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La proto histoire vu par les antiques

 
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Mitra
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MessagePosté le: Mar 12 Fév - 08:35 (2013)    Sujet du message: La proto histoire vu par les antiques Répondre en citant


[/quote]

Au niveau géographique ce n'était pas trop ça... mais au niveau Historique qu'en était il de leur représentation du passé ?


On pourrait faire des thèses sur ce que connaissaient ou s'imaginaient les antiques de l' histoire d el' humanité
qui les avait précédé.
Personnellement je trouve que tout est dit dans cet extrait des metamorphoses d' Ovide. Du mesolthique à l'age de fer , les anciens
temoignent de leur connaissances et ressenti dans ce magnifique texte:


Le premier âge fut l’âge d’or où, de lui-même, sans lois et sans contrainte, l’homme observait la justice et la vertu. On ne connaissait alors ni les supplices ni la crainte des supplices ; on ne lisait point, gravée sur l’airain, la menace des lois, et la foule suppliante ne tremblait pas devant un juge inutile encore à la sûreté des hommes. On n’avait pas encore vu le pin arraché des montagnes, descendre sur la plaine liquide, pour visiter des climats étrangers ; les peuples ne connaissaient d’autres rivages que ceux de leur patrie, et des fossés profonds n’entouraient point les cités. On n’entendait pas résonner l’airain de la trompette allongée ou du clairon recourbé ; sans casques, sans glaives, sans soldats, les hommes goûtaient les doux loisirs d’une tranquille paix. Vierge encore et respectée des râteaux, la terre ne sentait pas encore la blessure du soc, et donnait ses fruits d’elle-même. Satisfaits des présents que la culture n’avait pas arrachés de son sein, les hommes cueillaient les fruits de l’arbousier, la fraise des montagnes, les baies du cornouiller, la mûre attachée aux ronces épineuses, ou ramassaient les glands tombés de l’arbre immense de Jupiter. Le printemps était éternel, et la tiède haleine de Zéphir caressait doucement les fleurs écloses sans semence. La terre n’attendait pas, pour produire, les soins du laboureur, et les champs, sans repos, se chargeaient de jaunes et abondantes moissons. Des fleuves de lait, des fleuves de nectar coulaient dans les campagnes, et le miel distillait en longs ruisseaux de l’écorce des chênes.



Mais lorsque Jupiter eut précipité Saturne dans les sombres abîmes du Tartare, et soumis le monde à ses lois, cette victoire amena l’âge d’argent, moins heureux que l’âge d’or, mais préférable à l’âge d’airain. Jupiter abrégea la durée de l’antique printemps, et dès lors, l’hiver, l’été, l’inégal automne et le trop court printemps partagèrent l’année en quatre saisons. Pour la première fois, l’air s’embrasa de chaleurs dévorantes, et l’eau se durcit au souffle glacé des vents. Pour la première fois, on chercha des abris, et ces abris furent des antres, d’épais buissons ou des claies entrelacées d’écorce. On ensevelit les semences dans de longs sillons et le poids du joug fit gémir les taureaux pour la première fois.


À ces deux âges, succéda l’âge d’airain : la race qu’il vit naître, plus farouche, plus prompte à prendre les armes, n’était point encore criminelle : le dur âge de fer fut le dernier. Dans ce siècle formé d’un métal pire que l’airain, tous les crimes envahirent la terre : on vit s’enfuir la pudeur, la vérité, la bonne foi, et régner à leur place, la fraude, la ruse, la trahison et la violence, et la coupable soif des richesses. Le nautonier livra ses voiles aux vents qu’il connaissait mal encore ; les arbres qui, depuis si longtemps, couronnaient immobiles le sommet des montagnes, allèrent, transformés en navires, insulter des flots inconnus ; la terre autrefois commune à tous, comme les airs et la lumière du soleil, vit l’arpenteur prudent tracer un long sillon et marquer des limites. Ce ne fut point assez pour l’homme de demander aux champs les moissons et les fruits, tribut naturel de leur fécondité ; il osa fouiller jusques au fond des entrailles de la terre, et en retirer ces trésors que la nature avait cachés aux confins du Ténare, et qui ne servent, hélas ! que d’aliments à nos maux. Déjà le fer coupable et l’or plus coupable encore que le fer, paraissent au jour ; avec eux paraît aussi la guerre, qui se sert de ces deux métaux pour combattre, et secoue d’une main ensanglantée des armes retentissantes. On ne vit plus que de rapine ; l’hôte n’est plus en sûreté auprès de son hôte, le beau-père auprès de son gendre ; les frères mêmes sont rarement unis : l’époux trame la mort de son épouse, l’épouse celle son mari : les cruelles marâtres distillent les sucs mortels de la ciguë ; le fils accuse la durée des jours de son père ; les droits du sang sont foulés aux pieds ; et, de toutes divinités, la vierge Astrée quitte la dernière le séjour de la terre, que le meurtre a souillée de sang.


