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L'histoire de la magie
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Mitra
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MessagePosté le: Sam 19 Fév - 12:00 (2011)    Sujet du message: L'histoire de la magie Répondre en citant




Sujet en construction Arrow Etude basée sur les ouvrages d' Eliphas Levi


Dernière édition par Mitra le Sam 19 Fév - 13:28 (2011); édité 1 fois
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MessagePosté le: Sam 19 Fév - 12:00 (2011)    Sujet du message: Publicité

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Mitra
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MessagePosté le: Sam 19 Fév - 13:02 (2011)    Sujet du message: L'histoire de la magie Répondre en citant

Ce que signifie Aleph :

Aleph dont 'équivalent en latin et en français est A, la valeur numérale 1 signifie le récipiendaire, l'homme appelé à l'initiation, l'individu habile (le bateleur du tarot), qu'il signifie aussi la syllepse dogmatique (disciplina), l'être dans sa conception générale et première (Ensoph); enfin l'idée première et obscure de la divinité exprimée par keter (la couronne) dans la théologie kabbalistique

En decouvrant ce sujet vous êtes vous aussi un Aleph Very Happy

Pour bien apprehender ce sujet il faut comprendre que pour les anciens , la Magie comme les mathématiques, etait la science exacte et absolue de la nature et de ses lois.

Les "Rois Mages" et l' Etoile

La magie est la science des anciens mages; et la religion chrétienne, qui a imposé et fait cesser tous les prestiges des faux dieux, révère néanmoins elle-même ces mages qui vinrent de l'Orient, guidés par une étoile, pour adorer le Sauveur du monde dans son berceau.

La tradition donne encore à ces mages le titre de rois, parce que l'initiation à la magie constitue une véritable royauté, et parce que le grand art des mages est appelé par tous les adeptes: l'art royal, ou le saint royaume, sanctum regnum.

L'étoile qui les conduit est cette même étoile flamboyante dont nous retrouvons l'image dans toutes les initiations. C'est pour les alchimistes le signe de la quintessence, pour les magistes le grand arcane, pour les kabbalistes le pentagramme sacré.

La Magie, une science cachée ?

La Magie a toujours été connue, mais seulement par des intelligences d'élite, qui ont compris la nécessité de se taire et d'attendre. La magie était la science d'Abraham et d'Orphée, de Confucius et de Zoroastre. Ce sont les dogmes de la magie qui furent sculptés sur des tables de pierre par Hénoch et par Trismégiste. Moïse les épura et les revoila, c'est le sens du mot révéler. Il leur donna un nouveau voile lorsqu'il fit de la sainte Kabbala l'héritage exclusif du peuple d'Israël et le secret inviolable de ses prêtres, les mystères d'Éleusis et de Thèbes en conservèrent parmi les nations quelques symboles déjà altérés, et dont la clef mystérieuse se perdait parmi les instruments d'une superstition toujours croissante.

Jérusalem tant de fois offerte aux faux dieux des Syriens et des Babyloniens, avait perdu à son tour la parole sainte, quand un sauveur, annoncé aux mages par l'étoile sacrée de l'initiation, vint déchirer le voile usé du vieux temple pour donner à l'Église un nouveau tissu de légendes et de symboles qui cache toujours aux profanes, et conserve aux élus toujours la même vérité Exclamation

C'était le souvenir de cet absolu scientifique et religieux, de cette doctrine alternativement perdue et retrouvée, qui se transmettait aux élus de toutes les initiations antiques; c'était ce même souvenir, conservé ou profané qui devenait pour toutes les associations secrètes des rose-croix, des illuminés et des francs-maçons, la raison de leurs rites bizarres, de leurs signes plus ou moins conventionnels, et surtout de leur dévouement mutuel et de leur puissance. Les doctrines et les mystères de la magie ont été profanés.
Les gnostiques ont fait proscrire la gnose par les chrétiens et le sanctuaire officiel s'est fermé depuis à la haute initiation. et les désordres du sanctuaire se sont reproduits dans l'État...
Les magiciens de Pharaon faisaient d'abord les mêmes prodiges que Moïse. L'instrument dont ils se servaient était donc le même, l'inspiration seule était différente....
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Mitra
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MessagePosté le: Sam 19 Fév - 13:26 (2011)    Sujet du message: L'histoire de la magie Répondre en citant


Les Origines de la Magie


C'est dans le livre des Secret d' Henoch qu' on peut "historiquement" comprendre d'ou vient la Magie pour les anciens.

Il y eut, dit le livre apocryphe d'Hénoch, des anges qui se laissèrent tomber du ciel pour aimer les filles de la terre. Ils prirent des épouses avec lesquelles ils se mêlèrent, leur enseignant la magie, les enchantements et la division des racines et des arbres.


Amazarac enseigna tous les secrets des enchanteurs, Barkaial fut le maître de ceux qui observent les astres, Akibéel révéla les signes et Azaradel le mouvement de la lune.» etc...

Ce récit du livre kabbalistique d'Hénoch, est le récit de cette profanation des mystères de la science et nous voyons représenter sous une autre image , l'histoire du péché d'Adam.

Les anges, les fils de Dieu, dont parle Hénoch, c'étaient les initiés à la magie, puisque après leur chute ils l'enseignèrent aux hommes vulgaires par l'entremise des femmes indiscrètes. ils aimèrent les femmes et se laissèrent surprendre les secrets de la royauté et du sacerdoce.

Alors la civilisation primitive s'écroula, les géants, c'est-à-dire les représentants de la force brutale et des convoitises effrénées, se disputèrent le monde qui ne put leur échapper qu'en s'abîmant sous les eaux du déluge où s'effacèrent toutes les traces du passé.

Ce déluge figurait la confusion universelle où tombe nécessairement l'humanité lorsqu'elle a violé et méconnu les harmonies de la nature.

Le péché de Samyasa et celui d'Adam se ressemblent, tous deux sont entraînés par la faiblesse du coeur, tous deux profanent l'arbre de la science et sont repoussés loin de l'arbre de vie.

La tradition attribue à Hénoch l'invention des lettres.
C'est donc à lui que remontent les traditions consignées dans le Sepher Jézirah, ce livre élémentaire de la kabbale, dont la rédaction suivant les rabbins, serait du patriarche Abraham, l'héritier des secrets d'Hénoch et le père de l'initiation en Israël.

Hénoch parait donc être le même personnage que l'Hermès trismégiste des Égyptiens, et le fameux livre de Thot, écrit tout en hiéroglyphes et en nombres, serait cette bible occulte et pleine de mystères, antérieure aux livres de Moïse

Quoi qu'il en soit, il nous resterait d'Hénoch deux livres, l'un hiéroglyphique, l'autre allégorique. L'un contenant les clefs hiératiques de l'initiation, l'autre l'histoire d'une grande profanation qui avait amené la destruction du monde et le chaos après le règne des géants.

Arrow Supposez un instant qu'il existe, en effet, une force dont on peut s'emparer et qui soumet à la volonté de l'homme les miracles de la nature? Dites-nous maintenant si l'on peut confier aux brutalités cupides les secrets de la sympathie et des richesses; aux intrigants l'art de la fascination, à ceux qui ne savent pas se conduire eux-mêmes l'empire sur les volontés?... On est effrayé lorsqu'on songe aux désordres que peut entraîner une telle profanation. Il faudra un cataclysme pour laver les crimes de la terre quand tout se sera abîmé dans la boue et dans le sang. Eh bien! voilà ce que nous révèle l'histoire allégorique de la chute des anges dans le livre d'Hénoch, voilà le péché d'Adam et ses suites fatales. Voilà le déluge et ses tempêtes; puis plus tard, la haute malédiction de Chanaan. La révélation de l'occultisme est figurée par l'impudence de ce fils qui montre la nudité paternelle. L'ivresse de Noé est une leçon pour le sacerdoce de tous les temps. Malheur à ceux qui exposent les secrets de la génération divine aux regards impurs de la foule! tenez le sanctuaire fermé, vous qui ne voulez pas livrer votre père endormi à la risée des imitateurs de Cham!

