail this Lanka even for Indra with all of the Devas and Danavas, as an ocean roundly enshrouds this Lanka which is hundred Yojana s witdthwise.

Il est impossible de prendre d' assault ce Lanka , puisque un ocean circulaire le protège , qui a des centaines de Yojana (unité de mesure) de largeur.

Arrow There is a lavish city in the oceanic island afar a hundred Yojana s all in all from here and it is called Lanka

Il ya une cité sur une ile oceanique [...]
et elle est appelée Lank.

:arrow:vrm.5.6 [...] Elephants, Horses, chariots, to be the jewel of Lanka.
Les elephants , cheveaux et chars sont le bijou de Lanka

etc ... etc... les convergences par rapport au critias et l' atlantide de Platon sont nombreuses d'ailleurs.
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MessagePosté le: Mer 5 Sep - 00:42 (2012)    Sujet du message: MU - le le livre de Churchward Répondre en citant

D'autres occurences conernant la cité de lanka:
http://ancientvoice.wikidot.com/vrm:lanka

Les 3 pics ou montagnes / Iles sont celle des Atlantes, des Sumériens et des Dravidiens.
C'est je pense là meme histoire mais avec une contextualisation géographique et des noms qui différent selon les sources
mais c'ets bien l' histoire d'une civilisation antédiluvienne hyper puissante en tout cas et qui a rayonné sur le monde passé.

Je l'avais déjà abordé dans ce sujet :

http://histoiresecrete.leforum.eu/t334-l-Explication-d-un-symbole-atlante-a…

D'ailleurs ça m' a valu quelques querelles passé mais je reste persuadé que le mythe atlante prend ses racines dans une mythologie IE bine plus ancienne et que celle çi doit etre rapproché ou comparée avec le Jambu dvipa indien.
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MessagePosté le: Mer 5 Sep - 01:42 (2012)    Sujet du message: MU - le le livre de Churchward Répondre en citant

Pourquoi pour toi Lanka ne serait-il pas le Sri Lanka ?
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Mitra
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MessagePosté le: Mer 5 Sep - 10:30 (2012)    Sujet du message: MU - le le livre de Churchward Répondre en citant

La Localisation en plein ocean (entouré d'un ocean circulaire) . ce n'ets pas le cas du sri-lanka qui ets vraiment tout proche
des cotes du sous continent indien , meme sans dout visible de clles ci par beau temps. (cf le pont "d'adam" - aflleurements rocheux a partiellemnt submergé ,qui lie quasiment le sri lanka à l' Inde)

Le nombre d' habitants indiqués dans les tetxes sacrés (pas loin du milliard d'habitants dont 320 millions en age d'etre soldats). je ne pense pas que le sri-lanka ait atteint ce nombre d epopulation dans le passé.
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Mitra
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MessagePosté le: Mer 5 Sep - 12:17 (2012)    Sujet du message: MU - le le livre de Churchward Répondre en citant

Sans exagerer je peux citer une centaine de point commun entre Inde / asie du Sud Est et Amerique centrale / amerique du Sud

On peut y voir soit les vestiges d'un continent commun qui aurait rayonné dans ses 2 zones ( c'est el cas pour chunward et Mu) , soit des explorations maritimes des Asiatiques vers les continents meso -et sud americains.

J'avais commencé à les lister mais devant le scepticisme général j'ai stoppé cette demarche qui s'apparatit à precher dans le desert.

Juste pour le plaisir et pour comparaison visuelle immediate:

par exemple Pyramide de Chichen Itza (Maya- Yucatan - Mexique)

par exemple Chandi Sukuh Hindu Temple de Bhima du Mahabharata en Indonesie.


Dernière édition par Mitra le Mer 5 Sep - 12:29 (2012); édité 1 fois
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MessagePosté le: Mer 5 Sep - 12:25 (2012)    Sujet du message: MU - le le livre de Churchward Répondre en citant

ou encore:

Mitra a écrit:
Temple à KANKON (Inde)



Temple à Palenque (mexique)



KANKON Arrow CANCUN (mexique) ancien orthographe KANKUN
PALENQUE (cité maya) Arrow en Tamil PAL LANKA (signifie protectorat de Lanka)
CHETUMAL (mexique / belize) Arrow KETUMALA (le port d'arrivée à patala)
BELIZE Arrow BELISHA ( Dieu Shiva)
YAXILAN (site maya - YAKHSILAN) Arrow Yakhsà (Ceylan en sanskrit)
CEREN (ruines El savador) Arrow CEREN à Ceylan
Shikalanka (Xicalanca) Arrow Shikalam (Ceylan en tamil)
Etc ... Etc...
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dedale


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MessagePosté le: Lun 12 Nov - 02:36 (2012)    Sujet du message: MU - le le livre de Churchward Répondre en citant

Citation:
Je ne sais pas ce qu'est le cara (et vous non plus).


Ce n'est pas très clair :
- Je ne suis pas sûr que cela soit une langue, un idiome maya.
- C'est très probablement un Dit, un parlé, maya (avec certaines expressions particulières).
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Mitra
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MessagePosté le: Lun 12 Nov - 14:33 (2012)    Sujet du message: MU - le le livre de Churchward Répondre en citant

J'ai l'impression que Mu et l' atlantide ne sont qu'un seul et meme lieu.
Si ce n'est que dans la version asiatique / pacifique et orientale il s'agit de MU (Lanka)

Et que dans la version mediterranéene / occidentale cela devient Poseidonia / Atlantide
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 02:06 (2016)    Sujet du message: MU - le le livre de Churchward

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