Le ciel lui-même ne devait pas être un asile plus assuré que la terre : les géants osèrent, dit-on, l’attaquer, et se frayer un chemin jusqu’aux astres, en entassant montagnes sur montagnes. Alors le maître des dieux foudroya l’Olympe et fit crouler Pélion élevé sur Ossa. Les coups monstrueux des géants furent ensevelis sous les masses que leurs mains avaient amoncelées ; on raconte qu’abreuvée du sang de ses enfants, et dans la crainte de voir périr les dernier rejetons de cette race cruelle, la terre anima ce sang fumant encore et en fit naître des hommes, race impie comme la première, et qui par sa violence et sa soif du carnage révélait sa sanglante origine.
Du haut de son céleste palais, le fils de Saturne voit les crimes de la terre ; il gémit et se rappelant l’horrible festin de Lycaon, le souvenir d’un crime trop récent encore pour être connu, allume dans son cœur un courroux extrême, digne du maître des dieux. Il les convoque ; aussitôt ils s’assemblent à sa voix. Il est au haut des cieux une voie que signale sa blancheur éclatante quand l’air est pur et sans nuages : on la nomme Lactée : c’est le chemin qui conduit les dieux à l’auguste séjour du maître du tonnerre : on voit aux deux côtés s’ouvrir à deux battants les portiques des dieux patriciens : l’Olympe a semé loin de là les demeures de ses plébéiens ; à l’entrée de l’avenue, les plus puissants des immortels ont fixé leurs illustres pénates. Ce lieu, si la hardiesse est permise à mon langage, figure dans les cieux le palais de César.
Lorsque les dieux ont pris place sur des sièges de marbre, assis lui-même sur un trône plus élevé, et s’appuyant sur son sceptre d’ébène, Jupiter agite par trois fois sa redoutable chevelure, et trois fois la terre et la mer et les cieux mêmes en sont ébranlés ; alors, son indignation s’exhale en ces termes : « Oui, je fus moins alarmé pour le royaume du monde, lorsque les géants aux pieds de reptile menacèrent de leurs cent bras le ciel assiégé. C’étaient de terribles ennemis, mais cette guerre n’avait pour cause qu’un seul crime et pour soutien qu’une seule race. Je ne vois aujourd’hui que coupables, dans toute l’étendue que Nérée embrasse de ses ondes bruyantes, et c’est le genre humain qu’il me faut perdre tout entier ; j’en jure par les fleuves souterrains qui coulent à travers les bois infernaux, j’ai tout tenté pour son salut : mais il faut trancher avec le fer une plaie incurable, de peur qu’elle ne gagne les membres encore sains. Je tiens sous mon empire les demi-dieux et les divinités champêtres, les Nymphes, les Faunes, les Satyres, et les Sylvains habitants des montagnes : s’ils ne sont point encore admis au partage de nos célestes honneurs, laissons-les du moins jouir en paix de l’asile que nous leur avons donné sur la terre. Et pouvez-vous croire qu’ils y soient en sûreté, quand j’ai vu, moi, le maître de la foudre et le vôtre, dressées contre moi-même les embûches de Lycaon, ce monstre que vous connaissez ? »
Tous les dieux frémissent à ces mots, et brûlent de punir cet attentat sacrilège : ainsi, lorsqu’une main impie, acharnée à la perte de César, entreprit d’éteindre, dans son sang, l’éclat du nom romain, un si funeste dessein jeta la consternation et l’effroi dans toutes les âmes ; tout l’univers en tressaillit d’horreur, et l’amour de tes peuples ne te fut pas moins doux, ô César, que le zèle des Dieux ne le fut à Jupiter. Il apaise les murmures du geste et de la voix ; on se tait, et, le respect imposant silence à l’indignation, il reprend son discours en ces mots : « Le coupable est puni : rassurez-vous. Apprenez à la fois et le crime et la vengeance. Le bruit de l’iniquité des hommes avait frappé mes oreilles : je souhaitais qu’il fût mensonger, et, descendant des hauteurs de l’Olympe, je cache ma divinité sous les traits d’un mortel, et je parcours la terre. Il serait trop long d’énumérer les crimes dont je fus le témoin : la réalité dépassait encore les plus funestes récits. J’avais franchi le Ménale, horrible repaire de bêtes féroces, le Cyllène et les forêts de pins du froid Lycée. Arrivé en Arcadie, je pénètre dans la demeure inhospitalière du tyran, à l’heure où le crépuscule annonce la nuit qui s’avance. Je révélai par des signes certains la présence d’un dieu, et déjà le peuple en prière me rendait hommage : Lycaon se rit de leur pieuse crédulité. « Je vais, dit-il, m’assurer s’il est dieu ou mortel, et l’épreuve ne sera pas douteuse ». Il s’apprête à me surprendre la nuit dans les bras du sommeil et à m’ôter la vie. Voilà l’épreuve qui plaît au perfide. Non content du trépas qu’il m’apprête, il égorge un des otages que lui avaient envoyés les Molosses vaincus, fait bouillir une partie des membres palpitants de la victime, livre le reste à l’ardeur de la flamme, et ces mets exécrables sont ensemble servis devant moi. Aussitôt ma foudre vengeresse fait crouler son palais sur ses pénates bien dignes d’un tel maître. Il fuit épouvanté ; il veut parler ; mais en vain : ses hurlements troublent seuls le silence des campagnes ; sa gueule s’arme de la rage qu’il avait dans le cœur, et, toujours affamé de carnage, il tourne sa furie contre les troupeaux, et jouit encore du sang qu’il fait couler. Le poil remplace ses vêtements ; ses bras deviennent des jambes ; loup cruel, il conserve quelques restes de sa forme première : la couleur grisâtre de ses cheveux a passé dans son poil ; le visage farouche, les yeux ardents, tout en lui respire cette férocité qui lui fut naturelle. Une seule maison venait de périr ; mais plus d’une maison méritait le même sort : la cruelle Érinnys étend son empire sur toute la terre. On dirait que les hommes se sont voués au crime par serment : qu’ils périssent tous sur-le-champ ; ils l’ont tous mérité ; j’en ai porté l’arrêt irrévocable ! »