Telle est, sur les lois de la hiérarchie humaine, la tradition des enfants de Seth.
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Mitra
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MessagePosté le: Sam 19 Fév - 16:08 (2011)    Sujet du message: L'histoire de la magie Répondre en citant

La Magie des Mages ou les Mystères de Zoroastre

Zoroastre est très probablement un nom symbolique, comme celui de Thot ou d'Hermès. Eudoxe et Aristote le font vivre six mille ans avant la naissance de Platon; d'autres, au contraire, le font naître cinq cents ans avant la guerre de Troie. Les uns en font un roi de la Bactriane, les autres affirment l'existence de deux ou de trois Zoroastres différents.
Il y a, en effet, deux Zoroastres, c'est-à-dire, deux révélateurs, l'un fils d'Oromase et père d'un renseignement lumineux, l'autre fils d'Arimane et auteur d'une divulgation profane; Zoroastre est le Verbe incarné des Chaldéens, des Mèdes et des Perses. Sa légende semble une prédiction de celle du Christ, et il a dû avoir aussi son antéchrist, suivant la loi magique de l'équilibre universel.

Les dogmes du vrai Zoroastre sont les mêmes que ceux de la pure kabbale, et ses idées sur la divinité sont les mêmes que celles des Pères de l'Église. Les noms seuls diffèrent: ainsi il nomme triade ce que nous appelons trinité, et dans chaque nombre de la triade, il retrouve le ternaire tout entier. C'est ce que nos théologiens appellent la circum-insession des personnes divines. Zoroastre renferme dans cette multiplication de la triade par elle-même la raison absolue du nombre neuf et la clef universelle de tous les nombres et de toutes les formes. Ce que nous appelons les trois personnes divines, Zoroastre le nomme les trois profondeurs. La profondeur première ou paternelle est la source de la foi; la seconde ou celle du Verbe est la source de la vérité; la troisième ou l'action créatrice est la source d'amour.

Sur cette échelle de neuf degrés, Zoroastre établit la hiérarchie céleste et toutes les harmonies de la nature. Il compte par trois [57] toutes les choses qui émanent de l'idée, par quatre tout ce qui se rattache à la forme, ce qui lui donne le nombre sept pour type de la création. Ici finit l'initiation première, et commencent les hypothèses de l'école; les nombres se personnifient, les idées prennent des emblèmes qui plus tard deviendront des idoles. Voici venir les Synochées, les Télétarques et les Pères, serviteurs de la triple Hécate, puis les trois Amilictes, et les trois visages d'Hypézocos; puis les anges, puis les démons, puis les âmes humaines. Les astres sont les images et les reflets des splendeurs intellectuelles, et notre soleil est l'emblème d'un soleil de vérité, ombre lui-même de cette source première d'où jaillissent toutes les splendeurs. C'est pour cela que les disciples de Zoroastre saluaient le lever du jour, et passaient parmi les barbares pour des adorateurs du soleil.

Tels étaient les dogmes des mages, mais ils possédaient, en outre, des secrets qui les rendaient maîtres des puissances occultes de la nature. Ces secrets, dont l'ensemble pourrait s'appeler une pyrotechnie transcendentale, se rattachaient tous à la science profonde et au gouvernement du feu. Il est certain que les mages connaissaient l'électricité, et avaient des moyens de la produire et de la diriger qui nous sont encore inconnus.

Numa, qui étudia leurs rites et fut initié à leurs mystères, possédait, au dire de Lucius Pison, l'art de former et de diriger la foudre. Ce secret sacerdotal dont l'initiateur romain voulait faire l'apanage des souverains de Rome, fut perdu par Tullus Hostilius qui dirigea mal la décharge électrique et fut foudroyé. Pline rapporte ces faits comme une ancienne tradition étrusque 2, et raconte que Numa se servit avec succès de sa batterie foudroyante contre un monstre nommé Volta, qui désolait les campagnes de Rome. Ne croirait-on pas, en lisant cette révélation, que notre physicien Volta est un mythe, et que le nom des piles voltaïques remonte au siècle de Numa ??

Tous les symboles assyriens se rapportent à cette science du feu qui était le grand arcane des mages; partout nous retrouvons l'enchanteur qui perce le lion et qui manie les serpents. Le lion c'est le feu céleste, les serpents sont les courants électriques et magnétiques de la terre. C'est à ce grand secret des mages qu'il faut rapporter toutes les merveilles de la magie hermétique, dont les traditions disent encore que le secret du grand oeuvre consiste dans le gouvernement du feu.

La puissance magique s'étend plus loin, mais il ne s'agit pas seulement du prétendu fluide magnétique. C'est la lumière astrale tout entière, c'est l'élément de l'électricité et de la foudre, qui peut être mise au service de la volonté humaine; et que faut-il faire pour acquérir cette formidable puissance? Zoroastre vient de nous le le dire: il faut connaître ces lois mystérieuses de l'équilibre qui asservissent à l'empire du bien les puissances mêmes du mal; il faut avoir purifié son corps par les saintes épreuves, lutté contre les fantômes de l'hallucination et saisi corps à corps la lumière, comme Jacob dans sa lutte avec l'ange; il faut avoir dompté ces chiens fantastiques qui aboient dans les rêves; il faut, en un mot, pour nous servir de l'expression si énergique de l'oracle, avoir entendu parler la lumière. Alors on est maître, alors on peut la diriger, comme Numa, contre les ennemis des saints mystères; mais si l'on n'est pas parfaitement pur, si la domination de quelque passion animale vous soumet encore aux fatalités des tempêtes de la vie, on se brûle aux feux qu'on allume, on est la proie du serpent qu'on déchaîne, et l'on périra foudroyé comme Tullus Hostilius.

Il n'est pas conforme aux lois de la nature que l'homme puisse être dévoré par les bêtes sauvages. Dieu l'a armé de puissance pour leur résister; il peut les fasciner du regard, les gourmander avec la voix, les arrêter d'un signe,... et nous voyons, en effet, que les animaux les plus féroces redoutent la fixité du regard de l'homme, et semblent tressaillir à sa voix. Les projections de la lumière astrale les paralysent et les frappent de crainte. Lorsque Daniel fut accusé de fausse magie et d'imposture, le roi de Babylone le soumit, ainsi que ses accusateurs, à l'épreuve des lions. Les animaux n'attaquent jamais que ceux qui les craignent ou ceux dont eux-mêmes ils ont peur. Un homme intrépide et désarmé ferait certainement reculer un tigre par le magnétisme de son regard.

Les mages se servaient de cet empire, et les souverains de l'Assyrie avaient dans leurs jardins des tigres soumis, des léopards dociles et des lions apprivoisés. On en nourrissait d'autres dans les souterrains des temples pour servir aux épreuves de l'initiation. Les bas-reliefs symboliques en font foi; ce ne sont que luttes d'hommes et d'animaux, et toujours on voit l'adepte couvert du vêtement sacerdotal les dominer du regard et les arrêter d'un geste de la main. Plusieurs de ces représentations sont symboliques sans doute, quand les animaux reproduisent quelques-unes des formes du sphinx; mais il en est d'autres où l'animal est représenté au naturel et où le combat semble être la théorie d'un véritable enchantement.