Les dieux approuvent les paroles de Jupiter, ceux-ci par de bruyantes acclamations, et en excitant son courroux, ceux-là par un muet assentiment ; mais la perte du genre humain est pour tous un sujet de douleur. Que deviendra la terre, veuve de ses habitants ? Qui désormais brûlera l’encens sur leurs autels ? Va-t-il donc livrer le monde à la fureur des bêtes féroces ? Le souverain des Dieux se charge de pourvoir à tout : il fait cesser leurs demandes et leur inquiétude, en leur promettant une nouvelle race, différente de la première, et dont l’origine sera merveilleuse.
Déjà prêt à foudroyer toute la terre, il craint que tant de feux partout allumés n’embrasent la voûte des cieux, et ne consument l’axe du monde dans toute son étendue. Il se souvient que les Destins ont fixé dans l’avenir un temps où la mer et la terre et le palais des cieux seront dévorés par les flammes, où la machine merveilleuse du monde s’abîmera dans un vaste embrasement. Il dépose ses traits forgés de la main des Cyclopes, et choisit un autre genre de châtiment : il veut engloutir le genre humain sous les eaux, qui, de toutes les parties du ciel, se répandront en torrents sur la terre. Il enferme soudain dans les antres d’Éole l’Aquilon et tous les vents qui dissipent les nuages, et ne laisse que l’Autan en liberté. L’Autan vole, porté sur ses ailes humides : son visage terrible est couvert d’un épais et sombre nuage, sa barbe est chargée de brouillards, sur son front s’assemblent les nuées ; l’eau ruisselle de ses cheveux blancs, de ses ailes et de son sein. Dès que sa main a pressé les nuages suspendus dans les airs, un grand bruit se fait entendre, et des torrents de pluie s’échappent du haut des cieux. La messagère de Junon, parée de ses mille couleurs, Iris aspire les eaux de la mer et alimente les nuages. Les moissons sont renversées, les espérances du laboureur détruites sans retour, et, dans un instant, périt tout le fruit de l’année et de ses longs travaux. Les eaux qui tombent du ciel ne suffisent pas à la colère de Jupiter : le roi des mers, son frère, lui prête le secours de ses ondes. Il convoque les dieux des fleuves, et, dès qu’ils sont entrés dans son palais : « Qu’est-il besoin de longs discours ? dit-il. Il s’agit de déployer toutes vos forces : allez, ouvrez vos sources, renversez vos digues, et donnez carrière à vos flots déchaînés ». Il parle : on obéit, et les fleuves, forçant les barrières qui retiennent leurs eaux, précipitent vers la mer leur course impétueuse. Neptune lui-même frappe la terre de son trident : elle tremble, et les eaux s’élancent de leurs gouffres entr’ouverts. Les fleuves débordés roulent à travers les campagnes, entraînant ensemble dans leur course les plantes et les arbres, les troupeaux, les hommes, les maisons et les sanctuaires des dieux, avec leurs saintes images. Si quelque édifice reste encore debout et résiste à la fureur des flots, l’onde en couvre bientôt le faîte, et les plus hautes tours sont ensevelies dans un profond abîme. Déjà la terre ne se distinguait plus de l’Océan : la mer était partout, et la mer n’avait pas de rivages. L’un gagne le sommet d’une colline, l’autre se jette dans un esquif, et promène la rame dans le champ où naguère il conduisait la charrue. Celui-ci passe dans sa nacelle au-dessus de ses moissons ou de sa maison submergée ; celui-là trouve des poissons sur la cime d’un ormeau. Si l’ancre peut être jetée, c’est dans l’herbe d’une prairie qu’elle va s’arrêter ; les barques s’ouvrent un chemin sur les coteaux qui portaient la vigne ; les phoques monstrueux reposent dans les lieux où paissaient les chèvres légères. Les Néréides s’étonnent de voir au fond des eaux, des bois, des villes, des palais ; les dauphins habitent les forêts, et bondissent sur la cime des chênes qu’ils ébranlent par de violentes secousses. On voit nager le loup au milieu des brebis ; les flots entraînent les lions et les tigres farouches ; également emportés, les sangliers ne peuvent trouver leur salut dans leur force, ni les cerfs dans leur vitesse. Las de chercher en vain la terre pour y reposer ses ailes, l’oiseau errant se laisse tomber dans la mer. L’immense débordement des eaux couvrait les montagnes, et, pour la première fois, leurs sommets étaient battus par les vagues. La plus grande partie du genre humain périt dans les flots : ceux que les flots ont épargnés deviennent les victimes du supplice de la faim.