La magie est une science dont on ne peut abuser sans la perdre et sans se perdre soi-même. Les souverains et les prêtres du monde assyrien étaient trop grands pour ne pas être exposés à se briser si jamais ils tombaient; ils devinrent orgueilleux et ils tombèrent. La grande époque magique de la Chaldée est antérieure aux règnes de Sémiramis et de Ninus. A cette époque déjà la religion se matérialise et l'idolâtrie commence à triompher. Le culte d'Astarté succède à celui de la Vénus céleste, la royauté se fait adorer sous les noms de Baal et de Bel ou Bélus. Sémiramis abaisse la religion au-dessous de la politique et des conquêtes, et remplace les vieux temples mystérieux par de fastueux et indiscrets monuments; l'idée magique toutefois domine encore les sciences et les arts, et imprime aux merveilleuses constructions de cette époque un caractère inimitable de force et de grandeur.
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Mitra
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MessagePosté le: Dim 20 Fév - 10:51 (2011)    Sujet du message: L'histoire de la magie Répondre en citant

La Magie en Egypte - ou L' Hermétisme

C'est en Égypte que la magie se complète comme science universelle et se formule en dogme.
Résumé de toutes les doctrines du vieux monde les quelques sentences gravées sur une pierre précieuse par Hermès et connues sous le nom de table d'émeraude. Sans rentrre dans le detail de l' hermetisme, on peut toutefois resumer les apports de cette magie :

l'unité de l'être et l'unité des harmonies, soit ascendantes, soit descendantes, l'échelle progressive et proportionnelle du Verbe; la loi immuable de l'équilibre et le progrès proportionnel des analogies universelles, le rapport de l'idée au Verbe donnant la mesure du rapport entre le créateur et le créé; les mathématiques nécessaires de l'infini, prouvées par les mesures d'un seul coin du fini, le principe universel du Telesma du monde.

La table d'émeraude, c'est toute la magie en une seule page.

Les autres ouvrages attribués à Hermès, tels que le Pymandre, l'Asclepius, la Minerve du monde, etc., sont regardés généralement par les critiques comme des productions de l'école d'Alexandrie. Ils n'en contiennent pas moins les traditions hermétiques conservées dans les sanctuaires de la théurgie.

L' Egypte : un livre d' histoire ouvert !

Les ruines de l'Égypte sont comme des pages éparses avec lesquelles on peut encore, en les rassemblant, reconstruire le livre entier, livre prodigieux dont les grandes lettres étaient des temples, dont les phrases étaient des Cités toutes ponctuées d'obélisques et de sphinx!

La division même de l'Égypte était une synthèse magique; les noms de ses provinces correspondaient aux figures des nombres sacrés: le royaume de Sésostris se divisait en trois parties: la haute Égypte ou la Thébaïde, figure du monde céleste et patrie des extases; la basse Égypte, symbole de la terre; et l'Égypte moyenne ou centrale, pays de la science et des hautes initiations. Chacune de ces trois parties était divisée en dix provinces appelées nomes, et placées sous la protection spéciale d'un dieu. Ces dieux, au nombre de trente, groupés trois par trois, exprimaient symboliquement toutes les conceptions du ternaire dans la décade, c'est-à-dire la triple signification naturelle, philosophique et religieuse des idées absolues attachées primitivement aux nombres. Ainsi, la triple unité ou le ternaire originel, le triple binaire ou le mirage du triangle, qui forme l'étoile de Salomon; le triple ternaire ou l'idée tout entière sous chacun de ses trois termes; le triple quaternaire, c'est-à-dire le nombre cyclique des révolutions astrales, etc. La géographie de l'Égypte, sous Sésostris, est donc un pantacle, c'est-à-dire un résumé symbolique de tout le dogme magique de Zoroastre, retrouvé et formulé d'une manière plus précise par Hermès.

L' Egypte est à l'epoque une berceau , un creuset pour former des scinetifiques et des magiciens.L'art sacerdotal et l'art royal y formèrent des adeptes par l'initiation, et l'initiation ne se renferma pas dans les limites égoïstes des castes (à la difference de l' Inde). On vit un esclave hébreu s'initier lui-même et parvenir au rang de premier ministre, et peut-être de grand hiérophante, car il épousa la fille d'un prêtre égyptien.
La science hiéroglyphique absolue avait pour base un alphabet où tous les dieux étaient des lettres, toutes les lettres des idées, toutes les idées des nombres, tous les nombres des signes parfaits.

Cet alphabet hiéroglyphique dont Moïse fit le grand secret de sa kabbale, et qu'il reprit aux Égyptiens; car, suivant le Sepher Jezirah, il venait d'Abraham: cet alphabet est le fameux livre de Thauth, soupçonné par Court de Gébelin de s'être conservé jusqu'à nos jours sous la forme de ce jeu de cartes bizarres qu'on appelle le tarot. L'alphabet de Thauth n'est l'original de notre tarot que d'une manière détournée. Le tarot que nous avons est d'origine juive et les types des figures ne remontent pas plus haut que le règne de Charles VII...

Moise et la magie Egyptienne

Moïse nous raconte qu'à leur sortie d'Égypte, les Israélites emportèrent les vases sacrés des Égyptiens. Cette histoire est allégorique, et le grand prophète n'eût pas encouragé son peuple au vol. Ces vases sacrés, ce sont les secrets de la science égyptienne que Moïse avait appris à la cour de Pharaon. La Bible elle-même nous apprend que Jannès et Mambrès, les magiciens de Pharaon, c'est-à-dire les grands hiérophantes d'Égypte, accomplirent d'abord, par leur art, des merveilles semblables aux siennes. Ainsi, ils changèrent des baguettes en serpents et des serpents en baguettes, ce qui peut s'expliquer par prestige ou fascination. Ils changèrent l'eau en sang, ils firent paraître instantanément une grande quantité de grenouilles, etc ... Cependant La Magie de Moise fut plus forte et les prêtres egyptiens s'avouèrent vaincus..

La revolte de Moise: Moise formé à l'ecole egyptienne se revolte pour liberer son peuple de l' esclavage ...mais pas seulement !

À cette époque, la vraie science se perdait en Égypte, parce que les prêtres, abusant de la grande confiance du peuple, le laissaient croupir dans une abrutissante idolâtrie; là était le grand écueil de l'ésotérisme. Il fallait voiler au peuple la vérité sans la lui cacher; il fallait empêcher le symbolisme de s'avilir en tombant dans l'absurde; il fallait entretenir dans toute sa dignité et dans toute sa beauté première le voile sacré d'Isis. C'est ce que le sacerdorce égyptien ne sut pas faire. Le Peuple prit pour des réalités vivantes les formes hiéroglyphiques d'Osiris et d'Hermanubis. Osiris devint un boeuf, et le savant Hermès un chien. Osiris, devenu boeuf, se promena bientôt sous les oripeaux du boeuf Apis, et les prêtres n'empêchèrent pas le peuple d'adorer une viande prédestinée à leur cuisine !.

Il était temps de sauver les saintes traditions. Moïse créa un peuple nouveau, et lui défendit sévèrement le culte des images. Malheureusement ce peuple avait déjà vécu avec les idolâtres, et les souvenirs du boeuf Apis le poursuivaient dans le désert. On sait l'histoire du veau d'or, que les enfants d'Israël ont toujours adoré un peu. Moïse, cependant, ne voulut pas livrer à l'oubli les hiéroglyphes sacrés, et il les sanctifia en les consacrant au culte épuré de (son) Dieu.
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MessagePosté le: Dim 20 Fév - 12:03 (2011)    Sujet du message: L'histoire de la magie Répondre en citant

La Magie en grèce - Ou la tentation de la Magie pour la poésie et la Beauté

La Belle Héllén(i)e... Nous touchons à l'époque où les sciences exactes de la magie vont se revêtir de leur forme naturelle: la beauté.
La Magie orientale a enfanté l' homme idéal, cet ombre du Dieu qui se lève dans le ciel en se mirant dans l' océan de l' être.
La Magie apportée en grèce va lui naitre une compagne. La Vénus céleste, Vénus chaste et féconde, la triple mère des trois Grâces, sort à son tour, non plus des eaux dormantes du chaos, mais des ondes vivantes et agitées de la poésie des Héllénes. Le septénaire magique des Chaldéens se change en musique sur les sept cordes de la lyre d'Orphée.

La Nouvelle Thèbes - la nouvelle capitale de la Magie


- la nouvelle Thèbes ( = l'ancienne Athènes)

Amphion bâtit les murs de Thèbes. La savante Thèbes de Cadmus, la ville qui est un pantacle, la cité de l'initiation. C'est Orphée qui a donné la vie aux nombres, c'est Cadmus qui a attaché la pensée aux caractères. L'un a fait un peuple amoureux de toutes les beautés, l'autre a donné à ce peuple une patrie digne de son génie et de ses amours.

Cadmus est un exilé volontaire de la grande Thèbes d'Égypte (probablement il est née en phénicie) . Il apporte en Grèce les lettres primitives et l'harmonie qui les rassemble. Au mouvement de cette harmonie, la ville typique, la ville savante, la nouvelle Thèbes est circulaire et sa citadelle est carrée, elle a sept portes comme le ciel magique et sa légende deviendra bientôt l'épopée de l'occultisme et l'histoire prophétique, du génie humain.

L' histoire d' Orphée:
Dans les traditions de l'ancienne Grèce, nous voyons apparaître Orphée parmi les héros de la toison d'or, ces conquérants primitifs du grand oeuvre. La toison d'or, c'est la dépouille du soleil, c'est la lumière appropriée aux usages de l'homme; c'est le grand secret des oeuvres magiques, c'est l'initiation enfin, que vont chercher en Asie les héros allégoriques de la toison d'or.
Toutes ces allégories mystérieuses, toutes ces traditions savantes sont l'âme de la civilisation en Grèce, mais il ne faut pas chercher l'histoire réelle des héros de ces poèmes ailleurs que dans les transformations du symbolisme oriental apporté en Grèce par des hiérophantes inconnus.

Telle est la sublime mission de la poésie: elle substitue les dieux aux hommes. Ce sont les idées qui élèvent ou qui font tomber les empires. La véritable histoire digne d'intéresser les anciens sages, c'est celle de la lumière toujours victorieuse des ténèbres. Une grande journée de ce soleil se nomme desormais une civilisation.


Prométhée, la toison d'or, la Thébaïde, l'Iliade et l'Odyssée, cinq grandes épopées toutes pleines des grands mystères de la nature et des destinées humaines composent la Bible de l'ancienne Grèce

Par exemple La fable de la toison d'or rattache la magie hermétique aux initiations de la Grèce. Le bélier solaire dont il faut conquérir la toison d'or pour être souverain du monde est la figure du grand oeuvre. Le vaisseau des Argonautes construit avec les planches des chênes prophétiques de Dodone, le vaisseau parlant, c'est la barque des mystères d'Isis, l'arche des semences et de la rénovation, le coffre d'Osiris, l'oeuf de la régénération divine. Jason l'aventurier est l'initiable; ce n'est un héros que par son audace, il a de l'humanité toutes les inconstances et toutes les faiblesses, mais il emmène avec lui les personnifications de toutes les forces. Hercule qui symbolise la force brutale ne doit point concourir à l'oeuvre, il s'égare en chemin à la poursuite de ses indignes amours; les autres arrivent au pays de l'initiation, dans la Colchide, où se conservaient encore quelques-uns des secrets de Zoroastre; mais comment se faire donner la clef de ces mystères? La science est encore une fois trahie par une femme. Médée livre à Jason les arcanes du grand oeuvre, elle livre le royaume et les jours de son père; car c'est une loi fatale du sanctuaire occulte que la révélation des secrets entraîne la mort de celui qui n'a pu les garder.


Dans tous ses mythes, 'antiquité grecque a voulu renfermer l'épopée des sciences occultes.
Après la magie hermétique vient la goétie, parricide, fratricide, infanticide, sacrifiant tout à ses passions et ne jouissant jamais du fruit de ses crimes. Médée trahit son père, comme Cham; assassine son frère, comme Caïn. Elle poignarde ses enfants, elle empoisonne sa rivale et ne recueille que la haine de celui par qui elle voulait être aimée. On peut s'étonner de voir que Jason maître de la toison d'or n'en devienne pas plus sage, mais souvenons-nous qu'il ne doit la découverte de ses secrets qu'à la trahison. Ce n'est pas un adepte comme Orphée, c'est un ravisseur comme Prométhée. Ce qu'il cherche ce n'est pas la science, c'est la puissance et la richesse. Aussi mourra-t-il malheureusement, et les propriétés inspiratrices et souveraines de la toison d'or ne seront-elles jamais comprises que par les disciples d'Orphée.


La magie grecque face au risque de l' anarchie !

Eschyle qui osa mettre en scène les luttes gigantesques, les plaintes surhumaines et les espérances divines de Prométhée, le poète terrible de la famille d'Oedipe, fut accusé d'avoir trahi et profané les mystères, et n'échappa qu'avec peine à une sévère condamnation. Nous ne pouvons maintenant comprendre toute l'étendue de l'attentat du poëte. Son drame était une trilogie, et l'on y voyait toute l'histoire symbolique de Prométhée. Eschyle avait donc osé montrer au peuple assemblé Prométhée délivré par Alcide et renversant Jupiter de son trône. La toute-puissance du génie qui a souffert et la victoire définitive de la patience sur la force: c'était beau sans doute. Mais les multitudes ne pouvaient-elles pas y voir les triomphes futurs de l'impiété et de l'anarchie! Prométhée vainqueur de Jupiter ne pouvait-il pas être pris pour le peuple affranchi un jour de ses prêtres et de ses rois; et reveler au peuple de coupables espérances dans les applaudissements prodigués à l'imprudent révélateur?

Phytagore: «Il n'y a aucun mal qui ne soit préférable à l'anarchie.»
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MessagePosté le: Dim 20 Fév - 12:53 (2011)    Sujet du message: L'histoire de la magie Répondre en citant

Arrow En suivant l' histoire de la Magie , on marche dans les mêmes pas que l'histoire de l' humanité :

Foyer Mesopotamien qui se diffuse à l' Est vers l' Inde et ses castes (episode que j'ai préféré mettre de coté dans un premier temps) , à l' Ouest vers la grande Egypte et ses mystères, ramené vers son foyer d'origine par les judaiques , introduite enfin en Europe via la mythologie Grecque, puis les cultes paiens romains puis chretiens.

Ce periple montre également que Magie, Religion et Histoire sont intimement liées tout au long de l'évolution de l' humanité. Que la Magie est la partie volontairement occultée , voilée de la religion au profit des élites et de son réseau underground de sociétés secrètes et lobbies qui (re) écrivent aussi l' histoire du monde Exclamation

C'est un sujet très puissant et riche et je marque la une pause pour permettre déjà de bien l'assimiler , et de le commenter entre nous Okay
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MessagePosté le: Lun 8 Aoû - 18:46 (2011)    Sujet du message: L'histoire de la magie Répondre en citant

le prototype même du mage est le chaldéen,...en effet l'ésotérisme mésopotamien s'y incarne,...

les chaldéens, les kaldu sont au sens étroit des habitants de la Chaldée régions sumérienne en basse Mésopotamie avec Ur comme ville principale.

Les chaldéens détiennent un prestige énorme du fait qu'ils sont les représentants d'un enseignement sacré

 ils portent l'auréole de l'Antiquité de la tradition sans altération et sans âge encore de nos jours l'idée reste que l'ésotérisme vient des chaldéens

Selon Bérose, prêtre chaldéen arrivé en Grèce en 279 av JC, le savoir des gens de Mésopotamie vient d’une révélation antérieure au déluge

L’initie sont « ceux qui savent » zu en sumérien mudù en akkadiens
Ils se recrutent parmi les grands prêtres (« en » en sumérien et « enum » en akkadiens) ou les grandes prêtresses, les scribes, les devins…

En sommes les secrets concernent les « me « (les forces divine en mésopotamiens) les relations entre le ciel et la terre

l'attention du lecteur doit se portée  sur la Pertinence heuristique des legs portant sur la tradition archaïque

Car ce que nous trouvons pour perpétuer la mémoire des antiques religions de Babylone des mages chaldéen c'est  le nom de

Bel-re-ušu, ce qui signifie « Bel (Marduk) est mon berger  en akkadien

Berose, celui-ci publia une Babylõniaká [« Histoire de Babylone »] (appelée également Chaldaika [« Histoire de la Chaldée »]) à une date comprise entre -290 et -278, pour le compte du roi macédonien-séleucide Antiochos Ier


Mais les quelques fragments attribués à Berose sont passés par les mains de sa

grandeur L'évêque de Césarée qui se définit  lui-même comme censeur et éditeur des archives sacrées des religions d'autrui.