L’Attique est séparée de la Béotie par la Phocide, contrée fertile avant qu’elle fût submergée ; mais alors, confondue tout à coup avec l’Océan, ce n’était plus qu’une vaste plaine liquide. Là s’élève jusqu’aux astres un mont dont la double cime se perd au sein des nues : le Parnasse est son nom ; c’est sur cette montagne, seul endroit de la terre que les eaux n’eussent pas couvert, que s’arrêta la faible barque qui portait Deucalion et sa compagne. Ils adorent d’abord les Nymphes de Coryce, les autres dieux du Parnasse, et Thémis, qui révèle l’avenir, et qui rendait alors ses oracles en ces lieux. Jamais homme n’eut plus de zèle que Deucalion pour la vertu et pour la justice, jamais femme n’eut pour les dieux plus de respect que Pyrrha. Quand Jupiter a vu le monde changé en une vaste mer, et que de tant de milliers d’hommes, de tant de milliers de femmes qui l’habitaient, il ne reste plus qu’un homme et qu’une femme, couple innocent et pieux, il écarte les nuages, ordonne à l’Aquilon de les dissiper, et découvre la terre au ciel et le ciel à la terre.
Cependant le courroux de la mer s’apaise, le souverain des eaux dépose son trident et rétablit le calme dans son empire. Voyant, au-dessus des profonds abîmes, Triton, dont les épaules d’azur se couvrirent en naissant d’écailles de pourpre, il l’appelle et lui commande d’enfler sa conque bruyante, et de donner aux ondes et aux fleuves le signal de la retraite ; soudain, Triton saisit ce clairon creux et recourbé, qui va toujours s’élargissant par d’obliques détours, ce clairon terrible, qui, lorsqu’il sonne du milieu de l’Océan, fait retentir de sa voix les rivages où le soleil et se lève et se couche. Dès que la conque eut touché les lèvres humides du Dieu dont la barbe distille l’onde, et transmis en résonnant les ordres de Neptune, les flots de l’Océan et ceux des fleuves l’entendirent, et tous se retirèrent. Déjà la mer a retrouvé ses rivages ; les fleuves décroissent et rentrent dans leur lit, assez large pour les contenir tout entiers ; les collines semblent sortir des eaux, la terre surgit par degrés, et paraît s’élever à mesure que les eaux s’abaissent ; si longtemps cachés sous les flots, les arbres découvrent leurs têtes dépouillées de feuillage, et chargées encore de limon. Le monde était enfin rendu à lui-même.