Eusèbe Pamphile de Césarée, en grec ancien Εὐσέϐιος, en latin Eusebius Pamphili (~265– ~340) il fut élu évêque à Césarée de Palestine vers 313.

Son récit est le plus souvent rationnel et précis.

Néanmoins, ce n'est pas un historien objectif : comme il l'indique lui-même, il fait œuvre d'apologiste et de propagande pour le christianisme et il omet certaines informations :

« Mais nous mentionnerons généralement dans cette histoire uniquement les événements qui peuvent être utiles d'abord à nous-mêmes, ensuite à la postérité. » (VIII, 2, 3)

Je vous laisse seuls juges de la pertinence  historiques et de l'objectivité de ce censeur....

Voici comment nous est  légué ces quelques rares fragments  plus que douteux de la littérature sacrée des chaldéens

Or nous savons déjà que l'idée consensuelle perçoit les chaldéens comme étant porteurs de l'archaïque ou sapience.

....
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alamata


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MessagePosté le: Lun 8 Aoû - 18:56 (2011)    Sujet du message: L'histoire de la magie Répondre en citant

  .....


 
Citation:
En suivant l' histoire de la Magie , on marche dans les mêmes pas que l'histoire de l' humanité





Okay

.....


L'histoire des religions, la mythologie comparée sont a mon sens des fils conducteur a prendre très au sérieux,...




....
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Mitra
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MessagePosté le: Lun 8 Aoû - 19:52 (2011)    Sujet du message: L'histoire de la magie Répondre en citant

Oui tout a fait d'accord pour situer le foyer originel, les maitres de la magie dans la partie sud sumérienne.

Si ça vous intéresse la liste des ME est connu (kramer les a listé a partir de plusieurs textes sumeriens) on peut le faire aussi à partir du corpus en ligne de la litterature sumérienne. De mémoire c'ets une cinquantaine d' attributs , dont certains temoignent d'origines primitives.

Dans les textes sumeriens , je ressents les premiers sumériens déjà porteur d'une ancienne tradition. Eux même font références a des anciens dieux, des dieux des montagnes etc...
L'origine de dieu pourtant essentiel pour eux comme Enki et Inana semblent remonter encore plus loin que leur implantation en mésopotamie

Certains textes (desolé je n'ai plus noté) parlent de stèles ecrites avant le deluge , que eux même ont du mal a decrire et qualifie de "charabia" (enfin l'equivalent du mot en sumérien)
Le deluge il le localise a shurrapak (une de leur ville du sud) et comme vous savez probablement la plus vieille version et temoignage ecrit du déluge est sumérienne.

En terme de comparaison , je ne sais comment positionner Sumer par rapport à l'Egypte. Leurs traditions magiques me semblent plus ancienne que celles de l' egypte. mais sans certitude.
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MessagePosté le: Lun 8 Aoû - 20:37 (2011)    Sujet du message: L'histoire de la magie Répondre en citant

recontextualisons,...

Magie et Kabbale,...

imaginons La voir naître parmi les nomades adorateurs des astres de l'antique Chaldée,  parmi les troupeaux ...

la tribu nomade qui était connue sous le non de juif vient d’Ur, cette grande ville lunaire transmettait un grand enseignement sur l’eau et la lune par le culte de cet être étrange Ea, l’homme poisson divin qui « écrivit un livre sur l’origine des choses et les débuts de la civilisation et le donna à l’homme »

ce livre donnait  probablement les récits du déluge et de la tour de Babel.

Ea ou  Oannes comme les grecs l’appelèrent par la suite « passait la journée entière parmi les hommes sans prendre de nourriture et il leur donnait un aperçu des lettres, des sciences et de chaque sorte d’art.
Il leur apprenait comment fonder des villes, construire des temples, promulguer des lois et mesurer la terre ; il leur montrait comment semer les graines et ramasser les récoltes, bref  il les instruisait en toute chose qui adouci les mœurs et bâtit la civilisation puis lorsque que le soleil baissait a l’horizon ce monstrueux Oannes replongeait dans la mer et passait la nuit au milieu des vagues infinies car il était amphibie. »

Ea était à l’évidence ce que la tradition ésotérique appelle Manu ou  guide et civilisateur d’une ancienne race

De génération en génération, nous suivons les relations des princes d'Israël avec les prêtres rois de l'Égypte.
Abraham et Jacob s'y rendait ;
 
Il ya 4500 ans, 2500 ans avant notre ère, lors des règnes des derniers pharaons de la IX dynastie, l’Egypte comptait déjà quinze dynasties royales et plusieurs forme religieuses lorsque sous Tamaos (2200 av JC) une horde de pasteurs refouler d’orient en occident par quelques grands mouvement migrateurs en Assyrie fit la conquête du Delta et de la moyenne Egypte
Leur rois constituèrent la XVII dynastie dite des « hyksos »
Se fixèrent a Memphis et fortifièrent l’entrée du Delta en la place d’Avaris, future Péluse, il semblerait que ce fut d’un de ces souverains que le Joseph biblique a été ministre
Ils furent chasse vers l’an 1700 avant JC par Amosis
Amosis le liberateur, puis Thoutmes 1, la régente hashepsout, touthmes III et enfin Amenophis III

Cette période de l’Egypte , en tant que brillante civilisation se maintiendra jusqu’a la XIX dynastie (1462-1288)

C’est ici que nous retrouvons les Israelites traites comme esclaves, s’étant répandus en grand nombre dans la basse Egypte bien après leur exode de l’antique Chaldée avec le « légendaire » Abraham pour conducteur.

Les hébreux seraient de manières plausibles les descendants des conquérants venus de Chaldée et qui donnèrent la victorieuse dynastie des « Hyksos »

Le livre de l’exode reposant sur un fait « banal » a savoir la révolte de prolétaires et d’esclaves est un vaste récit allégorique et moral base sur cette révolte.

Contrairement aux égyptiens qui adoraient le bœuf, apis, le hébreux «  sacrifiaient et faisaient bruler la vache rousse, dont les cendres mélangées avec de l’eau servait aux expiations. »

Joseph et Moïse furent donc intimement associés avec la cour des adeptes royaux
Quand nous lisons que Salomon demande à Hiram ,au roi de Tyr ,des hommes et des matériaux pour l'aider à bâtir son temple. Nous savons que les célèbres mystères tyrien doivent avoir profondément influencé l'ésotérisme hébreu.
Le second livre des chroniques raconte la construction du grand temple de Salomon qui fut bâti avec l’aide d’Hiram, lequel avait déjà aidé David

Le temple fut construit sur des cotes très compliquée et très précises lors d’un grand rituel lunaire de mesurage et au milieu était place l’arche d’alliance.

L’arche est un grand symbole lunaire et solaire et les origines premières de ce culte peuvent être retrouvées dans l’histoire de l’arche de Noé qui fut construite lui aussi selon de cotes bien précises, et dans l’histoire de Jonas et de la baleine.

Dès la sortie d'Égypte  « le culte du dieu d'Israël ne forme qu'un tout »…

Or les recherches historiques, nous montrent de nombreux docteurs juifs palestiniens en relation de sympathie avec les idées de sectes étrangères d'Israël. Et les peuples le tel que les sémites, les Ophites, les Naasseniens, les caïnites, esseniens, ebionites, perateens, sethiens,.

un mouvement syncrétiste se posant comme une révélation et ésotériquement, une gnose (manda est symbole de gnosis,) apportée par un dieu nomme  ado=seigneur
en ce nom nous retrouvons le radical ayant présidé à la formation de nombreux noms divin de ces régions ado, ada adonai  et Adonis Adam atem atoum…

Toutes ces sectes pré gnostiques d'avant notre ère attendent l'être mystérieux qui descendra du ciel et il s'incarnera sous une forme humaine pour disperser les démons purifiés la paix et les hommes ; et conduira ceux-ci aux au séjour des âmes bienheureuses dans la demeure du père.



Ce que nous pouvons dire des esséniens plus particulièrement est que ces derniers vivaient en communauté en des demeures conventionnelles, fermées aux profanes et dirigées par un supérieur dont l’autorité ne se discutait pas.

On pouvait y distinguer  quatre classes :
Les enfants, nés dans la communauté, recueillis ou adoptes
Les novices divisées en deux classe dont la passage se marquait par une cérémonie baptismale rituelle à bain total
Les frères qui étaient absolument séparé des précédents

La qualité d’esséniens s’acquérait par des rites caractéristiques

L’initie prêtait un serment impliquant l’adoration de Dieu, les devoirs envers les autres hommes, l’observation de l’équité en toutes circonstances, l’interdiction d’émettre de jugement téméraires l’obligation de ne jamais participer a des acte de brigandages
L’initie recevait alors une robe bleue, une ceinture  rituelle et une hachette


Une discipline très sévère réglait la vie de tous, la vie des esséniens impliquait l’abandon de tous les biens au sein de la communauté
Les esséniens emportaient des armes durant leur voyage et combattirent avec une tres grande vaillance a la guerre juive qui éclata en 66

Nous savons cependant que les esséniens disposaient d'une littérature à la fois magique et angéologique .

La découverte des vestiges littéraires de la secte d’ Qumran, nous révèle que ses adeptes était assez réceptifs a ce genre d’idées et possédaient l’original du livre d’Enoch en hébreu et en araméen bien que selon toute vraisemblance y ait été édifié durant la période précédant la rupture entre les pharisiens et les membres de la tradition proche de celle du livre …


c’est en cette Judée donc, berceau spirituels des grandes religions de l'humanité à l'ombre fraîche de ses oliviers et de ses figuiers, de ces citronniers, près de ces sources limpides, sur des rochers élevés, sous le vol de la tourterelle, au son languissant de la harpe, que les prophètes, rêveurs solitaires, trop sensibles à la misère humaine, étaient de temps en temps saisis d'une trance soudaine et profonde ; ainsi sous l'emprise pénétrante de visions suscitées dans une atmosphère vive et légère, ensoleillée, entourés par les fleurs des champs, c’est là que les prophètes mus par une volonté invincible allaient sans hésitation ordonner de rejeter l'idole abjecte et de se tourner vers l'unité suprême qui englobe et régit l'univers…

nous savons qu’en marche de la Torah ou version officielle de la loi s'est développé une version secrète, et ésotérique raison d'être de ces sectes.



La loi primitive n'était pas seulement un livre sacré où les fidèles trouvaient avec les éléments de sa religion et les prescriptions religieuses, rituelles et morales mais en même temps un code civil et criminel dont les législateurs d'Israël tire les maximes et les décrets réglant les rapports des membres de la communauté profane…

Quand nous lisons que l'enfance de Daniel s'est passée dans les allées de Babylone nous savons que la sagesse des mages doit avoir été accessible aux illuminés hébraïques.
Après la captivité de Babylone la vie du peuple a changée, évoluée…
Esdras vient de rénover les textes sacrés et on constate sans oser l'avouer que ces textes pris en leur sens littéral ont pour une vie pastorale primitive ne suffisent plus à régir la vie entière surtout spirituelle du peuple juif.

Il est à remarquer, qu'il est force d'admettre que le peuple hébreu 

a rapporté de Babylone une part non négligeable de la Kabbale…
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alamata


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MessagePosté le: Lun 8 Aoû - 20:48 (2011)    Sujet du message: L'histoire de la magie Répondre en citant

...

Un texte Mésopotamie datant de 2800 avant Jésus-Christ environ marque bien la différence entre la civilisation d'un babylonien et la culture d'un hébreu

« Ces nomades de l'Ouest qui occupent la steppe ignorent céréales maisons et cités, mangeurs de viande crue, inéducables, ingouvernables et qui une fois mort ne sont même pas ensevelis selon les rites «

Si nous allons un peu plus avant dans nos investigations, qui se tournent naturellement vers le « culte  initial » du peuple hébreu, qui est également communs a tous les peuples de la terre de Canaan ; se terme recouvrant tout le territoire de la Palestine et de l’ancienne Phénicie, nous pouvons découvrir trois types de « rituels » particuliers :

Les prostitutions sacrées
Le culte des pierres levées
Les sacrifices humains



 Etendons nous un peu plus longuement sur ce « culte initial » du peuple hébreu

Les prostitutions sacrées

« Roboam, fils de Salomon régna sur Judas,…Sa mère se nommait Naama, elle était ammonite. » (I Rois, XIV, 21-24)

il est a remarque que naama signifie « chérie », ce nom était a l’origine celui d’une divinité cananéenne,
 « il devint avec le temps la « démone »sœur de Lilith » »

« Le Royaume de Juda fit ce qui est mal au yeux de l’Eternel,…,ils se bâtirent, eux aussi, et plus que ne l’avaient fait leur pères des hauts lieux avec des statues et des idoles,… , il y eu même des prostitués dans le pays » (I ROIs, XIV, 21-24)

Il est a remarquer que prostitués est au masculin pluriel car ils existaient  de prostitués des deux sexes. Ces prostitués hommes étaient les kedeschim et des prostituées femmes dites kedeschoth.

Leurs logements que détruisit le roi Josias devaient être ceux que Salomon avait fait construire (I Roi, VI, 5) Ils consistaient en trois étages d’appartements, adossés aux murailles du Temple, et en chambres disposées autour de l’enceinte du saint et de l’oracle, le produit de « ce culte » un peu particulier allait grossir le trésor du Temple, nommé Korban, qui est la déformation d’un mot araméen signifiant entrailles, intestins, il s’agissait la d’un surnom injurieux à l’égard ders origines de ce trésor, de nos jour on donne en hébreu la signification de sacrifice

Kedeschim et kedeschoth reprirent rapidement leurs « fonctions » sous les regnes des successeurs de Josias, notamment ceux fort long de Manassé et d’Amon, adorateurs de Baal et d’astarte-isthar

Les prostitues et les prostituées auxquels sont attache non seulement un culte régulier, et également des prostitutions populaires constituant une sorte de sexualité promiscuitaure a certaines fête saisonnières, orgies rituelles associées donc a des formes particulières du culte probablement agraire et saisonnières
Qui se pertetuerent malgre la severite de la reorganisation religieuse organisée par Zorababel

Ainsi donc, un demi siècles avant le christianisme, Israël connaissait encore fort bien les rites des veilles religions cananéennes mais il est a noter qu’au dela de la banal orgies, il y avait autre chose, …
Un véritable culte de forme sexuelle

Le culte des pierres levées

Les Menhirs, pierre verticales que les sémites nommaient Beth- el « maison divine » et les dolmens, disposés en cercle qu’ils nommaient particulièrement guilgal ou guilgala c'est-à-dire cercle faisait partie du culte primitif des peuples de Canaan. Ce rite est fort ancien, il s’apparente  a l’érection des tumulii que tous les peuples érigèrent en Asie comme en Europe en Amérique comme en Asie, ce culte des pierres levées dura jusqu’à la destruction de Jérusalem par les Chaldéens.

Obélisques , colonnes du temple de Salomon, menhirs , tumulii ne sont en fait que des point de repérages d’un lieu éminemment occulte car sacralise par des sacrifices initiaux, le sang des victimes ayant censé  vitaliser le lieux.