Ovide - les metamorphoses -

Tout est dit dans ce texte: mesoltihique - chassuer cueilleur - rechauffement climatique - debut du neolithique - sedentariation - progres d l' agriculture - stockage des recoltes - premières tensions territoriales - debut de la metallurgie - premieres guerres - age de bronze - developpement du maritime - developpement des inegalités sociales - violences généralisées - deluge(s) et cataclysmes.
Une vision des différentes phases de la proto histoire qui le semble plutot bien illustrées non ?


Dernière édition par Mitra le Jeu 3 Avr - 16:16 (2014); édité 1 fois
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MessagePosté le: Mar 12 Fév - 08:35 (2013)    Sujet du message: Publicité

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Mitra
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MessagePosté le: Mar 12 Fév - 12:23 (2013)    Sujet du message: La proto histoire vu par les antiques Répondre en citant

La description que fait Ovide(sans doute a partir de sources plus anciennes) du deluge me paraisse être les consequences environementale de l'explosion d'un volcan (eloigné toutefois du lieu de l'explosion puisqu'il ne parle pas de feu ou d retombées de cendres ou de pierre) mais suffisament proche pour en subir les bouleversements et l'ond de choc.

il veut engloutir le genre humain sous les eaux, qui, de toutes les parties du ciel, se répandront en torrents sur la terre. Il enferme soudain dans les antres d’Éole l’Aquilon et tous les vents qui dissipent les nuages, et ne laisse que l’Autan en liberté.

Arrow Après l'explosion d'un gros volcan , les fumées, gaz sulfurique , etc montent à des dizaines de km de hauteur dans le ciel.
et forme d'epaisses couches de ce qu'ovide nomment "nuages" qui ne se dissipent pas - du fait ils pensent que les vents ont été "emprisonnés" puisque ce ciel saturé de nuage reste.

L’Autan vole, porté sur ses ailes humides : son visage terrible est couvert d’un épais et sombre nuage, sa barbe est chargée de brouillards, sur son front s’assemblent les nuées ; l’eau ruisselle de ses cheveux blancs, de ses ailes et de son sein. Dès que sa main a pressé les nuages suspendus dans les airs, un grand bruit se fait entendre, et des torrents de pluie s’échappent du haut des cieux.

Arrow Consequence immediate de cet amoncelement -=> changement du climat qui devient plus froid et plus humide.
la charge en gaz peut entrainer de violents orages et l'evacuation de l' humidité par des pluies importantes (dont pluies acides)
Ceci me semble etre tres bien decrit par Ovide

La messagère de Junon, parée de ses mille couleurs, Iris aspire les eaux de la mer et alimente les nuages. Les moissons sont renversées, les espérances du laboureur détruites sans retour, et, dans un instant, périt tout le fruit de l’année et de ses longs travaux.

Arrow les consequences sont evidmment desastreuses pour l' agriculture.