La géographie religieuse de l’ancien testament nous confirme avec tous ces « Ball-Ath, Ball-berith, Baal-gad, Baal-Hamon, Baal-hermon, Baal-Meon, Baal-Peratsim, … que tous les « baal » ne sont rien d’autre qu’un maitre local, lié a un lieu donné, croyance que l’on retrouve partout dans le monde

Les sacrifices humains


Tous les peuples sans exceptions ont connu les sacrifices humains, en Europe, en Asie, en Amérique, en Océanie

Le plus ancien sacrifice humain connue en cette tradition est purement légendaire, mais tel quel, il souligne une mentalité, une croyance, un usage en dérivant
            
« Au bout de quelque temps, Cain fit a l’Eternel une offrande des fruits de la terre. Et Abel, de son cote, en fit une des premiers nés de son troupeau et de leur graisse. L’Eternel porta un regard  favorable sur abel et sur son offrande, mais ne porta pas un regard favorable sur Cain et sur la sienne »   

            D’où le meurtre d’Abel par son frère Caïn
Conclusion, l’Eternel préférerait les sacrifices sanglants et n’appréciait pas celui des légumes

Les hommes de ces époques, ayant a résoudre de périlleux et parfois terribles problèmes vitaux, préféraient la chair a l’esprit, se souvenant que les dieux inferieurs étaient plutôt carnivore que végétariens

Lorsque Dieu demande a Abraham d’offrir en sacrifice igné ce fils tant attendu celui-ci n’hésita pas un instant, ce qui prouve que la chose est habituelle, nous avons la possibilité d’affirmer que les sacrifices humains et l’infanticide rituel étaient choses admises, prônée, et admirée dans le paganisme initial des hébreux

Toutefois, ce sera bien plus tard et après la captivité de Babylone, que les scribes relateront que ces sacrifices étaient par erreur offerts en l’honneur de l’eternel.

Le psaumes CVI nous révèle la vérité : «  ils servirent leurs idoles qui furent pour eux des pièges. Ils leur sacrifièrent leurs fils et leurs filles, il répandirent le sang innocent, celui de leurs fils et de leurs filles qu’ils sacrifièrent aux idoles de Canaan. » (Psaumes CVI,36-38)


Or les Dieux de Canaan avaient nom, Yam, El, Kashir, les déesses étaient Anat, Astarte et Asherat…

Et ceci continuera jusqu’au départ pour la captivité de Babylone, après Baal c’était a Moloch que l’on sacrifiait les enfants

« Ils ont bâti des haut lieux a Baal dans la vallée de Ben-Hinnom, pour faire des offrande a Moloch de leurs fils et leurs filles (Jeremie, Xxiii, 35)

Nous sommes la en 599 avant notre ère, Jérusalem est détruite , le Temple rasé, et tout Israël amené en captivité a Babylone.

Il y a quinze siècles que les durent les holocaustes
 
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alamata


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MessagePosté le: Lun 8 Aoû - 21:18 (2011)    Sujet du message: L'histoire de la magie Répondre en citant

...
Citation:

En terme de comparaison , je ne sais comment positionner Sumer par rapport à l'Egypte. Leurs traditions magiques me semblent plus ancienne que celles de l' egypte. mais sans certitude.
...

en terme de comparaison,...

par exemples,...

chez les sumériens le roi, à la différence de l’Egypte ne semble pas initié…

Contrairement aux égyptiens qui adoraient le bœuf, apis, le hébreux «  sacrifiaient et faisaient bruler la vache rousse, dont les cendres mélangées avec de l’eau servait aux expiations.

il est a remarquer qu'au IV millenaire, les contacts avec la civilisations sumerienne provoque une véritable mutation chez les cultures néolithiques qui avaient continués a se developper sans modifications profondes , cela pendant plsu de 2000 ans avant la formation du "Royaume Uni"

a remarquer que l’écriture y apparait brusquement et cela sans antécédents,...au debut de la premiere dynastie ( -3000)

Mais c'est la Religion et surtout le dogme de la divinité du pharaon
qui a modeler la structure tout entière de la civilisation égyptienne

...
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Mitra
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MessagePosté le: Mar 9 Aoû - 10:09 (2011)    Sujet du message: L'histoire de la magie Répondre en citant

[quote="alamata"]...
Citation:


a remarquer que l’écriture y apparait brusquement et cela sans antécédents,...au debut de la premiere dynastie ( -3000)


Ce n'est pas le cas : http://histoiresecrete.leforum.eu/t153-Egypte-Les-hieroglyphes-predynastiqu…

et de toute façon , en règle générale une ecriture n'apparait jamais brusquement . Parce qu'une ecriture est l' aboutissement d'une organisation humaine et non le départ. D' ou abord les stades proto ecritures , choix des symboles, etc... Si on retrouve dans une zone , une écriture aboutie sans ces phases , c'est qu'il reste beaucoup a chercher au niveau archéologique Exclamation
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MessagePosté le: Mar 9 Aoû - 10:54 (2011)    Sujet du message: L'histoire de la magie Répondre en citant

...


 
Citation:
et de toute façon , en règle générale une ecriture n'apparait jamais brusquement . Parce qu'une ecriture est l' aboutissement d'une organisation humaine et non le départ. D' ou abord les stades proto ecritures , choix des symboles, etc


...

entièrement d'accord avec toi,...

ma volonte etait de permettre d'imaginer le choc, la mutation engendrée par le contact


merci d'avoir corrige cette lacune,... Okay
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Mariia


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MessagePosté le: Jeu 30 Oct - 02:43 (2014)    Sujet du message: L'histoire de la magie Répondre en citant

La puissance magique s'étend plus loin, mais il ne s'agit pas seulement du prétendu fluide magnétique. C'est la lumière astrale tout entière, c'est l'élément de l'électricité et de la foudre, qui peut être mise au service de la volonté humaine; et que faut-il faire pour acquérir cette formidable puissance? Zoroastre vient de nous le le dire: il faut connaître ces lois mystérieuses de l'équilibre qui asservissent à l'empire du bien les puissances mêmes du mal; il faut avoir purifié son corps par les saintes épreuves, lutté contre les fantômes de l'hallucination et saisi corps à corps la lumière, comme Jacob dans sa lutte avec l'ange; il faut avoir dompté ces chiens fantastiques qui aboient dans les rêves; il faut, en un mot, pour nous servir de l'expression si énergique de l'oracle, avoir entendu parler la lumière. Alors on est maître, alors on peut la diriger, comme Numa, contre les ennemis des saints mystères; mais si l'on n'est pas parfaitement pur, si la domination de quelque passion animale vous soumet encore aux fatalités des tempêtes de la vie, on se brûle aux feux qu'on allume, on est la proie du serpent qu'on déchaîne, et l'on périra foudroyé comme Tullus Hostilius.

Il n'est pas conforme aux lois de la nature que l'homme puisse être dévoré par les bêtes sauvages. Dieu l'a armé de puissance pour leur résister; il peut les fasciner du regard, les gourmander avec la voix, les arrêter d'un signe,... et nous voyons, en effet, que les animaux les plus féroces redoutent la fixité du regard de l'homme, et semblent tressaillir à sa voix. Les projections de la lumière astrale les paralysent et les frappent de crainte. Lorsque Daniel fut accusé de fausse magie et d'imposture, le roi de Babylone le soumit, ainsi que ses accusateurs, à l'épreuve des lions. Les animaux n'attaquent jamais que ceux qui les craignent ou ceux dont eux-mêmes ils ont peur. Un homme intrépide et désarmé ferait certainement reculer un tigre par le magnétisme de son regard.
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Mitra
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MessagePosté le: Jeu 30 Oct - 03:23 (2014)    Sujet du message: L'histoire de la magie Répondre en citant

Eh oui ce n'est pas pour rien que la magie etait au centre sinon le pouvoir central de nombreuses anciennes civilisations.
L'equivalent de moyens collossaux que nous allouons aujourd'hui aux sciences "high tech" , les anciens eux l' allouaient à l' etude
des capacités psychiques , magiques et spirituelles de l' homme.
Ils avaient une connaissance profonde , empirique et experimentale de ces pouvoirs là.
Ce que nous considerons "paranormal" aujourd'hui , etait en partie leur normalité et croyances.
Changement d'epoques , changement de paradigmes. Gains dans certains domaines mais pertes dans d'autres.
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MessagePosté le: Mar 14 Juil - 03:53 (2015)    Sujet du message: L'histoire de la magie Répondre en citant