Les eaux qui tombent du ciel ne suffisent pas à la colère de Jupiter : le roi des mers, son frère, lui prête le secours de ses ondes. Il convoque les dieux des fleuves, et, dès qu’ils sont entrés dans son palais : « Qu’est-il besoin de longs discours ? dit-il. Il s’agit de déployer toutes vos forces : allez, ouvrez vos sources, renversez vos digues, et donnez carrière à vos flots déchaînés ». Il parle : on obéit, et les fleuves, forçant les barrières qui retiennent leurs eaux, précipitent vers la mer leur course impétueuse. Neptune lui-même frappe la terre de son trident : elle tremble, et les eaux s’élancent de leurs gouffres entr’ouverts. Les fleuves débordés roulent à travers les campagnes, entraînant ensemble dans leur course les plantes et les arbres, les troupeaux, les hommes, les maisons et les sanctuaires des dieux, avec leurs saintes images. Si quelque édifice reste encore debout et résiste à la fureur des flots, l’onde en couvre bientôt le faîte, et les plus hautes tours sont ensevelies dans un profond abîme. Déjà la terre ne se distinguait plus de l’Océan : la mer était partout, et la mer n’avait pas de rivages. L’un gagne le sommet d’une colline, l’autre se jette dans un esquif, et promène la rame dans le champ où naguère il conduisait la charrue.

Arrow L'explosion d'un gros volcan et l' effrondrement de sa caldera s'il se situe sur une ile entraine de façon invariable un raz de marée ou tsunami qui atteind les rivages continenatux avec un temps de décalage.

Ovide décrit tres bien ce qui ressemble a un raz de marée / tsunami avec même une remontée des vagues le long des fleuves .

Mon opinion est que cette description ne peut pas etre que " poétique" , elle est suffisament précise et caractéristique pour penser ques des hommes ont subi et temoigné , içi en Grèce, des consequences d' une explosion volcanique en méditerranée. Je pense en particulier à celle de Thera (Santorin) qui est attestée par les scientifiques et estimée ente - 1650 et - 1600 av JC.
Cette eruption a été suffisament consequente pour a voir des repercution climatiques néfastes sur les arbres et evegetaux jusqu'en Irlande ou en Chine (prouvée par l'etude dendrologique. par la dendrologie , l'evenement est estimé vers - 1628 ).
Ce changement climatique qui affecte tout l' hemisphere nord est également demontré dans les carottes extrait des glaces du groenland.
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Mitra
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MessagePosté le: Jeu 14 Fév - 23:43 (2013)    Sujet du message: La proto histoire vu par les antiques Répondre en citant

A posterio de mon post j'ai  vu que l'explosion du volcan Thera (Santorin)  etait une hypothèse assez suivie  pour expliquer la fin
de l' atlantide egalement ou pour la description de "deluge" dans le contexte méditérrannéen (deucalion comme je l'ai fait içi).
Il pourrait eventuellement eclairer un passage de ce qui reste à ce jour un mythe : l'exode des Hebreux et les " 10 plaies d'egypte"

Les Météorologiques d'Aristote gardent aussi une trace de l'événement qui s'est abattu « surtout sur les contrées helléniques, et parmi elles sur la vieille Hellade». Il faut cependant attendre ce passage des Métamorphoses d'Ovide pour avoir le premier récit complet des événements.
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soucolline


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MessagePosté le: Ven 15 Fév - 05:18 (2013)    Sujet du message: La proto histoire vu par les antiques Répondre en citant

Ovide et Phaestos....j'en avais parlé à une époque.
Il sufit de relire le vieux prêtre égyptien dans le Timée pour savoir ce que c'était.
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Mitra
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MessagePosté le: Mer 20 Fév - 08:42 (2013)    Sujet du message: La proto histoire vu par les antiques Répondre en citant

Datation du deluge du Deucalion

Africanus cité par Syncellus à partir d'un fragment de l' histoire egyptienne de Manethon , indique que c'est au cours du reigne
du 6 eme Pharaon (Misphragmuthosis*) de la XVIII eme dynastie qu' a eu lieu le deluge de Deucalion

* c'ets à dire Tuthmosis III. dont le regne selon les egyptologues est datable dans ces fourchettes là:

-1504 à -1452 (selon D. B. Redford)
-1504 à -1450 (selon E. F. Wente, van Siclen)
-1490 à -1436 (selon E. Hornung, R. A. Parker, A. H. Gardiner)
-1479 / -1478 à -1425 (selon J. von Beckerath, le British Museum, J. Málek, N. Grimal, Murnane, D. Arnold, I. Shaw, K. A. Kitchen, R. Krauss, C. Aldred)
-1479 à -1424 (selon A. D. Dodson)
-1467 à -1413 (selon H. W. Helck)

Pour memo : explosion du Volcan thera : autour de - 1628 selon nos sciences modernes.
A priori explosion du volcan thera et deluge de Deucalion ne serait pas liés .
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 11:20 (2017)    Sujet du message: La proto histoire vu par les antiques

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