  • À quel moment de la Préhistoire la magie apparaît-elle ? Nul ne peut répondre. On peut imaginer qu'il y a eu des rituels magiques lors de la découverte du feu (750 000 ans), ou que l'homme préhistorique, chasseur (125 000 ans), ait orné des cavernes de représentations d'animaux pour multiplier magiquement leur prise80. L'utilisation de l'ocre rouge (280 000 ans) pour les armes, pour les peintures, pour les sépultures est aussi un indice. « L'homme de Néandertal, d'un degré d'évolution antérieur à notre humanité, montre déjà la présence d'un comportement magico-religieux », selon le préhistorien André Leroi-Gourhan81. Il est possible que certains personnages peints de 33 000 à 10 000 ans av. J.-C. soient des « sorciers » (selon l'abbé Breuil), ou des « chamanes » (selon Jean Clottes)82.
  • Toutefois, Marcel Mauss83, Marija Gimbutas et Hiramash56 convergent tous les trois vers l'hypothèse suivante, en tout ou partie appuyée sur des faits chacun de leurs côtés : Il y a plus de 25 000 ans, l'essentiel des sociétés humaines était de nature matriarcale, et les tailles de ces groupes humains ne dépassaient pas trente ou quarante personnes, ce que le cerveau humain peut naturellement supporter et assimiler dans sa vie sociale. Ils s'adonnaient aussi spontanément à la magie que les humains croyaient en une déesse mère qui aurait créé le monde (et non un Dieu), et qui leur fournissait ce dont ils avaient besoin par la magie. Les peintures sur les parois étaient alors des fétiches, ainsi une scène de chasse avait pour but d'attirer le gibier dans la « vraie vie ». Leurs habitats se situant dans des grottes, ils imaginaient que ces cavernes étaient « l'utérus » de la Déesse Mère, au sein de laquelle toute « semence de désir » (en l'occurrence la peinture illustrant le vœu) déposée sur les parois aboutirait nécessairement à la réalisation de ce vœu. Puis, il y a 7 000 ans de cela, pour des raisons encore obscures qu'Hiramash identifie symboliquement au mythe de la victoire d'Horus (patriarcat) contre Seth (matriarcat), l'ensemble des sociétés humaines bascule vers le patriarcat, avec des religions à dieux dominateurs et la conviction intime que l'homme est supérieur à la femme. Des groupes de plus de quarante personnes se forment pour rechercher plus de « grandeur », c'est la naissance des institutions, des églises, des religions et des administrations, dont Hiramash avance qu'elles sont vouées à l'échec en tant que systèmes. Le sens de l'honneur apparaît, les états, les polices et les armées également ainsi que le mythe d'une « tradition magique primordiale » et une propension à l'irrespect de la nature (la Mère primordiale) et à la pollution ; l'ensemble des conséquences évaluées scientifiquement de ce basculement est abordé en anthropologie politique.

La magie occidentale a sans doute pris à d'autres cultures. Les Grecs en étaient conscients, en particulier quand ils disaient qu'Apollonios de Tyane avait « rendu visite aux Mages de Babylone, aux Brahmanes des Indes et aux Gymnosophistes d'Égypte84. »
  • La magie grecque commence peut-être en Crète avec les Dactyles (métallurges), les Courètes (danseurs) (vers 2500 av. J.-C. ?). On connaît des chamans grecs dès 600 av. J.-C.85. Les principaux documents sur la magie antique consistent en papyrus magiques, en tablettes de malédiction et en amulettes. Les esprits ont été marqués par ce passage du Corpus Hermeticum, traité XIX : Asclépius (Ier s.) : « Ce sont des statues pourvues d'une âme, conscientes, pleines de souffle vital, et qui accomplissent une infinité de merveilles, des statues qui connaissent l'avenir et le prédisent par les sorts, l'inspiration prophétique, les songes et bien d'autres méthodes, qui envoient aux hommes les maladies et qui les guérissent, qui donnent, selon nos mérites, la douleur et la joie ». Hérodote condamne les mages, considérant que ces conseillers de palais sont des intrigants et qu'ils se trompent dans leurs interprétations86.
  • La magie est contrôlée politiquement, elle menace l'autorité. À Rome, la Loi des douze tables (450 av. J.-C.) sanctionne quantité d'opérations magiques, en particulier contre les terres d'autrui. L'empereur romain Constant Ier, en 341, interdit la magie, sous peine capitale. L'Église s'inquiète plutôt de paganisme, hérésie, concurrence à la création divine : le concile de Laodicée (Laodicæa ad Lycum), vers 364, dans son 36e canon, interdit aux prêtres de s’occuper de magie et de sorcellerie. L'Église distingue les arts magiques et la magie lors du concile d'Ancyre, en 314. Le Code de Théodose interdit la divination et la magie en 43
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alamata


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MessagePosté le: Mar 8 Déc - 17:13 (2015)    Sujet du message: L'histoire de la magie Répondre en citant

Bonjour .Lionel

À quel moment de la Préhistoire la magie apparaît-elle ?

""Nul ne peut répondre. On peut imaginer qu'il y a eu des rituels magiques lors de la découverte du feu (750 000 ans),
ou que l'homme préhistorique, chasseur (125 000 ans), ait orné des cavernes de représentations d'animaux pour multiplier magiquement leur prise""

Du feu :

il me semble plausible que l'acte de 'creation du feu' est au départ magique plus que technique,...
car a mon humble avis,..
le feu "provenant du ciel" est dompter,...
c'est pour moi apres la domestication du feu que sa relative magie disparu
cette domestication du feu ayant des impacts connus
se transforme donc en acte plus technique

le ciel restant archétypalement parlant le ''faiseur de feu"", l'orage (thor), le masculin


En effet, à l'époque paléolithique, nous sommes donc en présence ici de spécialistes de l'extase dont les expériences oniriques et extatiques spécifiques donnent naissance au « « chamanisme » ».
Leurs archaïsmes est indubitables et solidaire avec les mythes paléanthropiens.

L’univers spirituel  des Paléanthropiens était donc dominé par les rapports d'ordre mystique entre l'homme et l'animal

Ils considèrent les animaux comme semblables aux hommes, mais dotée de pouvoirs surnaturels,
l'homme peut se transformer en animales, et vice versa, les âmes des morts peuvent pénétrer dans les animaux 
il existe des relations mystérieuses entre une personne est un animal individuel

l'animal renaît grâce au seigneur des Fauves où a la force vitale qui réside dans les os ou enfin grâce au fait que les chasseurs lui assuraient une sépulture.

Ces différentes conceptions constituent l’idéologie religieuse spécifique des civilisations de la chasse,

les enterrements ou le corps est orientés vers l'Est marquant l'intention de solidariser le sort de l’âme a la course du  soleil
donc la croyance dans la continuation post-mortem d'une activité particulière est également présent ainsi que la croyance en la réincarnation,…

avec cette perception particulière

La Religions des cavernes

la religion des cavernes, dans cette mouvance diffusée par contacts,
les grottes sont des sanctuaires, l'art pariétal, les peintures se trouvent assez loin voir dans des endroit tres difficlie d’acces 


Pénétrer délibérément le monde souterrain perçu comme  un monde-autre,
aller partout, jusque dans les diverticules les plus reculés n'avait donc rien d'une exploration anodine
mais cela était braver les peurs ancestrales,
partir à la rencontre des esprits que l'on savait y demeurer.

La descente dans les profondeurs des entrailles ténébreuses d’une grotte,
d’un lieu sacre, d’un sanctuaire,
l'étroitesse des passages,
le sentiment d'isolement,
la deprivations sensorielle ainsi que les rites qui les suivent,
la danse rotative et exténuante, les  sons obsessionnels insistants et rythmes,
ces conditions sont autants d’éléments favorisant un état extatique,…

Dans le tres fond de la grotte sanctuaire où le froid, l'humidité, l'obscurité et l'absence de repères sensoriels facilitent
les hallucinations…

…La paroi de la grotte s'animait et les specialiste de l’extase,
les chamans y voyaient des formes animales des esprits puissants de ce monde souterrains,
autre car que l'utilisation de reliefs plus ou moins suggestifs de la paroi est l'une des constantes de l'art des cavernes…
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alamata


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MessagePosté le: Mar 8 Déc - 17:17 (2015)    Sujet du message: L'histoire de la magie Répondre en citant

 """ces cavernes étaient « l'utérus » de la Déesse Mère, au sein de laquelle toute « semence de désir """
 
 entièrement d'accords,...
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 11:15 (2016)    Sujet du message: L'histoire de la magie

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